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Sommaire  > Archives TdA  > Festival de Vesoul 2002

8e Festival du Film asiatique de Vesoul
Du 19 au 26 février 2002



[ Afghanistan ]  [ Bhoutan ]  [ Chine ]  [ Corée du Sud ]  [ Inde ]  [ Japon ]  [ Laos ]  [ Mongolie ]  [ Philippines ]  [ Singapour ]  [ Taïwan ]  [ Tibet ]

Khazakhstan

Visages des Cinémas d’Asie Contemporains

NAZIK ZHUREK - Cœur fragile
Réalisateur : E. Shinarbaev
Nous sommes à Alma-Ata, au Kazakhstan. Aïjan, ancienne danseuse étoile de 45 ans est aujourd'hui professeur de danse à l'opéra. Elle vit dans l'aisance et son existence semble tranquille. Sa fille qui habitait jusqu'à présent avec elle vole de ses propres ailes.
Cette vie paisible et sereine va basculer le jour où Adik, jeune homme de 25 ans, ivre, tente de la violer. C'est le début d'une étrange passion entre cette femme raisonnable et ce jeune marginal. Adik, fou d'amour, la suit partout où elle va. Aïjan devient pour lui une obsession absolue. Elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher ce jeune homme - qui a l'âge de son fils - d'entrer dans sa vie.
Entre ces deux êtres si dissemblables va se développer une étrange relation faite toute à la fois d'attirance et de refus.
Une belle histoire d'amour, violente et pudique… 


Ici et là-bas

JOL - La route
Réalisateur : Darejan Omirbaev
Un jeune cinéaste, Amir Kobessov, reçoit un télégramme lui apprenant que sa mère est gravement malade. Il quitte sa femme et son fils pour se rendre au chevet maternel à trois jours de route de chez  lui.C'est le début d'un voyage autant géographique qu'intérieur. Ce road movie à travers les immensités kazakhes est le prétexte à des séquences où la rêverie l'emporte sur le triste objet de son voyage : il imagine un plan pour le film qu'il va tourner, il fantasme sur une aventure extra - conjugale et  vit une avant - première rocambolesque  et fort drôle de son film dans un cinéma  où les spectateurs sont finalement plus intéressés par le film de karaté que le projectionniste a malencontreusement présenté à la place de son film qu'ils étaient venus voir.
« La ligne blanche que nous suivons tout au long de La route est la prise de conscience du protagoniste-cinéaste – à l'image de Darejan Omirbaev – qui découvre à la mort de sa mère que le temps a passé et qu'il est à mi-course de sa vie d'homme. C'est l'heure du bilan avec son cortège de désillusions ; la fiction du rêve fait place aux réalités amères. Une petite leçon d'ironie et d'humilité pour cet  homme qui doit désormais envisager son avenir d'amant, de père et d'artiste sous le signe de la maturité. La Route nous dit que la vie est brève, fragile, dérisoire ». J. Farges - Elise Jalladeau
 Haut

Khirghizistan

Visages des Cinémas d’Asie Contemporains

SELKINCHEK - La balançoire
Réalisateur : Aktan Abdykalykov
Un jeune garcon et son ami adorent pousser une fille sur sa balançoire. Ce sont les moments les plus heureux de leur vie, baignés d'harmonie bucolique. Mais cette ambiance harmonieuse se trouve soudainement rompue par l'arrivée d'un marin rentrant de son service militaire qui emmène  la fille loin de là. A présent, c'est lui qui la pousse sur la balançoire. Le pauvre idiot ne pouvant supporter de l'avoir perdue meurt d'ennui. Pour supporter son chagrin, le jeune garçon fait des dessins de la fille sur sa balançoire. Une histoire simple sur le sentiment d'impuissance face aux imprévus de la vie. Ce film dévoile comment les sensations de l'enfance restent une part importante de notre vie.


BESHKEMPIR - Le fils adoptif
Réalisation : Aktan Abdykalykovublic
Au Kirghizistan, l'adoption est une coutume ancestrale. Les heureux parents d'une famille nombreuse offrent à un couple stérile un de leurs enfants sevrés. Ce sont cinq vieilles femmes assises qui officient, recevant l'enfant de sa mère et priant pour qu'il vive heureux et fasse le bonheur de ses nouveaux parents. Elles le nomment Beshkempir, qui signifie « cinq vieilles ».
Dans un village de montagne kirghize, Aaste mène l'existence sans problème d'un petit garçon choyé, heureux de partager ses jeux avec des amis fidèles. Il connaît les premiers émois de l'adolescence avec la fille de ses voisins Aïnoura. Un jour, ce bonheur tout simple s'écroule : il apprend de la bouche même de son ami Tékine qu'il est un enfant adopté.


MAIMIL - Le singe
Réalisateur : Aktan Abdykalykov
Dans un village kirghiz, un jeune garçon, appelé par ses amis « le singe » à cause de ses oreilles un peu trop décollées, attend son incorporation pour le service militaire.
Avec les autres garçons de son âge (17 ans), il fait l'expérience des premiers émois, des premières blessures. Le quotidien, rendu douloureux par l'alcoolisme du père, engendre le départ de sa mère et de sa petite s?ur. Fort de ce parcours initiatique, « le singe » quitte son village natal pour un ailleurs?
Haut 

Afghanistan

Vidéo documentaire

NOUS AVONS PARTAGÉ LE PAIN ET LE SEL
Réalisateur : Atiq Rahimi
En Afghanistan, on le connaissait sous le nom de « Padar », ce qui signifie  « Père », terme plus familial que religieux.  Après cinquante ans de voyages et d'exil, le père Serge de Beaurecueil s'est retiré dans un couvent à Paris. A 81 ans, dans sa petite chambre, il vit dans sa solitude méditative. Pour lui, sa vie se résume à l'amour qu'il a pour ses enfants adoptifs qui vivaient dans son orphelinat privé à Kaboul. Il y en avait une trentaine. Tous n'étaient pas de Kaboul, mais de toutes les régions d'Afghanistan. D'ethnies et de langues différentes, ils « partageaient le pain et le sel » sous un même toit : celui du Père de Beaurecueil.
Le spectateur feuillette avec ce père pas ordinaire, les albums photos et fait connaissance avec ses « enfants ». Il nous raconte en quelques mots leur histoire avant, pendant et après leur séjour à l'orphelinat. Certains habitent aujourd'hui en France et témoignent de leur attachement pour ce père qui n'était pas le leur.
Témoignage bouleversant à l'heure où l'actualité a braqué ses feux sur l'Afghanistan
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Bhoutan

Jeune public

PHÖRPA - La coupe
Réalisateur : Khyentse  Norbu
En juillet 1998, la vie d'un monastère tibétain en exil en Inde, au pied de l'Himalaya, est perturbée. Des graffitis couvrent les murs. Les jeunes moines s'échappent la nuit. Tous ces jeunes novices sont enflammés par une passion bien peu spirituelle : la coupe du monde de football. Gekö, le surveillant général du monastère, a bien du mal à canaliser les jeunes moines. Le plus passionné est Orgyen, fou de football. Il parvient à obtenir des autorités du monastère la permission de suivre la retransmission du match à la télévision. Comment faire quand on est en Inde, isolé de tout et qu'on ne possède pas de téléviseur ?
Inspiré de faits réels, ce film plein d'humour, permet au jeune public d'approcher la civilisation bouddhiste, le Tibet, l'enfance, l'amitié. Derrière l'étrangeté, on découvre le semblable ;  les personnages tout en étant très lointains par le cadre sont en fait très proches. Les bêtises des enfants au cours des cérémonies les rendent familiers et attachants, tout comme Gekö, attentif et tendre tout au long du film.

Chine

Visages des Cinémas d’Asie Contemporains

SE JIE - Métamorphose
Réalisateur : Zhong Qiang
A est chauffeur de taxi. Il vient de divorcer. B est un homme d'affaires marié à une jeune et jolie femme, C. Le couple habite dans l'appartement juste en face de celui de A. Lorsqu'elle sort, C prend souvent le taxi conduit par A. A la trouve trop fière et même mystérieuse. D, une jeune fille venue d'une autre ville, s'installe dans l'appartement en face de celui de A. Le balcon de A est très proche de celui de D. A est si curieux de tout savoir sur D qu'il a placé un grand miroir sur son balcon afin d'observer de près les agissements de sa voisine. Un jour, A est témoin d'un accident de voiture. La victime n'est autre que B. A ouvre l'attaché - case de B et prend un téléphone cellulaire pour chercher de l'aide. Mais il trouve 10 000 yuan. Lorsque C arrive à l'hôpital, B est inconscient. Le policier qui enquête sur l'accident s'aperçoit qu'il y a de l'argent qui manque. Comme d'habitude C prend le taxi conduit par A mais A trouve qu'elle n'est plus la même. Mais qu'ont-ils en commun A, B, C et D ? Peut être bien que la clé de cette énigmatique équation se trouve dans les gestes de la  dame qui tient le kiosque à journaux en bas de l'immeuble…



YOU REN XIHUAN LAN - Lan Yu (Hong Kong)
Réalisateur : Stanley Kwan 
Pékin, 1988. Tout a toujours réussi à Chen Handong qui parvient à la moitié de sa vie pleinement satisfait. Il dirige une société de courtage en pleine expansion et s'il travaille beaucoup, il profite aussi largement de sa vie. Liu Zheng, son meilleur ami et associé, connaît les penchants de Chen Handong pour les hommes.
Lan Yu qui a grandi à la campagne, arrive à Pékin pour y faire des études d'architecte. Il n'a que très peu d'argent, et comme beaucoup de ses camarades étudiants, il est prêt à tout pour en gagner.
Liu Zheng lui a proposé de se vendre pour une nuit au propriétaire d'un club gay. Ce soir là, Chen Handong est présent et empêche le jeune homme de mettre son projet à exécution. Il l'emmène chez lui.
Rarement l'homosexualité a été traitée avec autant de pudeur et de sensibilité. Aborder ce sujet est encore tabou dans la Chine d'aujourd'hui.


LAU LIN PIU PIU - Durian, Durian (Hong Kong)

Réalisateur : Fruit Chan
Hong Kong.  Ah Fan vient d'un petit village de la Chine  du  sud. Son visa pour Hong Kong, retrocédé à la  Chine en 1997,  mais ayant un statut particulier, a expiré. Elle lave à longueur de journée des assiettes pour un petit restaurant, dans une ruelle de Mong Kok. Elle subvient ainsi aux besoins de sa famille. Bien qu'elle soit dans l'une des villes les plus prospères du monde, tout ce qu'elle voit, ce sont de grands immeubles se reflétant dans l'eau trouble de sa bassine.
Yin vient du nord de la Chine. Elle est à Hong Kong pour la même raison qu'Ah Fan : l'argent. Elle travaille comme prostituée à Mong Kok. Un jour, le compagnon de Yin est attaqué sous les yeux d'Ah Fan. C'est une arme étrange qui le blesse : un durian, fruit tropical, hérissé d'épines. Trois mois plus tard, Yin retourne dans le nord de la Chine, laissant derrière elle tous ses souvenirs de Hong Kong. Une vie monotone et triste l'attend. Un jour, pour le Nouvel An, elle reçoit un colis. En l'ouvrant, elle découvre un durian: c'est un cadeau d'Ah Fan. Ce fruit étrange malodorant, mais savoureux, lui rappelle Hong Kong.
Comme le durian dans la neige, ses souvenirs resteront dans son c?ur à jamais.
Avec Durian, durian, Fruit Chan ouvre le premier volet d'une nouvelle trilogie dédiée au monde de la prostitution avec en toile de fond la Hong Kong post - rétrocession. Le deuxième film Hollywood – Hong- Kong vient d'être achevé.


Ici et là-bas

AUGUSTIN, ROI DU KUNG-FU
Réalisatrice : Anne Fontaine

Augustin Dos Santos est revenu sur nos écrans. Ce drôle de personnage burlesque, à la fois rêveur et obstiné, ce phobique des contacts physiques, à la suite d'un rêve où lui est apparu un maître de film de kung-fu, n'a plus qu'une idée en tête : jouer « des rôles très physiques » dans des films de kung-fu. Il va tenter de le réaliser au bout du monde, dans le 13e arrondissement , le Chinatown parisien, à vélo bien évidemment.
Le kung-fu, la Chine, les Chinois, il ne les connaît que par des clichés partagés d'ailleurs par les rares Français rencontrés dans ce quartier parisien si particulier : René, vieux garçon homosexuel, vendeur dans le bazar « l'Asie pas cher » qui l'héberge quelque temps. Boutinot, professeur à l'initiative des Amitiés franco - chinoises du quartier ; Ling, l'acupunctrice dont les aiguilles vont contribuer au rapprochement des peuples.
Un jour Augustin s'éveillera … en Chine.
Augustin, roi du kung-fu est une comédie d'auteur légère et subtile. « J'avais l'impression de ne pas avoir vraiment fait le tour d'Augustin. J'avais créé, avec Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, l'acteur qui l'incarne, un portrait, une chronique, mais il n'y avait aucune situation qui lui permettait d'évoluer, ni surtout de faire l'expérience de l'altérité… Or ce qui m'intéresse, c'est d'avoir une vision  romanesque sur son destin ». Anne Fontaine


Jeune public

NEZHA NAO HAI - Le Prince Nezha triomphe du roi dragon
Réalisateur : Shushen Wang
Cela fait trois ans que le gouverneur de garnison Li Jing attend que son épouse donne naissance à l'enfant qu'elle porte. Elle accouchera donc, mais d'une fleur d'où sortira un garçon minuscule, nommé Nezha. Le génie Tai Yi lui fait alors présent de deux talismans : un anneau d'or et une écharpe magique. Lorsque Nezha a sept ans, advient une grande sécheresse. Le Roi-Dragon de la mer de l'Est fait kidnapper les enfants de la région pour les dévorer…
Le cinéma d'animation chinois, totalement sinistré pendant la Révolution Culturelle, a dû attendre jusqu'en 1976 pour faire sa réapparition. C'est en 1979 que S. Wang réalise son premier dessin animé en scope, Le Prince Nezha triomphe du Roi-Dragon, film fantastique pour enfants. Ce film d'air, d'eau et de feu, riche de références à la mythologie et aux contes chinois, est fascinant à plus d'un titre, par sa naïveté et pourtant sa quasi-abstraction. Par opposition aux décors généralement monochromes, épurés, les personnages et objets en action sont traités splendidement par la précision et la finesse du dessin.


XILU XIANG - Little Cheung
Réalisateur : Fruit Chan
Xilu Xiang (Little Cheung) est un petit garçon de neuf ans qui travaille après l'école comme livreur pour son père, restaurateur. Il est aimé de tous et reçoit de généreux pourboires qu'il partage avec Fan, jeune clandestine de son âge qui doit aider sa famille. Ses parents absorbés par leurs occupations professionnelles, s'occupent peu de lui. Il trouve réconfort et tendresse auprès de sa grand-mère et de la bonne philippine, Ami. Il entend parfois parler d'un frère aîné qui a été chassé de la maison après avoir rejoint la mafia. Il part à sa recherche, ce qui provoque une violente colère de son père.
Little Cheung est le troisième volet d'une trilogie humaine et politique sur un épisode essentiel de l'histoire de Hong Kong : sa rétrocession en 1997 à la Chine (chacun des trois films peut être vu comme une œuvre indépendante). Pour Cheung et Fan, les conceptions d'état, de frontière, ne veulent pas dire grand chose. Ils sont confrontés à la complexité d'un monde dur où le seul repère est l'argent. Mais c'est avec humour et sensibilité que les enfants, non professionnels, réagissent.
Fruit Chan, se basant sur une réalité sociale qu'il connaît bien, filme des « petites gens », des « vrais gens » que le cinéma commercial de Hong - Kong n'a que très rarement montrés.

Corée du Sud

Ici et là-bas

KIM-UI-CHONJAENG - Le combat de Kim
Réalisateur : Kim Young-bin
Nous sommes au Japon. Kim Hee-roo vient de tuer deux yakuzas et en attendant l'arrivée de l'inspecteur Ohasi, il tient en otage les clients d'un hôtel où il s'est réfugié.Le père de Kim a dû, comme de nombreux Coréens, immigrer au Japon pendant l'occupation japonaise. Il est mort d'un accident du travail. Sa mère s'est remariée avec un Coréen. Kim est né au Japon, mais il a toujours souffert de ses origines coréennes. Il a connu la pauvreté et la violence des rues. Il a déjà fait six séjours en prison quand il atteint l'âge adulte. Quand il décide de rentrer dans le droit chemin, il ne peut y parvenir. Il tombe amoureux d'une Japonaise, Husako, chanteuse dans une boite de nuit. Soga Yukio, chef des yakusas est lui aussi amoureux de Husako. Il ne supporte pas de voir Kim et Husako ensemble ; il les menace. Kim décide alors de tuer Soga et l'un de ses acolytes. Lorsque l'inspecteur Ohasi arrive à l'auberge, Kim veut lui faire connaître les raisons de son geste meurtrier.
Ici et Là-bas : de nombreux Coréens vivent au Japon et subissent des discriminations raciales. Le combat de Kim permet d'aborder ce problème.

Inde

Vidéo documentaire

MATTI KE LAL - Fils de la terre

Réalisatrice : E. Leuvrey

En Inde, dans un quartier du vieux Delhi, un homme se bat chaque jour sans relâche, contre l'Histoire, contre l'époque, contre les faiblesses des hommes, mais aussi contre Dieu. Guru Hanuman a choisi d'offrir sa vie à son pays, aux enfants de son peuple. Fondateur d'une école, il enseigne la lutte aux orphelins des rues, la lutte traditionnelle kushti, celle qui se pratique dans l'arène de boue et celle de l'homme face à son destin.
Rencontre avec cet homme de quatre vingt dix-huit ans, né avec le siècle, et nourri du sentiment de libération pour l'indépendance : une légende vivante de la lutte en Inde.

Japon

Visages des Cinémas d’Asie Contemporains

ARUKO-HITO - L'homme qui marche sur la neige

Réalisateur :  M. Kobayashi
Mashike, une ville de l'île d'Hokkaido.
Nobuo Honma, 63 ans, est producteur de saké. Il vit avec Yasuo, son fils cadet, qui a repris l'entreprise familiale. Il est tyrannique avec lui. Depuis la mort de sa femme, deux ans auparavant, la vie de Nobuo est rythmée par de longues promenades dans la campagne couverte de neige jusqu'à un élevage de poissons. Quotidiennement, il observe le développement des alevins de cet élevage industriel.
Le deuxième anniversaire de la mort de sa femme approche. Le vieil homme insiste pour que Ryochi, son fils aîné, soit présent à la cérémonie. Yasuo, qui vient d'être abandonné par sa petite amie, le rencontre. Une querelle éclate entre les deux frères.
Le jour de la commémoration, Ryochi et sa compagne, enceinte, sont présents. Ils ont pris la décision de remplacer Yasuo aux côtés du père et donc de s'installer à Mashike. Mais l'atmosphère est pesante. De nombreux non - dits resurgissent.


TENKU NO ESKAFURONE - Escaflowne
Réalisateur : Kazuki Akane
Hitomi, jeune lycéenne de 17 ans n'a plus envie de vivre… Elle entend une voix et se retrouve emportée par une force mystérieuse sur Gaïa, une planète d'où l'on peut voir la terre et la lune.  Elle est dans un monde « fantastique médiéval » où se déroule une guerre sans merci. Elle  oppose l'armée du dragon noir, avec à sa tête l'inquiétant Folken, à un groupe de rebelles, anciens rescapés des régions anéanties , dirigé par Van, jeune prince déchu qui aurait dû être le roi du peuple dragon.
Hitomi ignore que c'est elle qui décidera du sort de Gaïa. Grâce à la légendaire  armure dragon blanche, l'Escaflowne, aux pouvoirs surnaturels, contribuera-telle à la destruction ou à la survie de ce monde surnaturel ?
Des décors splendides pour cette version cinématographique de Vision of Escaflowne. A noter aussi, l'extraordinaire accompagnement musical de Yoko Kanno.


GINGA EIYU DENSETSU - Les héros de la galaxie
Réalisation :  Noboru Ishiguro – Auteur : Yoshiki Tanaka
La galaxie est divisée en deux factions opposées : l'Empire galactique et l'Alliance des planètes libres. Depuis 150 ans,  une guerre les oppose. la corruption règne dans les deux camps. Ils ont besoin de têtes nouvelles.
Reinhart von Musel, le plus jeune capitaine de l'empire et  Yan Wanglee, jeune capitaine de l'alliance vont s'affonter. L'un et l'autre doivent non seulement commander leurs troupes mais faire face à des rivalités internes.
Tiré d'un best-seller du roman de science-fiction, qui nous projette 16 siècles  en avant, ce long métrage reprend une longue série de 52 épisodes.


BLOOD THE LAST VAMPIRE
Réalisation : Hiroyuki Kitakubo
Nous sommes au Japon en 1966. Des cas de suicide suspects sont constatés aux alentours de la base aérienne américaine de Yokota. Le lycée américain n'est pas épargné par ces disparitions. La proximité de la fête d'Halloween détend l'atmosphère. Arrive dans cet établissement fréquenté par de jeunes Américaines, Saya, une jeune Japonaise sombre et solitaire. Elle n'est pas là pour étudier. C'est un agent très spécial à la solde des services secrets américains chargé d'éliminer par tous les  moyens un groupe de vampires sanguinaires à l'apparence humaine.
Ce film est un film de genre, un film d'action. Mamoru Oshii (Ghost in the shell) est à l'origine de ce projet supervisé par sa compagnie la production IG.
Alors que le studio menait en parallèle Jin Roh (un des derniers dessins animés sur cellulo de très haute qualité), Blood the last vampire est intégralement tourné en numérique.


Jeune public

SERO-HIKI NO GÔSHU - Goshu le violoncelliste
Réalisateur : Isao Takahata
Goshu est un apprenti musicien timide qui aimerait pouvoir égaler un jour son modèle : Ludwig van Beethoven. Il manque d'expérience musicale et surtout de confiance en lui. Il est souvent blâmé par son chef d'orchestre et subit les moqueries de ses camarades. Il décide de s'entraîner seul, la nuit. Malheureusement, ses efforts ne sont pas immédiatement récompensés et ses progrès bien lents. Il reçoit la visite de petits animaux, un chat, un coucou, un blaireau et une souris des champs, qui viennent l'encourager et lui inculquer des vertus  telles que la patience, la rigueur et le goût de la communication. Enfin rassuré, Goshu est prêt désormais à affronter le public.
En 1975, I. Takahata s'entoure de solides collaborateurs et commence la réalisation de Goshu le violoncelliste. A cette époque, les films et les séries animées inspirées d'œuvres d'écrivains japonais demeuraient une curiosité. Pour cause d'exotisme, les auteurs européens étaient en vogue. Il faudra six ans pour que le film puisse être montré au public nippon. Adapté d'une nouvelle de Kenji Miyagawa, l'un des auteurs les plus lus de son siècle, ce dessin animé tendre et poétique est toujours projeté dans les salles japonaises.


Vidéo documentaire

REGARDEZ-MOI, JE VOUS REGARDE, KOJI INOUÉ PHOTOGRAPHE SOURD
Réalisatrice : Brigitte Lemaine
Koji Inoué est né en 1918 et mort en 1993. A l'âge de 3 ans, il est victime d'un accident et devient sourd.
Photographe dès son plus jeune âge, il perd tous ses négatifs dans un bombardement. Il abandonne son métier d'ébéniste pour ouvrir dans les années 50, une boutique et un club photos pour sourds dont l'importance ira en augmentant. Grâce à l'aide de son fils qui intéresse un directeur artistique à son œuvre, il expose et publie ses photos au Japon et en France à la fin de sa vie.
A travers le récit en langue des signes d'un comédien sourd, nous découvrons ses photos, sa vie, ses thèmes favoris. Son regard de photographe sourd est-il le même que celui des autres photographes ? Que nous apprend-il de la sensibilité du sourd, sur sa place dans la société japonaise de l'après-guerre ? Nous le regardons, comme il a regardé ses contemporains, témoin d'une écriture visuelle.
Grâce à un parcours plein d'embûches, « je me suis mise à considérer que la proximité avec la surdité était devenue pour moi un atout considérable pour voir le monde à travers un autre prisme et pour chercher à faire évoluer les mentalités. Le signe, c'est le contraire de l'enfermement et pour beaucoup le seul moyen de s'exprimer. Pour nous tous, ce pourrait être une arme pour abattre les frontières et mieux comprendre les autres ». B. Lemaine

Laos

Vidéo documentaire

MÉMOIRE D'OR, MÉMOIRE DE SOIE
Réalisatrice : Catherine Choron-Baix
Tiao Nithakhong Somsanith, descendant de la branche du vice-roi de l'ancienne monarchie de Luang Prabang, au Laos, fut initié dès l'enfance aux arts de cour et notamment à la broderie au fil d'or qui en constitue l'un des fleurons. Aujourd'hui immigré en France, il perpétue cette activité créatrice qui le maintient en lien étroit avec la terre de ses ancêtres. L'artiste brodeur, filmé à Orléans, sa ville d'adoption et à Luang Prabang, où il vit le jour, témoigne de la richesse technique et symbolique de son art et du double combat qu'il livre : celui de la sauvegarde d'un patrimoine unique et celui de sa reconstruction personnelle dans l'exil, au travers de ce travail de mémoire.
Ici, à Orléans, là-bas, à Luang Prabang, Tia Nithakhong Somsanith brode avec du fil d'or. C. Choron-Baix filme avec beaucoup de sensibilité cet homme exilé, gardien unique en occident d'une tradition anéantie par des guerres aveugles au Laos. Les nombreux gros plans sur les broderies ne sont pas là uniquement pour nous faire admirer la maîtrise parfaite du brodeur et la beauté de l'objet. Ils imposent de ne pas conserver en occident la perfection de cet art, mais l'ardente nécessité de le transmettre sur place, au Laos, aux jeunes générations. La broderie n'étant qu'un point de départ, les autres arts suivront.  

Mongolie

Ici et là-bas

NIISLEL KHUU - Le garçon de la capitale
Réalisateur : B. Jamsran
Danshit vit avec sa famille à la campagne. Sa fille,  Dulam Suren, a eu un enfant avec un vétérinaire de passage dans la région. Elle élève seule son enfant.
Batkhishig, un jeune citadin devenu éleveur de chameaux, est leur nouveau voisin. Il ne connaît rien à l'élevage, pas davantage aux chameaux, mais a remarqué la belle Dulam Suren.

Philippines

Ici et là-bas

LIS MOI MA LETTRE
Réalisatrice : Ligaya del Fierro
Dans une petite ville de province aux Philippines, une mère dicte à sa fille une lettre. Elle est adressée au fils qui étudie à Manille. Tous les espoirs et tout l'argent de la famille lui sont consacrés
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Singapour

Visages des Cinémas d’Asie Contemporains

MISS WONTON - Miss Nouilles
Réalisateur : Meng Ong
Tout juste arrivée de Chine, Ah Na se rend au Buddha's Happiness, un restaurant chinois de New York où travaille un ami originaire de la même région qu'elle. Au fil des conversations, elle apprend des autres employés le difficile destin des immigrés qui se sont succédés dans les cuisines du restaurant. Mais Ah Na ne se laisse pas décourager, bien décidée à conquérir sa part du rêve américain et à reconstruire sa vie. Soupçonnée d'être atteinte du sida, la jeune fille a en effet dû fuir son village natal, ne pouvant faire face aux persécutions, agressions et menaces de mort des habitants. Déambulant un jour dans la gare de Grand Central, elle découvre un lieu où des femmes immigrées se rassemblent pour échanger des nouvelles du pays et rencontrer des hommes américains. Elle rencontre Jack, figure de l'Américain idéal, qui comme il se doit, a un bon job, une grosse voiture et une maison en banlieue. Le tableau semble parfait et le rêve exhaucé, jusqu'à l'arrivée de la mère d'Ah Na… Cette expérience singulière et intime où les anciens repères doivent s'accomoder de références nouvelles, semble inhérente à l'exil et à la quête d'une vie meilleure. A la recherche de nouveaux repères, Ah Na comme ses compatriotes immigrés, mêle croyances traditionnelles chinoises et mythes occidentaux modernes. « Comme le film relate le voyage initiatique  de cette jeune fille, il fallait absolument que le style en soit le reflet. Un peu comme dans un vieux film chinois, le début de miss Wonton est très marqué par l'imaginaire et le rêve ». Meng Ong.

Taïwan

Visages des Cinémas d’Asie Contemporains

REN JIAN XI JU - La comédie humaine
Réalisateur : Hung Hung
Taiwan, au début de ce siècle. S'inspirant librement du « Livre des vingt quatre piétés filiales », compilation des contes moraux de Confucius, Hung Hung entremêle, en sept épisodes, quatre histoires qui nous laissent deviner la désintégration sociale d'une société chinoise en transition.Une jeune fille travaille dans un magasin de chaussures d'un quartier très animé de Taipeh. Elle n'a dans la vie qu'une seule passion, Tony Leung, célèbre acteur et chanteur de Hong KongA Xing est un jeune acteur dirigé par un metteur en scène atteint du sida, qui exige du jeune homme qu'il joue nu certaines scènes ; la mère d'A Xing sera dans la salle.Vicky et son amoureux habitent un appartement où ils découvrent avec horreur des cafards. Il n'est plus question d'y vivre. Ils partent à la recherche d'un nouvel appartement.Darren, récemment divorcé a beaucoup de mal à rompre définitivement les liens avec Caixa, son ex-femme. Une nuit de tempête, il l'emmène à l'hôpital. Dans la grande tradition de la « Comédie Humaine » de Balzac, ce film est une comédie humaine dont l’humour ne provient pas d’arlequinades mais du regard sain qu’il porte sur le comique de nos relations sociales.


Ici et là-bas

NI NEI PIEN CHI TIEN - Et là-bas quelle heure est-il ?
Réalisateur : Tsai Ming-liang
Hsiao Kang est un vendeur de montres  peu convainquant dans les rues de Taipei. Il a perdu son père, quelques jours avant sa rencontre avec Shianh-Chyi. Sur le point de partir à Paris, elle désire à tout prix une montre à double cadran. Il n'en possède qu'une, la sienne, il lui vend.
Hsiao Kang vit avec sa mère, cloîtrée dans son appartement, dans l'attente de la réincarnation de son mari. Il s'évade de cet univers oppressant en tentant de se mettre à l'unisson de Shiang Chyi en regardant en boucle  Les 400 coups de François Truffaut, ou mieux encore, en ayant cette idée folle et poétique à la fois de mettre toutes les horloges, réveils, montres de Taipei à l'heure de Paris. Paris où Shiang Chyi souffre de la même solitude que Hsiao Kang ou sa mère à Taipei. A la fois loin de Hsiao Kang par la distance, elle est proche de lui quand elle rencontre Jean-Pierre Léaud, le héros des 400 coups, dans un cimetière.
Ce cinquième film de Tsai Ming-liang, tourné entièrement en plans fixes, ne désorientera pas les spectateurs de ses précédents films : mêmes acteurs, même appartement, même gros poisson blanc.
Hommage d'un fils à son père, d'un acteur au sien, d'un cinéaste à un autre cinéaste, Et là-bas quelle heure est-il ? est un film sur la solitude urbaine, le deuil, la réincarnation, l'immense décalage des rapports humains, les illusions brisées, l'écoulement du temps et sa pression sur l'homme… L'humour noir est omniprésent, teinté parfois d'une pointe de burlesque.

Tibet

Vidéo documentaire

MOINES DANSEURS DU TIBET
Réalisateur : J.-P. Devorsine
Les moines du monastère tibétain de Shechen, emmenés par Matthieu Ricard, moine bouddhiste, traducteur du Dalaï Lama, écrivain, photographe, sont invités par Ariane Mnouchkine à présenter, durant quinze jours, leurs danses sacrées au Théâtre du soleil à Paris en février 2001.
Ce film relate l'histoire étonnante et attachante d'une rencontre entre Théâtre et Sacré, entre acteurs et moines danseurs, où la parole d'Ariane Mnouchkine et les explications de Matthieu Ricard nous apportent un éclairage unique sur la signification de ces danses monastiques.
De monastère en théâtre, nous percevons l'immense richesse philosophique et artistique que ce peuple tibétain, par son combat pacifique, s'évertue à sauvegarder.
Ici, à la Cartoucherie de Vincennes, là-bas, dans le monastère tibétain de Shechen, devant des spectateurs occidentaux totalement étrangers à cette forme de  culture, ou devant les moines, au cours de cérémonies rituelles, l'enchantement, l'envoûtement suscités par les moines danseurs du Tibet sont les mêmes.
  

 
 
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