Afghanistan
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
If God Sent His Angel - Si Dieu envoyait son ange ?
Réalisateur : K.M. Lo
Un groupe de théâtre joue Voyage de deux anges : un vieil ange et un jeune ange voyagent sur terre. Le vieil ange suggère d’aller dans un café. A leur table, un téléphone mobile se met à sonner. Sa riche propriétaire revient et les invite avec empressement à venir chez elle. Mais son mari les traite comme des chiens. Ils sont expédiés dans une petite pièce pour dormir sans dîner. Dans le vieux mur, des briques d’or apparaissent au vieil ange qui les cache. Le lendemain, c’est un pauvre paysan qui les invite et les traite avec grande générosité. La mort vient roder autour de la femme du vieux paysan, mais l’ange convainc le malin de la laisser et de prendre son bétail. Une fois la pièce terminée, le réalisateur perdu dans ses pensées, voit d’autres images. Le jeune ange impétueux se trouve seul et traîne dans les rues, il finit dans un bar où il rencontre un jeune délinquant et sa sur qui le drague et a des rapports sexuels avec lui. Le lendemain le malin rencontre la sur et l’ange. L’histoire tourne mal : hold up, overdose de cocaïne et fantôme ....
K. M. Lo
K.M. Lo est né en 1962 à Singapour. Il débute comme photographe de studio. Il travaille pendant 16 ans comme photographe de mode en Asie et fait de la formation dans de nombreux pays. En 2000, il s’installe au Cambodge et tourne en digital. Il crée le Camp Film Society, ONG qui a pour but d’aider les jeunes du Tiers Monde en leur donnant assistance et conseil en matière d’audiovisuel et de réalisation. Le film Moto Thief tourné avec un budget de 500 dollars est un modèle unique de production cinématographique à petit budget.
Il travaille au développement d’un système qui puisse rapprocher cinéma et vidéo.
• Naître et être différent
KHKESTAR-O-KHAK - Terre et cendres
Réalisateur : Atiq Rahimi
Dastaguir est assis sur le bas côté de la route, son petit fils Yassin à ses côtés. Autour de lui, un paysage afghan désolé - un pont à moitié démoli, une rivière asséchée en contrebas, des montagnes arides au loin, et un long chemin poussiéreux qui mène tout droit vers l’horizon. Ce chemin conduit à une mine, destination redoutée et pourtant ultime de Dastaguir. Il a entrepris ce voyage à contre-coeur pour voir son fils, le père du petit, qui travaille à la mine. Il doit lui annoncer que leur village a été bombardé et toute leur famille tuée. C’est une lourde tâche pour le vieil homme qui est déchiré entre sa propre peine, son insupportable solitude et les codes de l’honneur si profondément ancrés dans l’esprit afghan. Il croise différents étrangers sur sa route : un gardien mal luné dans sa guérite, un marchand philosophe, une mystérieuse femme voilée, et d’autres victimes de cette guerre innommable qui continue ailleurs, hors champ ...
Terre et cendres, adapté par A. Rahimi de son roman éponyme, est une fable sur la perte dévastatrice, la rédemption et la persévérance de l’esprit humain face aux atrocités de la guerre.
Naître et vivre dans un pays en guerre ...
Atiq Rahimi
Atiq Rahimi est né en 1962 à Kaboul en Afghanistan. Il fait ses études au Lycée franco-afghan Estiqlal de Kaboul puis à l’Université (section littérature). En 1984, à cause de la guerre, il quitte son pays pour le Pakistan puis demande et obtient l’asile politique en France où il passe un doctorat de communication audiovisuelle à La Sorbonne.
Il réalise des films documentaires et écrit deux romans. Il est également auteur et metteur en scène de théâtre.
Filmographie sélective
1998 : A chacun son journal
2000 : Zaher Shah, le royaume de l’exil
2001 : Téhéran, 10 secondes après
2001 : Nous avons partagé le pain et le sel
2002 : (A)fghanistan, un état impossible
Bangladesh
• Naître et être différent
DUKHAI
Réalisateur : Morshedul Islam
1970 : Au Bangladesh, Dukhai et sa famille perdent tous leurs biens dans l’effondrement des rives de la rivière. Ils trouvent refuge sur une bande de terre immergée. Comme beaucoup d’autres, Dukhai (le désespéré) vit une existence faite de plaisirs simples et d’amour infini pour sa famille jusqu’au jour où il perd tout.
Un cyclone dévastateur s’abat, tuant des milliers de personnes et parmi elles tous les membres de sa famille. Il est désormais seul. Mais la vie continue. Luttant pour trouver de nouvelles raisons de vivre, Dukhai bâtit sa propre famille. Pendant ce temps le pays tout entier vit dans le chaos : c’est la guerre d’indépendance. Après la naissance de sa fille Shukhai, Dukhai reprend goût à la vie. Le 24 mai 1985, un nouveau cyclone fait des milliers de victimes dont...
Naître et vivre à la merci de catastrophes naturelles.
Morshedul Islam
Morshedul Islam est né en 1958 à Dakkha. Pendant ses études de pharmacie, il s’intéresse au cinéma. Il réalise son premier court métrage Agami en 1982 et contribue à la création du Bangladesh Short Film Forum.
En 1993, il réalise La roue son premier long métrage qui sera primé dans de nombreux festivals.
En 1998 et en 2000, il vient à Vesoul présenter La roue et Dukhai.
Filmographie
1993 : La roue
1996 : Dipu 2
1997 : Dukhai
2001 : Brishti
2004 : The Alienation
Cambodge
• Documentaire
Cambodge-France
OMBRE ET LUMIERE
ou les suppliques des Enfants de la Frontière
Réalisateur : Véronique Decrop
Dans le plus grand camp de réfugiés au monde, Site 2 (200 000 personnes) sur la frontière Thaïlandaise, sont réfugiés des centaines de milliers de Cambodgiens fuyant, en 1979, à la fois les horreurs khmères rouges, la famine et l'occupation vietnamienne.
Les dessins des enfants constituent un fil conducteur, parole muette qui plaide pour la majorité silencieuse des camps.
En vis-à-vis, le Père Ceyrac et quelques autres témoins, acteurs exceptionnels de cette lutte pour la dignité, témoignent du combat ancestral et universel porté par l'être humain entre la vie et la mort, l'ombre et la lumière.
Ce film, primé par la Commission Consultative des Droits de l'Homme, est un témoignage bouleversant qui participe au devoir de mémoire vis-à-vis des victimes innombrables de ces idéologies politiques ou religieuses, toujours aussi meurtrières en ce début de troisième millénaire.
Véronique Decrop
Véronique Decrop a fait ses études aux Beaux Arts de Paris. En 1985, elle s’engage dans l’humanitaire et ouvre une école de dessin dans un camp de réfugiés cambodgiens. Elle écrit un livre Voyage dans les rêves des enfants de la frontière et réalise le documentaire Ombre et Lumière.
En 1993, elle fonde le centre artistique de Battambang au Cambodge.
Cambodge-France
Au pays des sentinelles éternelles
Réalisateur : Nara Keo Kosal
Bertrand Tavernier part au Cambodge tourner Holy Lola, film sur l’adoption d’un enfant à l’étranger. Faire un film sur le film est aujourd’hui chose courante. Confier à un réalisateur également chef opérateur cambodgien d’accompagner Tavernier, redécouvrir ses racines et affronter les fantômes de son histoire personnelle est un plus.
Au pays des sentinelles éternelles c’est d’abord l’histoire d’une rencontre entre un pays, le Cambodge, et le réalisateur Bertrand Tavernier. C’est aussi l’histoire de la rencontre d’artistes, de techniciens cambodgiens et français à travers le tournage du film. C’est bien sûr l’histoire personnelle de Nara Keo Kosal, celle d’un Cambodgien revenant au pays pour y retrouver ses racines, réapprendre le khmer.
Les sentinelles éternelles est le nom que donnent les Cambodgiens aux mines antipersonnelles.
Nara Keo Kosal
Nara Keo Kosal a travaillé comme directeur de la photographie sur de nombreux longs métrages, de Manuel Poirier notamment et de Fleur Albert présenté dans cette même section documentaire. Au pays des sentinelles éternelles est sa première réalisation.
Chine
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
SHIJIE - Le monde
Réalisateur : Jia Zhang-ke
Tao réalise son rêve au World Park où les visiteurs peuvent voir tous les monuments les plus célèbres du monde réunis en un seul endroit dans les environs de Beijing : le Taj Mahal, la Tour Eiffel, la place Saint Marc, Big Ben, les pyramides... La jeune et belle danseuse et ses amis sont chaque jour les protagonistes du spectacle du parc à thèmes. Tao et son petit ami Taisheng, agent de sécurité au parc, sont venus il y a quelques années des provinces du nord à Beijing. Leur relation est maintenant à un tournant. Taisheng est attiré par une dessinatrice de mode, soeur d’un de ses amis. Tao se réfugie dans des rêves infantiles, alors qu’on attend d’elle un comportement de femme adulte. Ses copines danseuses, de leur côté, vivent tous les jours des aventures amoureuses. Xiao wei pense au futur avec Niu son copain irresponsable. Youyou utilise ses aventures sentimentales pour ses ambitions professionnelles.
Tous les gens qui arrivent à Beijing sont pleins d'espoir mais beaucoup n'arrivent pas à trouver de travail. Beaucoup, comme l'ouvrier Erxiao expérimentent une autre dure réalité.
Aussi, même si le microcosme du parc à thèmes vit des instants drôles et magiques, cela changera. Tao et ses amis vivront des mariages, des séparations, la fidélité et la trahison, des joies et des tragédies.
Jia Zhang-kei
Jia Zhang-ke est né en 1970 à Fenyang dans le Shanxi. A 18 ans, il étudie la peinture à Taiyuan. Il écrit un premier roman en 1991. Deux ans plus tard, il est admis à la Beijing Film Academy. En 1995, il fonde The Youth Experimental Film Group , la première organisation de production indépendante en Chine. Il sort diplômé en 1997 et réalise son premier film Xiao Wu..
Filmographie
1997 : Xiao Wu, artisan pickpocket
2000 : Platform
2002 : Plaisirs inconnus
HAO DA YI DUI YANG - Two great sheep
Réalisateur : Liu Hao
Deshan est un vieux paysan vivant aux abords d’un village situé dans une région montagneuse très pauvre. Il cultive le sol aride de ses ancêtres, parvenant à peine à nourrir sa femme. Comme les autres villageois, il a une vie dure mais paisible, jusqu’au moment où le gouvernement fait irruption dans sa vie, tel un dieu maladroit. Un jour, deux moutons d’un race étrangère rare apparaissent sur le seuil de Deshan, mystérieuses et belles créatures mythologiques d’un autre monde venues du ciel, envoyées par les dirigeants de la municipalité afin d’améliorer la vie du vieux paysan et les maigres revenus du village. Ainsi, Deshan devient le sujet de conversation de toute la communauté, l’heureux élu, le garant du village au cur d’or. Mais les moutons capricieux ont besoin d’une nourriture spéciale et de soins particuliers, bien plus que Deshan n’aurait pu envisager pour les enfants qu’il n’a jamais eus.
Suivant le rythme calme des allers et venues de Deshan et de son humeur passant par des hauts et des bas, Deux grands moutons se fraie un chemin dans la mémoire du spectateur. Appuyé par la brillante interprétation de Sun, un nouvel acteur, le film tire sa force des terres arides de la Chine rurale au charme archaïque, parfaitement adaptées à cette histoire amère d’une humanité qui se bat, à la merci de la nature ingrate et d’un gouvernement distant et aveugle.
CHEN MO HE MEITING - Debout
Réalisateur : Liu Hao
Pendant la Révolution culturelle, de très nombreux étudiants et intellectuels furent exilés dans les zones rurales. Un exil-état d’âme que leurs enfants, revenus construire leur vie, portent comme une seconde peau dans un espace urbain global qui ne leur a pas prévu de place. Meiting est coiffeuse-masseuse chez un patron peu enclin à la soutenir. Chen Mo a quitté la campagne et ses parents, espérant vivre mieux à Pékin et surtout gagner suffisamment d’argent pour payer à son frère une opération des yeux.
Le jeune vendeur à la sauvette et la jeune coiffeuse se rencontrent une veille de fêtes de fin d’année. Une étrange relation se noue sur fonds de survie et d’urbanisation anonyme.
Liu Hao parvient à décrire avec justesse et parfois tendresse la vie de ces deux jeunes déracinés dans une mégalopole chinoise où la vie n’est faite souvent que de luttes incessantes pour trouver un toit, un travail, un peu d’amitié ou d’amour.
Liu Hao, avec ce film, a obtenu une mention Forum au Festival de Berlin 2002. Debout a été accueilli très favorablement par la critique lors de sa sortie en France.
Liu Hao
Liu Hao est né en 1969 à Shanghai. Il est diplômé de l’Académie du Film de Beijing et a travaillé comme journaliste reporter à Shanghai et Hong Kong.
Filmographie
2002 : Debout
2004 : Two great sheep
HOUSE OF FLYING DAGGERS
Le secret des poignards volants
Réalisateur : Zhang Yimou
En cette année 859, la Chine est ravagée par les conflits. La dynastie Tang, autrefois prospère, est sur le déclin, et le gouvernement corrompu s’épuise à lutter contre les groupes de rébellion toujours plus nombreux qui se dressent contre lui. La plus puissante de ces armées révolutionnaires et la plus prestigieuse de toutes, est la Maison des poignards volants. Deux capitaines, Leo et Jin sont envoyés pour capturer le mystérieux chef de cette redoutable armée. Ils élaborent un plan : Jin se fera passer pour un combattant solitaire nommé Wind, se portera au secours de la belle révolutionnaire aveugle Mei et la fera sortir de prison. Gagnant ainsi sa confiance, il l’escortera jusqu’au quartier général de la Maison des Poignards volants. Le plan se déroule à la perfection, mais au cours de leur long périple, Jin et Mei tombent amoureux l’un de l’autre. Le danger les guette à chaque pas. Pourtant si leur amour est vraiment pur, pourquoi cachent-ils autant de secrets ?
Le secret des poignards volants est une superbe histoire d’amour sertie dans un film d’action.
Epoustouflante scène de danse par Zhang Ziyi, la nouvelle actrice phare du cinéma chinois déjà héroïne dans Hero de Zhang Yimou et 2046 de Wong Kar-wai.
Zhang Yimou
Zhang Yimou est né à Xian, en Chine, en 1950. Ses études sont interrompues par la Révolution Culturelle. Il est diplômé de l’Académie du Cinéma de Beijing en 1982. Il fait partie des cinéastes de la cinquième génération. Il est engagé au Guanxi Film Studio puis au Xian Film Studio où il travaille comme directeur de la photo avec Chen Kaige. Son premier film en 1987 est Le sorgho rouge avec Gong Li. Depuis, tous ses films ont reçu des récompenses internationales. Il s’intéresse également à l’opéra.
Filmographie
1987 : Le sorgho rouge
1990 : Ju dou
1991 : Epouses et concubines
1992 : Qiu Ju, une femme chinoise
1994 : Vivre
1995 : Shanghai triad
1999 : Pas un de moins
2000 : The road home
Happy times
2003 : Hero
Hong Kong
BAI FA MO NU ZHUAN JIANG-HU
Entre passion et gloire une terrible épopée
Réalisateur : Ronny Yu
Au sommet d’une montagne, Zhuo Yi-hang refuse aux messagers de l’empereur la fleur magique qui lui redonnerait la jeunesse ; il la garde pour Lian, sa bien-aimée. Alors qu’ils étaient enfants, elle l’avait sauvé des loups dans la forêt. Jeune homme, il est devenu un vaillant chevalier, appelé à prendre la succession de son maître à la tête des clans du Wu Dang, tandis qu’elle, surnommée la louve, a été recueillie par les Siamois Mo, bannis du Wu Dang à cause de leur pratique de la magie noire. Ils se sont alors revus et jurés fidélité, décidés à déserter leurs clans pour s’aimer. Mais Zhuo Yi-hang s’est rétracté à la suite d’une ruse des Siamois. Les deux camps sont exterminés. Lian a aidé Zhuo à tuer les Siamois avant de s’enfuir, déçue par sa trahison. Depuis, il attend toujours son improbable retour ...
Histoire d’amour fantastique, Jiang Hu, dont le premier titre était La mariée aux cheveux blancs est un chef d’oeuvre du genre.
Ronny Yu
Ronny Yu est né à Hong Kong. Il fait des études de marketing aux Etats-Unis. En 1979, il rejoint Hong Kong où il est co-réalisateur avec Philip Chan du film The servants. C’est La mariée aux cheveux blancs (Jiang-Hu) qui le fait connaître hors des frontières. Il est tout à la fois réalisateur, acteur, producteur et scénariste.
Filmographie sélective
1979 : The servant
1982 : Postman strikes back
1986 : L’héritier de la vio lence
1997 : Magic warriors
1998 : La fiancée de Chucky
2001 : Le cinquante etunième état
2003 : Freddy Vs Jason
• Naître et être différent
NAN NAN NU NÛ - Le protégé de Mme Qing
Réalisateur : Liu Bingjian
Durant l’hiver 1999, Xiao Bo, jeune homme réservé arrive à Pékin à la recherche d’un travail. Qing Jie, gérante d’une boutique de mode, l’engage et met une chambre à sa disposition. Elle lui présente sa meilleure amie, mais visiblement Bo n’éprouve aucun sentiment pour elle, pas plus que pour d’autres femmes. Il préfère la compagnie de Chong Chong, éditeur d’une revue consacrée aux graffitis et maximes des toilettes publiques. Mme Qing, elle, va quitter son mari pour la jeune femme qu’elle destinait à Xiao Bo.
Bo c’est d’abord un jeune homme qui arrive de la campagne et tente de s’intégrer à la ville. Il apprend à choisir la vie qu’il désire et tout simplement cherche sa place dans la société.
Tourné dans la semi clandestinité, Le protégé de Mme Qing, film sur l’homosexualité qui en Chine est un sujet tabou, est aussi un film sur l’amour au sens large. Liu Bingjian
Naître et être homosexuel homme ou femme dans la Chine d’aujourd’hui
Liu Bingjian
Liu Bingjian est né en 1963. Il est diplômé de l’Académie du film de Pékin et travaille pour la télévision.
Son premier film Yanchuang, Inkstone (1996) évoquait une Chine ancestrale et traditionnelle. Son 3ème film La pleureuse était le film d’ouverture du 9ème FICA de Vesoul en 2003.
• Jeune public
AKA YI GE DOU BU NENG SHAO
Pas un de moins
Réalisateur : Zhang Yimou
Professeur à l’école primaire du petit village chinois de Shuiquan, Gao doit s’absenter durant un mois pour s’occuper de sa mère malade. Le maire parvient avec difficulté à trouver une remplaçante, Wei Minzhi. Mais voilà, Wei n’a que 13 ans ... Pour Gao, elle ne sera jamais capable d’enseigner à des élèves qui ont le même âge qu’elle. Des 40 élèves que comptait la classe au début de l’année, l’effectif est tombé à 28 à la suite à de nombreux départs. Gao avertit Wei : aucun nouvel élève ne doit plus quitter l’école. Elle ne sera payée qu’à cette condition. Chaque jour, Wei fait consciencieusement l’appel et donne à ses élèves des leçons à copier. Du moment qu’ils sont là, peu importe qu’ils apprennent vraiment quelque chose. Elle finit même par passer la journée devant la porte pour s’assurer qu’ils ne s’échappent pas. Parmi ses élèves, Zhang Huike, 10 ans, est un petit garçon intelligent mais indiscipliné qui aime mettre à l’épreuve la patience de Wei. Un beau matin, il ne se présente pas à l’école : les difficultés financières de sa famille l’ont contraint à aller chercher du travail en ville.
Pour être fidèle à sa parole, Wei Minzhi décide de le retrouver et de le ramener en classe.
Zhang Yimou
Zhang Yimou est né à Xian, en Chine, en 1950. Ses études sont interrompues par la Révolution Culturelle. Il est diplômé de l’Académie du Cinéma de Beijing en 1982. Il fait partie des cinéastes de la cinquième génération. Il est engagé au Guanxi Film Studio puis au Xian Film Studio où il travaille comme directeur de la photo avec Chen Kaige. Son premier film en 1987 est Le sorgho rouge avec Gong Li. Depuis, tous ses films ont reçu des récompenses internationales. Il s’intéresse également à l’opéra.
Filmographie
1987 : Le sorgho rouge
1990 : Ju dou
1991 : Epouses et concubines
1992 : Qiu Ju, une femme chinoise
1994 : Vivre
1995 : Shanghai triad
1999 : Pas un de moins
2000 : The road home
Happy times
2003 : Hero
Impressions de montagne et d’eau et autres histoires
La mante religeuse
Réalisateur : Hu Jinquing
Une vorace mante religieuse a décidé de croquer une insouciante cigale. Après bien des ruses, la mante est sur le point d’arriver à ses fins, mais un oiseau veille ... Fier d’avoir mis en échec la mante, ce dernier ne se doute pas qu’une zibeline le convoite à son tour.
L’épouvantail
Réalisateur : Hu Jinquing
Au bord de son étang, un brave éleveur de poissons essaie de se protéger de la gourmandise de deux oiseaux à la fois effrontés et gloutons, qui pillent le fruit de son travail. il construit un épouvantail dont se moquent éperdument les volatiles. Mais auront-ils le dernier mot ?
Les singes qui veulent attraper la lune
Réalisateur : Zhou Keqin
Par une belle nuit claire, des singes essaient d’attraper la lune. Après avoir décidé de grimper les uns sur les autres, ils constatent bien vite qu’ils ne parviendront pas à l’atteindre. c’est alors que l’un d’entre eux, voyant le reflet de l’astre au fond d’un puits, persuade ses amis de la capturer à la surface de l’eau.
Impressions de montagne et d’eau
Réalisateur : Te Wei
Pour le récompenser de lui avoir porté secours sur le chemin vers son village dans les montagnes, un vieux musicien apprend à un tout jeune pêcheur son art du luth. Une profonde amitié naît entre eux, juqu’au jour où le vieil homme, après lui avoir fait don de son propre instrument de musique,
s’évanouit dans le paysage.
• Documentaire
METAMORPHOSIS
Réalisateur : Ling Fei
En Chine, selon les statistiques médicales de l’année 2003, une personne sur 4600 estime avoir des problèmes d’identité sexuelle. Ces quelques 280 000 personnes appréhendent la vie autrement. En 1986, les hôpitaux d’état ont commencé à réaliser des opérations de changement de sexe pour un coût d’environ 30 000 yuans soit 3000 euros . Aujourd’hui, 400 transsexuels se sont déjà fait opérer. Bien qu’ils puissent, munis d’un certificat de l’hôpital, procéder à leur changement d’identité au poste de police, la pression subie dans leur quotidien comme leur drame intérieur sont toujours mal compris de leur entourage.
Metamorphosis décrit le parcours de trois d’entre eux.
Ling Fei aborde ce problème tabou en Chine avec beaucoup de courage.
Il espère à travers ce film amener le public à mieux les comprendre et leur offrir l’aide et le respect qu’ils méritent.
Ling Fei
Ling Fei est né à Beijing en 1953 dans une famille d’intellectuels. Son père est cinéaste, sa mère actrice. Pendant la Révolution Culturelle, il devient ouvrier. En 1988, il est artiste résidant à la Fondation Cartier. Depuis 1990, il vit et travaille à Paris où il exerce son métier de photographe de presse collaborant à différents journaux.
Metamorphosis est son premier film.
Corée du Sud
• Naître et être différent
OASIS
Réalisateur : Lee Chang-dong
Jong Du, délinquant simplet, a passé plusieurs années en prison pour avoir écrasé un homme et pris la fuite. En fait, c’est son frère aîné, Jong Il, qui était responsable. Jong Du désirant rendre visite à la famille du balayeur victime de l’accident fait connaissance avec la fille de celui-ci, Gong Ju,Princesse, qui, bien que paralysée cérébrale, est abandonnée par son frère qui la confie à des voisins.
Fasciné par la jeune handicapée, Jong Du lui rend visite en cachette. Petit à petit, leur tendre complicité se mue en une véritable passion, platonique toutefois. Lorsque cette relation hors norme s’affiche au grand jour, la société ne peut le supporter ...
Plaidoyer pour la différence, Oasis peut être vu comme un film sur les frontières. La frontière entre soi et les autres, entre nous et ceux que nous détestons, ou entre gens normaux et handicapés. Ou encore, la frontière entre un fantasme que l’on appelle l’amour et la réalité de la vie quotidienne, entre un fantasme que l’on appelle un film et la réalité qu’il représente. Lee Chang-dong
Oasis est sorti sur les écrans coréens en août 2002. Il a obtenu un énorme succès public et critique.
Naître handicapé et exister sous le regard des autres ...
Lee Chang-dong
Lee Chang-dong est né en 1954, à Daegu. Diplômé de langue et littérature coréennes en 1980, il publie en 1983 son premier roman The Booty et devient très vite un des écrivains les plus en vue de sa génération. Il débute dans le cinéma en 1993 en travaillant comme scénariste et assistant sur le film To the starry Island de Park Kwang-su, l’un des fondateurs de la nouvelle vague coréenne. Il écrit ensuite le scénario d’un autre film de Park Kwang-su, A single Park. Il passe ensuite à la réalisation. Ses deux premiers films sont sélectionnés et primés dans de nombreux festivals. Il a été ministre de la culture pendant plusieurs mois.
Filmographie
1996 : Green Fish
1999 : Peppermint Candy
• Hommage à Lee Doo-yong
Né à Séoul en 1942, Lee Doo-yong fait des études au Collège Yong San dont il sort diplômé en 1960. Il commence ensuite une carrière dans le cinéma, d’abord en tant qu’assistant réalisateur puis comme réalisateur dès 1969 avec Le Voile de noce perdu, son premier long métrage de fiction. Il compte aujourd’hui plus de 60 films à son actif et est considéré comme l’une des grandes figures du cinéma coréen. Ses films ont été récompensés par de nombreux prix internationaux. Dès 1974, Le Général en habit rouge, un film historique reçoit le prix du meilleur film de l’année au festival de films de Dae Jong. Son film suivant L’officier de police se voit attribuer dans ce même festival le prix du meilleur film de l’année en 1978. En 1981, Pee-Mak, Chaumières de mort, participe au Festival de Venise où il est récompensé. En 1983 avec Mulleya, Mulleya, le rouet histoire cruelle des femmes Lee Doo-yong atteint une reconnaissance internationale unanime. En effet, le film participe non seulement au Festival de Cannes dans la section Un certain regard mais aussi au festival international de Londres. Grâce à ce film, Lee Doo-yong est considéré par le Korea times comme l’un des 10 meilleurs réalisateurs du cinéma coréen des soixante dernières années.En 1985, Le fils aîné est primé au festival de Londres. L’année suivante Lee Doo-yong se voit attribuer le prix du meilleur réalisateur de l’année au Festival Sang Arts en Corée pour Le mûrier. L’Association des Critiques de Cinéma Coréens décerne aussi à ce dernier le prix du meilleur film de l’année . En 1990, Le chemin qui mène à Chongsong reçoit les mêmes récompenses.Parmi les autres films qu’il a réalisés, il faut également citer : Les eunuques, Le dernier témoin, Karma, et récemment L’amour réalisé en 1998 et Arirang son dernier film réalisé en 2002.Après avoir fondé la socité Doo Sung Cinema Corporation et participé à de nombreux comités de sélection, Lee Doo-yong est invité par le Festival de La Rochelle qui lui rend un hommage en 1993, puis en 1994 par le New York Modern Art Gallery qui présente une sélection de ses films. En 1996, il devient Président de l’Association des Réalisateurs Coréens, puis en 2003 et 2004, Président du comité de sélection de remise des prix du Festival de films de Dae Jong.Le Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul lui rend hommage en présentant huit de ses films dont ses deux derniers inédits venus spécialement de Corée.
PEE-MAK - Chaumières de mort
Maître Gang règne sur Soorigol, un village reculé au cur des montagnes où les traditions anciennes ont survécu. Son fils unique tombe mystérieusement malade. Personne ne parvient à le guérir. Un jour, Okhwa une jeune et belle exorciste, arrive et parvient à identifier l’esprit qui hante la maison. Il s’agit du gardien de Pee-mak, trouvé mort il y a 20 ans. A cette époque la belle-sur de Gang, une jeune femme sensible, devint soudain veuve. La tradition lui interdisait de se remarier, mais elle pouvait difficilement contrôler son désir d’amant. Elle s’infligea des châtiments corporels en s’entaillant le corps, jusqu’au jour où elle fut envoyée à demi inconsciente auprès de Samdol, le gardien de Pee-mak pour qu’il la soigne de ses herbes.
MULLEYA, MULLEYA
Le rouet, histoire cruelle des femmes
XVIIe siècle, milieu de la dynastie des Yi. Kil-lye, fille d’une famille noble ruinée, doit épouser symboliquement Kim, à qui elle était promise depuis l’enfance et qui est décédé avant leur mariage. Elle quitte son village natal pour aller vivre sous la surveillance de sa belle-mère qui veille au respect de la tradition. Violée par le frère de sa belle-mère, elle est rejetée par sa belle-famille. Alors qu’elle erre dans la campagne, elle rencontre Yun-bo, le domestique d’une maison voisine, qui prend soin d’elle. Chinsa son patron, séduit par la jeune femme, se bat avec Yun- Bo qui le tue. Le couple s’enfuit...
Le rouet démontre comment les passions humaines, soumises aux conventions et préceptes confucianistes, mènent une femme au désastre. Le langage dramatique du film est en harmonie avec la démonstration de la souffrance. La qualité de la mise en scène et de l’interprétation en font un des films les plus connus du cinéma coréen à l’intérieur com-
me à l’extérieur du pays.
CHANGNAM - Le fils aîné
Cadre dans une importante société d'ordinateurs, Shin Sung-il vit à Séoul avec sa femme qui travaille elle aussi. Il a deux frères et deux soeurs, mais c'est lui l'aîné. Aussi, quand le village de ses vieux parents va être recouvert par les eaux d'un lac artificiel, c'est tout naturellement chez lui que le couple âgé va s'installer. Ils ont toujours vécu simplement à la campagne et ne parviennent pas à s'adapter à leur nouvelle vie citadine. Ils rêvent de voir leurs enfants réunis autour d'eux, mais ceux-ci , pris par leurs occupations, n'ont pas toujours le temps. Shin-Sung-il fait l'acquisition d'un terrain et décide d'y construire une maison pour ses parents. Juste avant d'y emménager, sa mère décède.
Film émouvant sur la famille, mais aussi sur la difficulté à devoir changer de vie alors qu'on est âgé. La piété filiale, valeur fondamentale du confucianisme est un thème très présent dans le cinéma coréen.
PPONG - Le mûrier
A l’époque de l’occupation japonaise, dans les années 20, An-hyop vit dans un petit village reculé de montagne dont l’activité principale est la culture du ver à soie. Son mari, Sambo est un joueur invétéré et se soucie peu de sa famille. Durant ses absences, An-hyop se donne ou se vend pour se procurer un peu d’argent aux hommes du village. Elle est bien sûr détestée par les femmes du village qui voient en elle une dangereuse rivale et veulent la faire partir. Un seul homme n’a jamais reçu ses faveurs : c’est Sam-tol, le domestique de la vieille voisine. Il est très pauvre et aussi stupide que fort. Ne supportant pas d’être constamment rejeté, il décide de se venger ...
Lee Doo-yong a choisi de narrer cette histoire sur un mode comique. Il a tourné deux suites à ce film.
NAESI - Les eunuques
Le film se déroule en 1560, à l’époque de la dynastie Yi. Le roi, bien qu’entouré par de très nombreuses concubines, ne réussit pas à donner la vie au fils qui devra lui succéder un jour. La reine, très dominatrice, choisit pour son fils de nouvelles concubines et parmi elles Chook, fille d’un haut fonctionnaire prêt à sacrifier sa fille à ses ambitions personnelles. Le chef des eunuques est très influent ; c’est lui qui choisit les eunuques chargés de veiller sur les femmes du palais. Le pouvoir ne suffit pas toujours à compenser sa triste condition. Il vient de porter son choix sur So. Il était l’amant de Chook. Le père de cette dernière, ne pouvant supporter la faute de sa fille, a fait castrer So. Les deux amants se retrouvent à la cour du roi. Le roi supporte de moins en moins bien sa mère. Toute une tragédie va se nouer et rien ne sortira des murs du palais.
Superbe film en costumes, Les Eunuques touche à la fois à l’individu et à la raison d’état. L’amour est au centre du film, de Chook et de So, de la reine pour son fils, de la reine pour son amant, du roi pour Chook. La révolte est aussi présente, celle du roi contre sa mère, celle des eunuques et tout spécialement de leur chef.
CHEONGSONGURO KANUNKIL
Le chemin qui mène à Chong song
A l'aube, la porte de la prison s'ouvre pour les prisonniers qui ont fini leurs peines. Personne n'attend Hojuki. Il vient d'achever son 38ème séjour en prison. Il ne sait où aller et se dirige vers un restaurant. S'il ne paie pas, il retournera en prison, et là au moins il sera nourri, pense-t-il. Mais un policier paie pour lui. Il ne regagnera donc pas sa cellule. Il décide alors de voler une chèvre au marché. S'il n'est pas pris et qu'il puisse la revendre, il aura un peu d'argent, sinon il retournera en prison. Il est arrêté et mis sous contrôle judiciaire à Chongsong. Il raconte sa vie au gardien, son premier larcin et les 37 autres qui ont suivi. Condamné à deux ans de prison, peine disproportionnée, il tombe malade. Le directeur de la nouvelle maison d'arrêt qui l'a connu autrefois, prend pitié de lui et lui fait préparer un bon repas pour son soixantième anniversaire.
L’AMOUR
Un vieux couple a maintenant soixante dix ans. Les deux époux ont passé la plupart de leur vie dans la douleur et la souffrance et ont eu 3 fils : l’un d’entre eux a quitté le pays il y a longtemps, l’autre s’est suicidé et le troisième a quitté la maison. Mais ils n’ont jamais eu le moindre regret à leur propos. Le mari était un banal général qui a dédié sa vie à servir loyalement son pays. A la différence de certains généraux entretenant des liens politiques, il fit un choix qui l’entraîna dans une situation de non retour : il ne participa pas au coup d’état. Il perdit sa position et sa pension. La vie les fit sombrer dans la pauvreté, pourtant leur fils ne daigna pas prendre soin de ses parents. Pire encore, l’entreprise de leur fils fit faillite et leur maison fut vendue aux enchères. Les voici devenus sans abri.
Ce film met en évidence l’isolation sociale des citoyens devenus âgés qui en quelques générations passent de la famille traditionnelle à la famille nucléaire. Et c’est là le principal fléau de notre société .
ARIRANG
Cheon Gi-ho est le fils de Cheon Sang Min, un propriétaire pourri et un gredin. Gi-ho tente sans cesse de se rapprocher de Yeong-jin. Gi-ho a été torturé par la police japonaise et en garde des séquelles, il est devenu fou. Les gens du village font d’une certaine façon l’éloge de son comportement bizarre qu’ils aiment bien. Gi-ho fait pression sur M. Choi pour qu’il lui rembourse ses dettes. Les hommes de main de Gi-ho, le gros Duk-bae et le grand Yeong-dal, harcèlent sans cesse M. Choi pour qu’il paie. Yeong-hee est la sur de Yeong-jin, elle apprend que son petit ami Hyeon-gu va venir les voir pendant les vacances scolaires. Hyeon-gu a très envie de revoir Yeong-hee et Yeong-jin. Mais l’apparence de Yeong-jin le déçoit. M. Choi reçoit des menaces oppressantes de la famille Cheon. Gi-ho essaie de violer Yeong-hee. Yeong-jin a tout vu mais cela l’a juste fait rire. Lorsqu’il réalise ce qui s’est passé, il tente de tuer Gi-ho d’un coup de couteau.
• Jeune public
OSEAM - Oseam, le temple des 5 ans
Réalisateur : Sung Baek-yeop
Livrés à eux-mêmes depuis la disparition de leur mère, Gamie une fillette aveugle et son frère Gil-sun, sont recueillis par un moine bouddhiste. Si la fillette trouve au temple une place en accord avec sa discrétion, Gil-sun ne tarde pas à perturber, par la force de son enthousiasme enfantin, la tranquillité des lieux. Le petit garçon ne comprend pas pourquoi sa mère rend visite à sa soeur dans ses rêves, mais ne vient jamais le voir, lui qui a pourtant les yeux grands ouverts. Pour la retrouver, il décide alors de suivre le moine dans un long voyage initiatique.
Oseam est une légende coréenne très célèbre. L’écrivain Jeong Chae-bong s’en est inspiré pour écrire une nouvelle du même nom qui a ensuite été adaptée au cinéma dans un long métrage en prise de vues
réelles.
Remarquable équilibre entre beauté et tristesse, humour et émotion, dans ce dessin animé qui ne fait que confirmer la vitalité du cinéma d’animation coréen.
Sung Baek-yeop
Sung Baek-yeop est né en 1960 à Séoul. Il a étudié à l’Université Korean Academy of Film Arts d’Hanyang. En 1989, il tourne son premier film de fiction Kuro Arirang.
Etats-Unis
• Naître et être différent - Regard de l'Occidental sur l'Asie
KUNDUN
Réalisateur : Martin Scorsese
En 1937, un enfant de deux ans et demi, issu d’une modeste famille de paysans tibétains, est reconnu comme la quatorzième réincarnation du Bouddha de la Compassion, et choisi pour devenir le fils spirituel et politique de son pays. Kundun retrace les années de formation du Dalaï-Lama, de son plus jeune âge à l’invasion du Tibet par l’armée de Mao Zedong et à son exil en 1959. Réalisé avec le concours du Dalaï-Lama, c’est l’aventure d’un jeune homme qui se forgea en quelques années une statue de leader et resta fidèle à ses principes de non-violence pour conduire son peuple à travers l’une des périodes les plus tourmentées de son histoire.
Je n’ai pas réalisé un traité sur le catholicisme ou sur le bouddhisme, mais retracé un éveil spirituel. C’est cela qui m’a passionné, le passage de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, l’éducation spirituelle du Dalaï-Lama, l’incroyable responsabilité dont il hérite, toute cette foi, cette culture, cette philosophie qu’il emporte avec lui dans l’exil .
Etre un enfant dieu ...
Martin Scorsese
Martin Scorsese est né en 1942 à Flushing, Long Island. Il passe sa jeunesse au coeur de la Little Italy de Manhattan. En 1963, il entre à l’université de New York où il suit des cours de cinéma. En 1965, il signe Who’s knocking at my door, oeuvre autobiographique. En 1976, il reçoit la palme d’or à Cannes pour Taxi Driver. Il est acteur, scénariste, producteur et
réalisateur.
Filmographie sélective
1973 : Mean streets
1976 : Taxi driver
1977 : New York New York
1980 : Raging Bull
1985 : After hours
1988 : La dernière tentation du Christ
1993 : Le temps de l’innocence
1995 : Casino
2002 : Gangs of New York
2003 : Aviator
2004 : The departed
France
• Documentaire
France/Corée
Corps étranger
Réalisateur : Sophie Brédier
Sophie Brédier, née en Corée du Sud puis adoptée à quatre ans et demi par une famille française, est enceinte. Cet évènement la bouleverse sur son identité intime et sociale. Comment avoir soi-même un enfant quand on ne connaît rien de ses origines et qu’on se sent étranger à son propre corps ?
Ce voyage intérieur l’entraîne à réfléchir sur la différence physique et l’enracinement, sur les liens avec son entourage tout en la renvoyant à son enfance double - française et coréenne.
Et si enfin, elle pouvait trouver les mots pour les transmettre à son enfant ...
Après Nos traces silencieuses et Séparées qui évoquaient les souffrances du passé, Corps étranger est le dernier volet d’une quête personnelle pour se réconcilier avec le monde et trouver sa place.
Sophie Brédier
Sophie Brédier est née en 1970 à Inchon en Corée du sud. Après des études de lettres, elle est journaliste et scénariste. En 1998, elle réalise son premier documentaire Nos traces silencieuses. Elle a en projet deux longs métrages
Filmographie
1998 : Nos traces silencieuses
2000 : Séparées
2004 : Corps étranger
Inde
• Naître et être différent
SUBARNAREKHA
Réalisateur : Ritwik Ghatak
L’indépendance de l’Inde est célébrée, le 15 août 1947 dans un camp de réfugiés du Bengale occidental. Ishawar et sa jeune soeur Sita, Hari Prasad, professeur idéaliste et sa famille assistent à l’enlèvement d’une femme de basse caste. Ishawar recueille le fils de cette malheureuse, Abirham et va l’élever avec sa soeur dans leur nouvelle maison au bord de la rivière Subarnarekha. Ils y grandissent heureux jusqu’au départ d’Abirham pour le collège. A son retour, il comprend qu’il aime Sita et que celle-ci depuis longtemps partage ce sentiment. Mais Ishawar désire qu’Abirham poursuive ses études en Allemagne, poussé par son associé qui ne voit pas en Abirham le brillant étudiant qu’il est, mais le fils d’une intouchable. Abirham ignore tout des origines de sa mère et il en fait la cruelle découverte en assistant sa mère mourante. Il doit rejoindre Calcutta, seul. Ishawar est pressé de marier Sita. Le jour de ses noces, elle s’enfuit pour Calcutta où elle rejoint son amoureux. Ils se marient, ont un fils, Binu et vivent dans la pauvreté ...
Dans Subarnarekha, le problème traité est celui des réfugiés ou des personnes déplacées ...R. Ghatak. C’est aussi celui du poids des traditions.
Naître intouchable, naître femme, être réfugié en Inde après la partition.
Ritwik Ghatak
Né à Dacca (Bangladesh) en 1926, Ritwik Ghatak est très marqué par l’Indépendance de l’Inde et par la partition. Il étudie à l’Université de Calcutta, fait du théâtre révolutionnaire, traduit Brecht en bengali, rejoint le parti communiste, puis devient l’assistant de Bimal Roy. Il meurt en 1976, laissant 8 films, par
MONDO MEYER UPAKHYAN
Chroniques indiennes
Réalisateur : Buddhadeb Dasgupta
1969. Un homme va marcher sur la lune. Un des rêves les plus fous de l’humanité devient réalité.
Inde, à Gospeira au Bengale, un hameau de prostituées perdues au milieu de nulle part, la vie s’organise autour de la maison de passe. Rajani a promis à Natabar, un de ses anciens clients, de lui donner
sa fille Lati encore vierge. C’est pour elle une chance inespérée de voir un homme aussi important s’intéresser à Lati : elle pourra arrêter la prostitution et pour sa fille c’est la promesse d’une vie meilleure. Mais Lati est prête à tout pour échapper à ce destin. Elève brillante, elle ne rêve que de suivre son professeur à Calcutta pour y poursuivre ses études.
Un peu plus loin, Nagen, le chauffeur de Natabar, recueille malgré lui un couple de personnes âgées abandonnées par leur famille. Il essaie en vain de leur trouver un hôpital.
Dans la maison, deux jeunes prostituées accueillent une nouvelle venue et l’aident à franchir le pas de cette nouvelle vie.
Au même moment le chat du village, que l’on croyait perdu à jamais, retrouve son chemin ...
Naître fille de prostituée et se battre pour vivre dignement ....
Commander le film
Sanjay Leela Bhansali
Buddhadeb Dasgupta est né à Anara en Inde en 1944. Après des études de sciences économiques à l’Université de Calcutta, il enseigne l’économie. Il se lance dans le cinéma en réalisant des documentaires. En 1978, il met en scène sa première fiction Distance. Il est aussi un écrivain et un poète bengali internationalement reconnu dont les oeuvres ont été traduites un peu partout dans le monde. Il était présent au FICA de Vesoul en 2001 pour présenter Uttara.
Filmographie
1978 : Distance
1979 : Neem Annapurna
1982 : Grihajuddha
1984 : Andhi Gali
1986 : Le retour
1989 : L’homme tigre
1992 : Tahader Katha
1993 : A l’abri de leurs ailes
1997 : Lal Darja
2000 : Uttara
• Documentaire
Inde-France
MUSAFIR, Ustad Hameed Khan
Réalisateurs : Cédric Dupire - Pierre-Yves Perez
Musafir est un groupe de musique folklorique qui a la particularité unique de regrouper des musiciens de différentes castes et de différentes religions.
Hameed Khan, tablaïste qui partage sa vie entre Paris et Jaïpur, sillonne le Rajasthan à la recherche des meilleurs musiciens. Il les prend sous son aile et les forme au répertoire Musafir . En effet, chaque caste de musicien joue son propre répertoire, avec ses propres instruments et développe son style de jeu. Il faut donc les harmoniser et diriger : c’est le rôle d’Hameed.
A travers les Musafir, Hameed crée une nouvelle forme de musique. Mais il se base sur une culture ancienne et riche : la musique folklorique du Rajasthan. En suivant chaque musicien dans sa propre communauté, en approchant l’univers de chacun, on comprend la musique de Musafir comme une communion entre ces différentes approches traditionnelles.
Musafir signifie nomade . Derrière ce nom se cache toute la philosophie du groupe : découvrir les autres à travers le voyage en utilisant la musique comme langage.
Cédric Dupire
Cédric Dupire est né en 1979. Diplômé en Médiation Culturelle, il réalise plusieurs réalisations super 8 expérimentales.
Pierre-Yves Perez
Pierre-Yves Perez est né en 1978. Après des études de publicité et de communication, il multiplie les expériences dans l’audiovisuel.
Musafir est leur premier film documentaire
Iran
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
DASTAN NATAMAM - Story undone
Réalisateur : Hassan Yektapanah
Un jeune cinéaste et son ami cameraman désirent réaliser un documentaire sur l’émigration clandestine. Pour se faire, ils proposent à un passeur de clandestins une certaine somme d’argent. Tous les futurs candidats au départ comme les passeurs portent des masques. Dès le début du voyage, les émigrants refusent d’être filmés. Les passeurs laissent les deux cinéastes au bord de la route. Après quelques difficultés, ils réussissent à rejoindre le groupe et sont accueillis comme des sauveurs. Ils parviennent en effet à convaincre la police qu’il s’agit du tournage d’un film et que les hommes et femmes quils viennent d’arrêter ne sont en fait que des acteurs. La fuite hors d’Iran se poursuit. Les masques tombent, mais les raisons et sentiments qui ont poussé ces gens à cet acte de désespoir ne sont pas clairement exprimés. Les masques ne servaient-ils pas autant à se cacher d’eux-mêmes qu’à éviter le regard des autres ?
Ce sont des acteurs qui tournent un documentaire dit le réalisateur au policier dans le film. N’est-ce pas un peu ce qu’a voulu faire Hassan Yektapanah ?
Hassan Yektapanah
Hassan Yektapanah est né à Téhéran en 1963. Il a travaillé comme premier assistant sur Le goût de la cerise et Le vent nous emportera d’Abbas Kiarostami, Le miroir de Jafar Panahi et Le Petit homme d’Ebrahim Forouzesh, ainsi que sur plusieurs films de réalisateurs iraniens. Son premier film Djomeh, présenté à Vesoul en 2001, a reçu la caméra d’or à Cannes en 2000.
Story undone est son deuxième long métrage.
• Naître et être différent
BASHU, GHARIBETH KOUCHAK
Bashu, le petit étranger
Réalisateur : Bahram Beyzai
Dans le sud de l’Iran, un jeune garçon d’une dizaine d’années se cache dans un camion afin d’échapper aux bombardements irakiens au cours desquels ses parents ont été tués. Il est recueilli dans le nord du pays par une femme pauvre qui élève seule ses deux enfants. Bashu est noir. Il ne parle pas la même langue que les villageois qui le considèrent comme un intrus, une bouche supplémentaire à nourrir, voire un être qui porte malheur.
Naïe, avec une patience extrême et une formidable énergie, réussit à apprivoiser Bashu et à l’intégrer dans la famille.
Plaidoyer contre la guerre, pour la tolérance, Bashu, le petit étranger est aussi un beau film d’amour, d’une mère pour un enfant abandonné, d’un enfant pour celle qui sera sa seconde mère.
Le film tourné en 1985, au coeur du conflit Iran-Irak a été interdit en Iran.
Etre un enfant dans un pays en guerre, être un étranger dans son propre pays ...
Bahram Beyzai
Bahram Beyzai est né en 1938 à Téhéran. Après des études de littérature, il enseigne à la Faculté des Beaux Arts de Téhéran et écrit des pièces de théâtre et des essais. Il met en scène ses propres pièces de théâtre. Il réalise en 1970 son premier court métrage L’oncle moustachu.
Filmographie
1971 : L’averse
1972 : Le voyage
1974 : L’étranger et le brouillard
1977 : Le corbeau
1979 : La ballade de Tara
1981 : La mort du roi
Yazdegerd
1986 : Bashu le petit étranger
1992 : Les voyageurs
1999 : Les contes de Kish (Entretien avec le vent)
Iran-Tadjikistan-France
SOKOUT - Le silence
Réalisateur : Mohsen Makhmalbaf
Khorshid, jeune garçon blond de neuf ans, est aveugle. Il vit dans un petit village du Tadjikistan avec sa mère abandonnée par son mari parti en Russie et subvient aux besoins de la famille. Tous les jours, Nadereh, petite fille un peu plus âgée que lui, vient chercher Khorshid à l’arrêt de bus pour le conduire à l’atelier où il travaille. Elle est son regard. Khorshid est attentif aux sons : l’eau, la rue, la colère, la musique, la peur, la beauté. C’est grâce à ce don qu’il a trouvé à se faire employer comme accordeur chez un luthier. Les bruits de la ville et de la vie le guident et parfois le perdent, comme le jour où suivant la musique qu’il aimait, il a raté son arrêt de bus.
C’est par la musique du monde qu’il apprend à connaître la vie.
Très beau film poétique, dans lequel comme le dit Makhmalbaf, on peut voir dans le petit aveugle la métaphore de la nouvelle génération iranienne .
Naître aveugle, vivre comme un aveugle dans son pays ...
Mohsen Makhmalbaf
Mohsen Makhmalbaf est né en 1957 à Téhéran. A l’âge de 15 ans, il travaille pour subvenir aux besoins de sa famille. Il milite au sein d’une organisation islamiste luttant contre le régime du shah. Il est arrêté en 1974 et restera en prison jusqu’à la révolution islamiste en 1979. Entre 1980 et 1982, il publie des nouvelles, des pièces de théâtre et un roman. Il réalise son premier long métrage en 1982.
Filmographie
1996 : Nassouh le repentant
1986 : Le camelot
1988 : Le cycliste
1989 : La noce des bénis
1990 : Le temps de l’amour
1991 : Il était une fois le cinéma
1994 : Salam cinéma
1995 : Gabbeh
1996 : Un instant d’innocence
1999 : Les contes de Kish, La porte
2001 : Kandahar
2002 : L’alphabet afghan
BEMANI
Réalisateur : Dariush Mehrjui
Madina, jeune irakienne, tisseuse de tapis dans un village, fait la connaissance d’un soldat iranien qui, un jour, la raccompagne à la maison. On les voit ensemble et les hommes de la famille, outragés, tuent la jeune fille. Nassim poursuit en secret des études de médecine à l’université. Quand il l’apprend, son père l’enferme dans une cave. Elle ne le supportera pas. Bemani (qui signifie reste en vie) est contrainte d’épouser, afin d’alléger le coût du loyer, le propriétaire de la maison, un homme plus âgé qu’elle.
Voici trois jeunes filles que leur goût de la vie, socialement répréhensible, entraîne dans un piège mortel. Elles sont victimes de la violence et des préjugés de leurs pères et frères. Seule Bemani refuse de se soumettre à son destin : elle se rebelle contre l’injustice et la cruauté qui l’entourent.
Le film attirera peut-être l’attention sur le destin et le mode de vie de ceux qui vivent dans une ville ou une région où la société désorientée coûte chaque jour la vie à un individu. Dariush Mehrjui
Naître femme privée de liberté de choix de vie .....
Dariush Mehrjui
Dariush Mehrjui est né à Téhéran en 1940. Il est diplômé de l’UCLA où il a fait des études de philosophie. De retour en Iran, il commence une carrière cinématographique ponctuée de films qui reçoivent un accueil favorable de la critique.
La vache, son deuxième long métrage est considéré comme un des films marquants de l’histoire du cinéma iranien.
Filmographie
1967 : Diamond
1969 : La vache
1972 : Le facteur
1973 : Le cycle
1986 : Les locataires
1989 : Hamoon
1991 : Banoo
1993 : Sara
1994 : Pari
1996 : Leila
1998 : The pear tree
2000 : The lady
Tales of an island
(Lost cousin)
• Hommage à Ezzatollah Entezami
Ezzatollah Entezami est né à Téhéran en 1924. Fils aîné d'une famille de 14 enfants, il ne connaît pas son père, sergent de l'armée iranienne, qui est envoyé dans le nord du pays réprimer une rébellion et qui meurt peu après. Le drame de la famille Entezami est encore plus tragique avec la mort de 5 enfants.
Le jeune Ezzatollah est attiré par le théâtre dès son enfance. Il commence une carrière sur les planches dans les années 40 et joue dans plusieurs pièces avant de décider de partir pour l'Allemagne en 1953. Il étudie l'art dramatique à l'Institut de Cinéma et de Théâtre d'Hanovre et joue dans un film de fin d'année, Le voleur de ballades, en 1955.
De retour en Iran en 1959, il rejoint la toute récente Télévision Iranienne. Il a joué dans plus de 400 pièces au théâtre et à la télévision, lorsqu'il débute sa carrière cinématographique à l'âge de 45 ans avec La vache de Dariush Mehrjui en 1969. Le film d'abord censuré en Iran, obtient le Prix de la Critique Internationale au Festival de Venise. La vache lui fait obtenir l'Hugo d'argent du Meilleur Acteur au 7ème Festival de Chicago en 1971 et lui vaut une reconnaissan -
ce internationale.
Une collaboration étroite entre Dariush Mehrjui et Ezzatollah Entezami commence alors et se poursuit depuis avec plus de 10 films parmi lesquels Le Vélo (1974), Les locataires (1987), Hamoon (1990), Banoo (1997). Il travaille aussi avec d'autres grands réalisateurs tels que Ali Hatami avec qui il collabora dès 1972 pour Sataar Khan, ou encore Masoud Jafari Jozani avec Le Lion de pierre (1986), Mohsen Makhmalbaf avec Il était une fois le cinéma (1992), Shahram Asadi's avec Le jour de l' Ange (1994) pour lequel il obtient le Simorgh de cristal du Meilleur Acteur au Festival international de Téhéran, Rakhshan Bani-Etemad pour Le foulard bleu (1995) et Behrouz Afkhami pour La fin de la rivière (2003). Ezzatollah Entezami a joué dans 35 films.
Ezzatollah Entezami s'est lancé dans la réalisation en 1978 en adaptant une pièce de théâtre, Le Voyage. Il a enseigné l'art dramatique dans de nombreuses écoles de Beaux Arts en Iran. Son fils Majid Entezami est un compositeur connu qui a par ailleurs signé la musique de films tels que Le vélo, Symphonie du désert, etc...
Ezzatollah Entezami est sans aucun doute le meilleur acteur iranien de nos jours. Récompensé par de nombreux prix d'interprétation dans des festivals internationaux, le Ministère de la Culture d'Iran lui attribua le titre de Docteur honoris causa pour sa contribution artistique exceptionnelle. Aujourd'hui, il poursuit sa brillante carrière tout en assurant la direction du Musée du Cinéma de Téhéran.
GAV - La vache
Réalisateur : Dariush Mehrjui
Hash Hassan vit dans un village pauvre, isolé, loin de l’agitation du monde moderne. Il considère sa vache comme son plus beau trésor et la gâte comme si elle était sa propre femme. Une relation mystérieuse lie ces deux êtres. Il craint les pillards des villages voisins, les boulouris, qui pourraient lui ravir l’objet de sa vénération. Un jour, il doit s’absenter hors du village et la vache meurt. A son retour les habitants se mobilisent pour lui dissimuler la terrible nouvelle et prétendent qu’elle a disparu. Quand il apprend la vérité, il est bouleversé et finit par s’identifier à sa propre vache. Ses amis décident de l’emmener en ville pour le faire soigner. Ce conte décrit le monde rural avec réalisme.
La vache est un film essentiel dans le cinéma iranien. C’est le premier film iranien à participer à plusieurs festivals internationaux. Il reçoit le Prix de la critique au Festival de Venise en 1971.
Un chef d’oeuvre servi par un acteur remarquable, Ezzatollah Entezami, qui pour ce rôle obtient le prix du meilleur acteur au Festival de Chicago.
Dariush Mehrjui
Dariush Mehrjui est né à Téhéran en 1940. Il est diplômé de l’UCLA où il a fait des études de philosophie. De retour en Iran, il commence une carrière cinématographique ponctuée de films qui reçoivent un accueil favorable de la critique.
La vache, son deuxième long métrage est considéré comme un des films marquants de l’histoire du cinéma iranien.
Filmographie
1967 : Diamond
1969 : La vache
1972 : Le facteur
1973 : Le cycle
1986 : Les locataires
1989 : Hamoon
1991 : Banoo
1993 : Sara
1994 : Pari
1996 : Leila
1998 : The pear tree
2000 : The lady
Tales of an island
(Lost cousin)
EJARENESHIN’HA - Les locataires
Réalisateur : Dariush Mehrjui
Quatre familles venues d’horizons fort différents cohabitent dans un vieil immeuble délabré de la banlieue de Téhéran. Chacun tente de réparer son domaine, mais dès que tout semble aller mieux, une nouvelle fissure apparaît. Le gérant, Abbas Agha, qui occupe le rez de chaussée se met en tête de récupérer la maison pour lui seul et donc d’expulser tous ses locataires qu’il trouve bruyants. Les conflits alors se multiplient car les locataires sont bien décidés à ne pas se laisser faire.
Les locataires est la deuxième comédie de Dariush Mehrjui, de retour en Iran après un séjour de cinq ans en France. Il choisit de faire rire sur un sujet grave : le problème du logement à Téhéran. Le film, interprété par des stars du cinéma iranien dont Ezzatollah Entezami a connu un immense succès en Iran.
SHIR-E SANGI - Le lion de pierre
Réalisateur : Massoud Jafar-Jozani
Le Lion de pierre est un film épique sur une guerre tribale subie par deux familles Bakhtiari unis par des liens proches. D'un côté il y a Namar Khan, un homme totalement emballé par la technologie occidentale sans pour autant vraiment la comprendre. De l'autre côté se trouve Aw-Aliyawr, un homme attaché aux traditions qui se sent menacé par le nouvel ordre social où il ne trouve plus sa place, ni celle de ses traditions. Tous deux agissent selon leurs croyances qu'ils estiment justes mais qui sont opposées, ce qui entraîne un conflit inévitable. Tandis que la relation entre les deux hommes se dégrade, leurs femmes incomprises essaient désespérément d'empêcher un combat fratricide.
Massoud Jafar-Jozani
Massoud Jafar-Jozani est diplômé de cinéma de l’Université de San Fran -cisco en 1977. Pendant 10 ans, il enseigne aux Etats-
Unis et en Iran. Il crée la Jozan Film Company et est juré dans plusieurs festivals.
Filmographie
1986 : Talk to me
1987 : Frosty roads
1989 : The stone Lion
1993 : In the Wind’s Eye
1993 : A man, a bear
1995 : The Heart and the Dagger
2000 : Coming of age
NASSEREDIN SHAH, ACTOR’E CINEMA
Il était une fois le cinéma
Réalisateur : Mohsen Makhmalbaf
Nasseredin, Shah d’Iran qui a 84 femmes et 200 enfants déteste le cinéma jusqu’au jour où il découvre le premier film parlant iranien La fille de Lor. Il tombe éperdument amoureux de Golnar, l’héroïne du film. Sa passion est si forte qu’il est prêt à renoncer à son royaume et à son harem. Pour sa bien aimée, il devient acteur.
Mohsen Makhmalbaf utilise des extraits des films qui ont marqué l’histoire du cinéma iranien et les intègre de manière fantaisiste à une reconstitution historique du règne du Shah Nasseredin.
Comme je l’ai montré dans ce film, le cinéma d’avant la révolution peut se diviser en deux catégories : d’une part les films farsi et d’autre part les films différents . Les films différents (motafavet) étaient inspirés du néoréalisme italien et de la nouvelle vague française. Toute la différence de notre cinéma d’avant la révolution ne tenait qu’à ces deux vagues . Mohsen Makhmalbaf
Mohsen Makhmalbaf
Mohsen Makhmalbaf est né en 1957 à Téhéran. A l’âge de 15 ans, il travaille pour subvenir aux besoins de sa famille. Il milite au sein d’une organisation islamiste luttant contre le régime du shah. Il est arrêté en 1974 et restera en prison jusqu’à la révolution islamiste en 1979. Entre 1980 et 1982, il publie des nouvelles, des pièces de théâtre et un roman. Il réalise son premier long métrage en 1982.
Filmographie
1996 : Nassouh le repentant
1986 : Le camelot
1988 : Le cycliste
1989 : La noce des bénis
1990 : Le temps de l’amour
1991 : Il était une fois le cinéma
1994 : Salam cinéma
1995 : Gabbeh
1996 : Un instant d’innocence
1999 : Les contes de Kish, La porte
2001 : Kandahar
2002 : L’alphabet afghan
GAVKHOONI - The Rivers’end
Réalisateur : Behrooz Afkhami
A Téhéran la nuit, un jeune homme écrit une lettre dans son appartement. Le rêve se mêle au récit. Après la mort de son père, il s’est marié avec une cousine. Il a fui sa ville natale, Isfahan pour trouver refuge dans la capitale. Son mariage est un échec. C’est lui le narrateur de l’histoire. Il est hanté par le souvenir de son père. Il évoque les longues promenades avec lui le long du fleuve Zayandehrood. Ses rêves d’enfant se transforment en cauchemars.
Ce sixième film de Behrooz Afkhami, adapté d’un roman de Modarres Sadegui, traite des relations difficiles entre un père et un fils, un père étouffant de son vivant et qui manque cruellement à son fils aujourd’hui.
Ce film en caméra subjective est très poétique. Le père est interprété par Ezzatollah Entezami.
Behrooz Afkhami
Behrooz Afkhami est né à Téhéran en 1956. Il est diplômé de l’école de cinéma et de télévision. Il fait ses premiers pas de réalisateur avec la série télévisée Koochake Jangali.
En 1990, il réalise son premier long métrage, The bride. Membre réformiste du parlement, ses films bénéficient d’une popularité similaire auprès des cinéastes et des critiques.
Filmographie
1990 : The bride
1993 : The day of the Angel
1994 : The day of the devil
1997 : Takhti
The world Champion
• Documentaire
JILEMO BEHESHT ZAHRA - Mères de martyrs
Réalisateur : Mehran Tamadon
A Behest Zahra, le grand cimetière de Téhéran qui contient plus de 400000 tombes, un quartier est réservé aux martyrs de la guerre Iran-Irak. Ce sont essentiellement les familles des martyrs et plus spécialement leurs mères qui y viennent. En effet, depuis plus de 22 ans, ces femmes se rendent une ou deux fois par semaine dans ce cimetière pour rendre visite à ces jeunes volontaires morts pour la patrie ou pour l’Islam. Que font ces femmes dans ce lieu où il n’y a que des morts ? Elles se rencontrent, bavardent, cuisinent, font leurs prières, pleurent et se reposent. Et c’est ainsi qu’elles passent toutes leurs journées de jeudi.
Mères de martyrs est l’expression d’un paradoxe : comment un lieu de mort peut-il se transformer en lieu de vie ?
Mehran Tamadon a voulu comprendre ce qu’il y a derrière l’image conservatrice et religieuse des mères de martyrs qui, aux yeux des occidentaux comme d’une majorité d’Iraniens, représentent des fanatiques entretenues et soutenues par le régime.
Il s’attache surtout à l’image de la mère, à ce qu’elle est capable de vivre pour ses enfants, même morts. Il montre la tendresse et la douleur infinie de ces femmes.
Mehran Tamadon
Mehran Tamadon est né en 1972. Il est diplômé de l’école d’architecture de Paris La Villette. Il travaille dans l’architecture puis la scénographie et publie deux essais.
Mères de martyrs est son premier film.
SIAH BAZI - Les ouvriers de joie
Réalisateur : Maryam Khakipour
Dans une rue dédiée autrefois à la fête et aux spectacles, un dernier théâtre résonne encore d’éclats de rire avant de s’écrouler ou d’être transformé en parking. C’est ici que les couches populaires viennent écouter l’Arlequin de Téhéran improviser sur le sexe et le pouvoir. Il ne porte pas de masque, est simplement fardé de suie - d’où lui vient son nom de Noir. Lui et sa troupe ne sont pas des acteurs scientifi-
ques. Ils ont tous commencé alors qu’ils étaient enfants. Le gouvernement décide de fermer leur théâtre. On les retrouve orphelins ils nous ont arraché la joie, ils nous ont tout pris.
Les ouvriers de joie parlent de la soif de rire dans un pays où le deuil et les larmes sont célébrés à chaque occasion. Qu’est devenu le rire en Iran ? Ce théâtre à la dérive et sa troupe qui se battent pour continuer à rire offre un petit miroir de la société iranienne actuelle : ses impas-
ses, ses frustrations, ses désirs, ses espoirs.
Maryam Khakipour
Maryam Khakipour est née à Téhéran. Après un bac littéraire, elle suit les cours du conservatoire d’Art dramatique de Téhéran tout en étant actrice puis professeur de théâtre. Elle arrive en France en 1982. Elle est actrice au théâtre et au cinéma. Elle suit des cours puis enseigne le théâtre et anime des ateliers. Les ouvriers de joie est son premier film.
Israël
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
MEDURAT HASHEVET - Feu de camp
Réalisateur : Joseph Cedar
1981. Rachel Gerlik, veuve de 42 ans et mère des belles Esti et Tami, veut rejoindre une nouvelle colonie religieuse dans les Territoires occupés. Mais le comité d’accueil refuse de les accepter tant que Rachel n’est pas remariée, et lui demandent de prouver qu’elle et ses filles puissent intégrer les règles religieuses et idéologiques du groupe. Quand Tami est accusée d’avoir séduit des garçons de son mouvement de jeunesse, Rachel est obligée de faire le point sur ses véritables alliances. Seul Yossi, le nouvel homme de sa vie, peut lui montrer que vivre en marge des autres n’est pas aussi grave qu’il y paraît.
Campfire, c’est l’histoire de femmes qui doivent se battre pour se faire accepter : Rachel rejetée parce qu’elle est veuve, situation dont elle n’est évidemment pas responsable, Tami, victime mais montrée du doigt. Le film est à la fois très ancré en Israël au début des années 80, avec cette colonie juive qui s’implante et en même temps très universel avec ces adolescentes qui ressemblent à beaucoup d’adolescentes dans le monde ou Yossi le tendre, célibataire par défaut.
Joseph Cedar
Joseph Cedar est né à New York en 1968. Il émigre en Israël avec sa famille à l’âge de six ans. Il est diplômé de la NYU Film School. Son premier film Time of favor reçoit de nombreuses récompenses et a un succès populaire dans son pays. Feu de camp est son deuxième long métrage.
• Naître et être différent
MASA’OT JAMES LE ERETZ HAKODESH
Le voyage de James à Jérusalem
Réalisateur : Ra’anan Alexandrowicz
Dans la ville imaginaire d’Entshongweni, très loin de toute civilisation occidentale, le jeune James est choisi pour entreprendre une mission : un pèlerinage en la ville sainte de Jérusalem. Mais Israël n’est plus la Terre Sainte que James et son peuple imaginent. A l’aéroport, on suspecte James de vouloir s’infiltrer dans le pays pour y travailler clandestinement. Il est jeté en prison en attendant d’être rapatrié. Un miracle a lieu dans la sombre cellule où James prie Dieu pour mener à bien sa mission. Un mystérieux étranger paie sa caution. Mais il découvre bien vite que sa liberté a un prix : son sauveur n’est qu’un recruteur de travailleurs immigrés clandestins qu’il destine à de durs labeurs. Dès lors, le voyage à Jérusalem entrepris par James se transforme en un voyage imprévisible et cruel en plein cur de notre système économique. Avec quelques bons professeurs, un peu de chance et un peu de pensée latérale, James apprend les règles du jeu et s’y prête jusqu'à une fin inévitable.
Dans un sens, je crois qu’il y a un peu de James en chacun de nous. En tant que peuples et sociétés, nous apprenons très bien comment parler de nos nobles rêves comme simple moyen pour les oublier. Je crois que chacun ou chacune d’entre nous a son Jérusalem et aspire à s’y rendre. Que nous y parvenions, ou même que nous nous souvenions où nous allons, c’est une autre question. R. Alexandrowicz
Etre né ailleurs et vivre ici ...
Ra’anan Alexandrowicz
Ra’anan Alexandrowicz est né en 1969 à Jérusalem. Après des études de sciences physiques, il intègre l’Ecole de Cinéma Sam Spiegel. De 1997 à 2001, il réalise plusieurs documentaires et clips vidéo.
Le voyage de James à Jérusalem est son premier long métrage de fiction.
Filmographie
1996 : Self confidence (cm)
1999 : On the other side of the Tracks (doc)
1999 : Martin (doc)
2000 : The Inner tour (doc)
• Documentaire
IHEHAARUG Ha-17 - N° 17
Réalisateur : David Ofek
En juin 2002, un bus circulant de Tel Aviv à Tibériade est la cible d’un attentat. Dix sept passagers trouvent la mort. Tous sauf un sont identifiés. C’est la première fois qu’Israël enterre une victime anonyme. La police arrête ses recherches, persuadée qu’il s’agit d’un travailleur immigré. Mais qui est ce numéro 17 ? Tout au long d’une enquête propre à défier les meilleurs polars, David Ofek parvient non seulement à donner un visage au numéro 17 mais surtout à dresser un portrait unique de la société israélienne contemporaine. Tout en utilisant les différents éléments d’une enquête policière (reconstitution du trajet, dessin du portrait robot ...) le réalisateur s’intéresse à cette population qui, au quotidien, vit dans l’ombre de la mort.
Au contraire des informations télévisées qui exagèrent le côté dramatique, j’ai essayé de montrer les aspects mécaniques et bureaucratiques dissimulés au lendemain des attaques terroristes. David Ofek
David Ofek
David Ofek est diplômé de l’Ecole de cinéma et de télévision de Jérusalem. Scénariste et réalisateur, il travaille aussi pour la télévision.
Filmographie
1992 : Hi-tech Dreams (cm)
1994 : Home (cm)
1999 : Spanish Orchard
in America (doc)
5 Love stories (doc)
2002 : The Barbecue People
Italie
• Naître et être différent - Regard de l'Occidental sur l'Asie
CANTANDO DIETRO I PARAVENTI
En chantant derrière les paravents
Réalisateur : Ermanno Olmi
Sur la scène d’un cabaret chinois, un spectacle chanté et dansé raconté par un vieux capitaine, illustre l’histoire de la célèbre veuve Ching. La puissance de l’évocation est si intense que les spectateurs sont transportés dans la réalité de la Chine du XIXème siècle.
Pendant des années l’amiral Ching commande la flotte des pirates financée par un groupe d’actionnaires. Il est promu commandant en chef des écuries impériales. Cette trahison lui vaut d’être empoisonné par les hommes de main des actionnaires. Après l’assassinat de son époux, la veuve Ching prend le commandement de ses troupes pour laver son honneur et le venger. Elle écume les mers et n’hésite pas à attaquer les bateaux de l’empereur qui, pour mettre fin à ses méfaits, lui envoie sa puissante flotte de guerre.
Encerclée, la pirate s’apprête à livrer sa dernière bataille. Le siège dure jusqu’à ce que l’empereur lui adresse par les airs un énigmatique message qu’elle saura décrypter.
En Chine, cette histoire est très connue et souvent représentée. C’est
une fable sur le pouvoir des puissants, la vengeance et le pardon.
C’est un manifeste en faveur de la paix.
Etre une femme pirate ...
Ermanno Olmi
Ermanno Olmi est né en 1931 à Bergame. Issu d’une famille modeste, il travaille dans une usine électrique. Il y fait des documentaires et des courts métrages. En 1961, il réalise son premier long métrage L’emploi. Il crée une société de production 22 dicembre. Il tourne pour la télévision et fait des documentaires puis revient au cinéma. Il reçoit la palme d’or à Cannes en 1978 pour L’arbre aux sabots.
Filmographie
1961 : L’emploi
1963 : Les fiancés
1965 : E venne un uomo
1968 : Un certain jour
1978 : L’arbre aux sabots
1988 : La légende du saint buveur
2000 : Le métier des armes
Japon
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
STEAMBOY
Réalisateur : Nagisa Oshima
En 1851, alors que l’Angleterre victorienne prépare son exposition universelle, le jeune Ray se voit confier par son grand-père une mission de la plus haute importance. Il est chargé de remettre une invention révolutionnaire, une mystérieuse sphère de métal à un autre scientifique nommé Stephenson.
La sphère est en fait une steam ball, une source d’énergie d’une puissance phénoménale, clé du fonctionnement d’un mystérieux château de vapeur la dernière et géniale création du père de Ray, Eddie.
L’invention attire la convoitise de beaucoup de monde, dont la toute puissante Fondation Ohara, prête à tout pour remettre la main sur ce qu’ils ont contribué à créer. La lutte pour sa possession va entraîner Ray dans la plus excitante et la plus dangereuse des aventures.
Désormais, le futur est entre ses mains ...
Steamboy est une aventure à la croisée des mondes, alliant la nostalgie d’une époque qui enflamme les imaginations à une grande inventivité. Dans un style visuel original et évocateur, ce film d’animation à la très grande précision graphique nous plonge dans un univers comme aucun autre.
Katsuhiro Ôtomo
Katsuhiro Ôtomo est né au Japon dans le district de Miyagi en 1954. A la fin de ses études, il est auteur et illustrateur de bandes dessinées : Fireball, Domu, Rêve d’enfants, et Akira qui le fait découvrir dans le monde entier. Il fait ses débuts dans l’anime en 1983 et en 1988 sort Akira, qu’il a réalisé d’après son propre manga. Il devient un des créateurs phares de ce genre qui s’impose : l’anime japonais. En 2001, il écrit le scénario de Metropolis que tournera Rintaro.
Filmographie sélective
1978 : Jyu o Warera ni
1988 : Akira
1991 : World appartment horror
1995 : Memories (cm)
1998 : Srigan (superviseur)
2001 : Metropolis (scénariste)
INNOCENCE : KÔKAKU KIDOTAI
Ghost in the shell 2 Innocence
Réalisateur : Mamoru Oshii
Nous sommes en 2032. Batou est un cyborg vivant. Son corps entier a été fabriqué par l'homme. Seules lui restent des bribes de son cerveau et le souvenir d'une femme.
Dans un monde où la frontière entre humains et machines est devenue infiniment vague, les Humains ont oublié qu'ils sont humains. Voici la débauche du "fantôme" d'un homme solitaire qui néanmoins cherche à conserver son humanité.
Innocence... c’est ce qu’est la vie.
Innocence s’affirme comme la suite de Ghost in the shell réalisé il y a neuf ans.
C’est la première fois en 2004 qu’un anime est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes.
Ecoutons son réalisateur : Un conseil pour ceux qui découvrent le film : laissez-vous emporter par le son et les images sans forcément lire les sous-titres et conservez en vous une image, quelle qu’elle soit, au fond de vous...
Mamoru Oshii
Mamoru Oshii est né en 1951 à Tokyo. Après des études de cinéma, il commence en 1975 sa carrière dans l’animation. Beautiful dreamer le fait connaître. Il aborde différents styles (anime, OAVS, live) et écrit des mangas dans le magazine Animage. En 1995, il se fait connaître dans le monde entier avec Ghost in the shell. Il signe ensuite le scénario de Jin Roh, la brigade des loups. Il tourne un film en prises réelles en 2001, Avalon.
Filmographie
1980 : Nils Holgerson
1984 : Beautiful dreamer
1987 : Lunettes rouges
1989 : Pat Labor
1993 : Pat labor 2
1995 : Ghost in the shell
1998 : Last orders Murphy’s Stout
2001 : Avalon
• Naître et être différent
DAREMO SHIRANAI - Nobody Knows
Réalisateur : Kore-eda Hirokazu
Une mère et son fils arrivent chargés de lourdes malles dans un quartier de Tokyo pour prendre possession de leur nouvel appartement. Ils font connaissance avec les voisins. Dès la porte refermée, on voit sortir des valises une petite fille puis une autre... quatre enfants en tout, de pères différents et d’une mère immature et peu responsable. Ils ont toujours vécu enfermés, ne sont jamais allés à l’école et semblent s’être adaptés à cette vie clandestine. Un jour, leur mère disparaît en laissant un peu d’argent et un mot à l’attention de l’aîné pour qu’il s’occupe de ses frères et soeurs. Ainsi commence une nouvelle vie pour ces quatre enfants livrés à eux-mêmes, une vie que Nobody knows. Cruellement abandonnés, les quatre enfants parviennent à survivre dans leur petit monde en se fixant leurs propres règles. Mais quand ils sont confrontés au monde extérieur, le fragile équilibre qu’ils avaient préservé s’effon-
dre.
Ce film s’inspire d’un fait divers survenu en 1988. Je ne voulais pas montrer l’enfer vu de l’extérieur, mais la richesse de leur vie, vue de l’intérieur. Kore-eda
Kore-eda Hirokazu
Kore-eda Hirokazu est né à Tokyo en 1962. Il est diplômé de l’université de Waseda. En 1987, il rejoint l’équipe de TV Man Union. Il réalise de nombreux documentaires qui seront primés. Il réalise son premier long métrage de fiction Maborosi en 1995 et est primé à Venise. Il a produit les films de deux jeunes réalisateurs japonais.
Filmographie
1995 : Maborosi
1999 : After life
2001 : Distance
SEISAKU NO TSUMA - La femme de Seisaku
Réalisateur : Yasuzo Masumura
Au début du XXème siècle, au Japon. Okane est la très jeune maîtresse d’un homme âgé. Sa famille très pauvre l’a cédée &agr |