Afghanistan
• Thématique : familles d'Asie
KABULI KID - L'enfant de Kaboul (2008)
Réalisateur : Barmak Akram
Kaboul 2009. C’est l’été. Sous un beau ciel bleu, Khaled, chauffeur de taxi , est sur le chemin du retour. Il va retrouver sa femme et ses trois filles. Il prend en charge une dernière cliente, voilée, qui part en abandonnant son bébé sur la banquette arrière.
Que faire de l’enfant? Comment retrouver sa mère ? Pourquoi l’a-t-elle abandonné ? Dans le sillage de Khaled qui cherche un endroit où placer cet enfant, on part pendant 36 heures à la découverte de Kaboul. Il nous guide dans la découverte de la réalité de cette ville et de ses passages secrets.
Voyage mouvementé, picaresque et souvent drolatique dans une ville qui depuis près de trente ans a tant souffert. Le film aborde le problème des enfants sans famille ou à la recherche d'une famille, celui aussi de la tradition en Afghanistan qui veut qu'une famille sans enfant mâle ne soit pas une vraie famille et bien sûr celui de la condition féminine dans une société sclérosée. Commander
Barmak Akram
Barmak Akram est né en 1966 à Kaboul. En 1981, il vient en France en tant que réfugié politique. Il est diplômé de la FEMIS, de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts et de l’Ecole nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Compositeur et interprète de musique, il réalise des films documentaires. L’enfant de Kaboul est son premier long métrage écrit en collaboration avec Jean-Claude Carrière.
Cambodge
• Documentaire
Cambodge-France
Les Egarés (2010)
Réalisatrice : Christine Bouteiller
Rescapés de 30 ans de guerres au Cambodge, ils ont été rapatriés en 1992 parmi les 380 000 réfugiés des camps de la frontière thaïlandaise, et réinstallés dans un village construit pour eux par les Nations Unies.
Comment rebâtir une société unie après un tel éclatement ? "Ceux qui sont restés" ont vu arriver avec méfiance ce déferlement de familles devenues étrangères en 13 ans d'exil, menaçant leurs terres et leur équilibre. Les villageois ont donné aux anciens réfugiés un sobriquet que ces derniers portent encore aujourd'hui : les "égarés".
Dans un monde qui compte aujourd'hui 26 millions de déplacés, les Egarés tentent à leur manière - lentement mais avec opiniâtreté - de survivre et de se réinsérer, tout en se battant pour l'avenir de leurs enfants. Ce film est un hommage à leur détermination.
Christine Bouteiller
Christine Bouteiller a 34 ans. D'abord monteuse, elle a réalisé son premier film documentaire en 2001. En 2004, elle devient attachée audiovisuel à l’Ambassade de France de Phnom Penh. En 2006, elle s’associe au Cambodge à des productions audiovisuelles dans le cadre de projets de développement (OXFAM AFD, UNDP, ...). Les Egarés est son dernier film documentaire.
Filmographie
2001 : La Lune à l’envers
14/18 Les derniers témoins
2002 : Femmes de l’Ombre
2003 : les Crimes de la Belle Epoque
Cambodge-France
Le Veilleur (2010)
Réalisatrice : Céline Dréan
Dans un grand hôtel parisien, le veilleur de nuit dessine, insatiable. Depuis plus de vingt ans, Séra, artiste franco-cambodgien, encre les planches de ses bandes dessinées dans le silence de la nuit. Exilé en France avec une partie de sa famille depuis la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges en 1975, c’est à la force du pinceau qu’il retrace son histoire. Ici le dessin, l’atelier, le refuge de l’hôtel. Là-bas le soleil, les souvenirs, les questions. Alors que les mots affleurent et que la mémoire prend forme, il lui reste encore, comme à tout le peuple cambodgien, à chasser les fantômes.
"S’il a quitté le pays avant que la barbarie ne s’y installe, il a reçu le drame khmer en héritage. Cette histoire l’a modelé, habité, et il se bat, encore aujourd’hui, pour trouver tous les contoursd’une identité malmenée. " Céline Dréan
Céline Dréan
Céline Drean est née à Nantes en 1975. Elle suit des études de cinéma à Rennes. En 1998, elle devient directrice de production chez Vivement Lundi ! et forme des enseignants.
Filmographie
2004 : Pollux super star
2006 : Rodrigue as-tu du coeur ?
2007 : La mémoire d’Alan
2010 : Le Veilleur
• Francophonie d'Asie : Cambodge, Rithy Panh, avant et après
La forêt enchantée (1966)
Réalisateur : SAS Norodom Sihanouk
Un groupe de chasseurs de la haute société cambodgienne progresse dans une forêt profonde. La belle Kolap se plaint au gouverneur de ce que les animaux semblent, comme par magie, leur échapper. Kolap ne croit pas aux génies protecteurs qu’il évoque, contrairement à son amie Eliane. Piero, le frère d’Eliane, déteste la chasse. Dans la grotte où ils s’abritent d’une averse, Piero et Kolap s’embrassent. Une jeune fille, Preah Anoch, leur apparaît, qui les invite au palais de son frère, Preah Angk. Ils sont conviés à un repas, puis à un spectacle de danses exécutées par Preah Anoch. Eliane est conquise, alors que Kolap fait une scène de jalousie à Piero. Le lendemain, Preah Anoch repousse les avances de Piero, tandis que Preah Angk, se révélant être le génie des lieux, et Eliane se rapprochent.
SAS Norodom Sihanouk
Norodom Sihanouk, roi du Cambodge est très certainement le réalisateur cambodgien qui a tourné le plus de films. Très cultivé, il s’est intéressé à toutes les formes d’art mais il voue une passion toute particulière au cinéma. "Mon amour pour le cinéma remonte aux années 1930 quand j’étais étudiant au Lycée français de Saigon... je n’ai jamais considéré mes films comme un simple divertissement ou une activité essentiellement artistique. Je voulais montrer mon pays, son passé et son histoire contemporaine, sa culture, son peuple et exprimer mes sentiments à propos de certaines facettesde la vie de notre nation". Norodom Sihanouk
La joie de vivre (1969)
Réalisateur : SAS Norodom Sihanouk
Le commissaire Siporak et l’inspecteur Sam Baun opèrent une descente dans un tripot de luxe de Kirirom tenu par le prince Chantavong, sous couverture de serres d’orchidées. Son épouse Sulpra, qu’il délaisse, se donne du bon temps avec son neveu. Son mari arrêté, elle fait la connaissance de Sneha Sambat, promoteur de complexes hôteliers, qui l’emmène sur la plage d’une île au large de Sihanoukville. Libéré, le mari se lance à ses trousses en compagnie d’une "gâchette". Le nain qui pilote leur canot à moteur leur fait prendre un bain forcé. Tous vont se retrouver au dancing d’Etat de Pochentong. L’inspecteur Baun y découvrira que sa femme a été aussi indélicate que la belle Sulpra, à qui le prince Chantavong accorde son pardon.
NEAK SRË - Les Gens de la rizière (1994)
Réalisateur : Rithy Panh
Vong Poeuv, sa femme Yim Om et leurs sept filles vivent au rythme de la culture du riz. Sa récolte, aléatoire, source d'inquiétudes et de joie, est vitale pour la vie de toute la famille.
A la mort du père, Yim Om doit se débrouiller seule. Elle ne peut accepter la mort de son mari et glisse doucement dans la folie. Les filles aînées vont prendre en main le destin de toute la famille.
Les gens de la rizière est un voyage au cœur de la culture cambodgienne. L'homme et la rizière ne font qu'un. L'homme travaille la terre et inversement. Le cycle ancestral de la culture du riz, trame dramatique du film, rythme cette vie, la précipite, la ralentit, la change, animant bruyamment les rizières puis nous donnant à entendre le silence de la nature... " Rithy Panh. Commander
Bophana, une tragédie cambodgienne (1996)
Réalisateur : Rithy Panh
Révolté par la corruption du régime Lon Nol, Ly Sitha rejoint les maquisards communistes. Hout Bophana et Ly Sitha, séparés, s'écrivent des lettres d'amour et se retrouvent après la prise de Phnom Penh.
La victoire des Khmers rouges sera pour eux aussi le début du cauchemar. Arrêtés, torturés, contraints à d'invraisemblables aveux, ils seront tous deux exécutés en 1976.
A travers le destin tragique de ce jeune couple, ce film propose de revenir sur les années sombres du Cambodge. Le Centre de ressources audiovisuelles de Phnom Penh créé par Rithy Panh porte le nom de la jeune femme. Commander
La Terre des âmes errantes (1996)
Réalisateur : Rithy Panh
En 1999, les travaux de pose du premier câble de fibres optiques commencent au Cambodge.
Cette “autoroute de l’information ” dont le but est l’intégration dans l’économie mondiale, doit rejoindre celle qui part d’Europe et, suivant la Route de la Soie, relier la Chine. Ces travaux impliquent le creusement d’une tranchée d’un mètre de profondeur, de la frontière thaïlandaise à la frontière vietnamienne, pour y enfouir le câble à peine plus gros que le pouce.
C’est là l’occasion pour de nombreux Cambodgiens - paysans pauvres, soldats démobilisés,
familles sans ressources- de trouver du travail. La tranchée rencontre les mines et la présence obsédante des millions de morts dont les âmes "errent", harcelant les survivants, faute de sépultures. Tout au long de son creusement à la pioche, à la houe, à la main, elle met en scène l’angoisse de pouvoir continuer à travailler tout en subissant quotidiennement la violence économique. Commander
S21, la machine de mort khmère rouge (2002)
Réalisateur : Rithy Panh
Au Cambodge, sous les Khmers rouges, S21 était le principal « bureau de la sécurité ». Dans ce centre de détention situé au cœur de Phnom Penh, près de 17 000 prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés entre 1975 et 1979. Trois d’entre eux seulement sont encore en vie.
Le film tente de comprendre comment le parti communiste du Kampuchéa démocratique (l’Angkar, l’Organisation) a organisé et mis en œuvre sa politique d’élimination systématique.
Pendant près de trois ans, Rithy Panh et son équipe ont entrepris une longue enquête auprès des rares rescapés, mais aussi auprès de leurs anciens bourreaux. Ils ont convaincu les uns et les autres de revenir sur le lieu même de l’ancien S 21, actuellement reconverti en musée du
génocide, pour confronter leurs témoignages. Les mots ne suffisent pas pour décrire ce qui s’est passé là. L’implacable minutie de la machinerie du meurtre planifié échappe à l'entendement. Comme si la conscience refusait d'appréhender, et donc de mettre des mots d’aujourd’hui sur l'indicible. Commander
Les Gens d’Angkor (2003)
Réalisateur : Rithy Panh
A Siem Reap, sur le chantier de restauration de Ba phuong, une équipe d'ouvriers travaille à l'assemblage des pierres dispersées d'anciens bas reliefs.
S'y dessine peu à peu sous leurs yeux toute l'histoire des anciens Khmers. Un jeune vendeur à la sauvette s'interroge sur son avenir. Il rêve de devenir guide mais est trop pauvre pour aller à l'école. Un ancien paysan, devenu ouvrier des chantiers, se sent amputé de sa terre.
Et d'autres destins encore, s'entrecroisent et se rejoignent, pour finalement construire une histoire, comme celle qu’entremêlent les pierres du passé et du présent.
L'humour permet de dépasser l'angoisse de la survie quotidienne et l'art ancien de trouver des raisons de vivre.
Les Artistes du théâtre brûlé (2005)
Réalisateur : Rithy Panh
Le Cambodge est un pays aux rêves brisés. Il n’y a plus de théâtre, plus de salle de spectacle.
Les arts traditionnels et populaires sont en train de disparaître à leur tour, face à la concurrence de la télévision. Mais il existe encore des artistes. Dépositaires d'une tradition qu'ils ne peuvent transmettre, faute de structures, de soutien financier et de lieux de spectacle, ils sont condamnés à vivre dans la misère, ou à monter des spectacles exotiques pour touristes. Au Cambodge, on naît artiste, et on le reste.
"L’idée centrale du film est de rassembler des comédiens autour d’un projet emblématique de la réalité que nous vivons : quelque chose se décompose en nous, tout part en lambeaux, la dignité, l’identité... car nous sommes en train de perdre la mémoire."
Le Papier ne peut pas envelopper la braise (2006)
Réalisateur : Rithy Panh
Da, Mom, Sinourn, Aun Thom, Mab sont les occupantes d'un deux pièces du Building blanc au cœur de Phnom Penh qui ressemble à un lieu de transit, juste aménagé de nattes en
plastique. Elles ne possèdent rien, ne font pas d'économies. Elles ne se projettent pas dans l'avenir.
Le film se situe au plus proche de la vie donc de la mort spirituelle d’une prostituée.
L’ultime déchéance sociale se solde par l'injustice d’un processus irréversible : la destruction d’un corps.
"Le papier ne peut pas envelopper la braise" : cette phrase, confidence d'une prostituée, a donné le titre à ce film parce qu'elle résume le tragique de la situation dans laquelle se trouvent ces jeunes Cambodgiennes, contraintes de vendre leur corps à cause de la misère, de la faim, de la violence familiale, de la maladie d'un proche, de la drogue... Leur parole s’élève ici contre la négation de l'humain." Rithy Panh. Commander
L'important c'est de rester vivant - Au cœur de la folie khmère (2009)
Réalisatrice : Roshane Saidnattar
Roshane Saidnattar, rescapée des camps de la mort du Cambodge, rencontre le chef théoricien du pouvoir Khmer rouge, Khieu Samphân. Face au déni de ce théoricien de Pol Pot, la réalisatrice et sa mère retournent au Cambodge et retrouvent la force de parler.
L’important, c’est de rester vivant entremêle les souvenirs de la réalisatrice, le témoignage de sa mère ainsi que des archives inédites, le tout mis en parallèle avec l’entretien exceptionnel avec Khieu Samphân.
Ce film porte un regard, qui par sa résonance intime, nous dévoile une part de la folie qui a dévasté un peuple entier. "Il retrace l'histoire de cette période mais son vrai sujet est le silence de l'Histoire et le chemin à inventer aujourd'hui pour pouvoir raconter, pour que le peuple Khmer puisse se regarder et revivre en dépassant cette période tragique de son histoire". R. Saidnattar
Roshane Saidnattar
Roshane Saidnattar est née en 1970 à Phnom Penh d’une mère Cambodgienne et d’un père métissé indien. Après avoir traversé trois guerres successives, elle s’enfuit du Cambodge. A l’âge de 13 ans, Roshane arrive en France. Elle étudie le cinéma à l’université Paris VIII, est assistante de J.-J. Annaud, B. Tavernier et R. Panh. Elle a travaillé à la rédaction cambodgienne de RFI.
Filmographie
1995 : Danse de Sabar (d)
2003 : Wild Life Protection in Cambodia
Les larmes des étoiles khmères (d)
2004 : Eclaire et religieuse (cm)
2005 : Etoiles filantes (d)
2009 : L’Important c’est de rester vivant (d)
META HOUSE
Le programme M.E.T.A. a pour but de promouvoir les documentaires cambodgiens. Il a été mis en place par le premier centre de medias du Cambodge, le ‘Meta House’ (www.meta-house.com), en coopération avec le Goethe Institute.
Un Jour à l’usine, Un Jour autour des usines,
Un Jour hors de l’usine et Un Week-end avec le patron
ont été produits par des réalisateurs internationaux et des étudiants en communication cambodgiens sous lla tutelle de la M.E.T.A. (Ecole de Media, Education et Formation) avec le soutien des usines Better Factories Cambodia/ ILO et de la Fondations Friedrich-Ebert (FES) de Singapour.
Les étudiants participant à la mise en place et à la production de ces quatre courts métrages des usines sont Sao Sopheak (28 ans), Borei Sylyvann (25 ans), Lim Seang Heng (21 ans) et Ream Chamrouen (18 ans). Le film a été réalisé par le cinéaste américain Mark Hammond (L’Amour caché) et le fondateur de la « Meta House », l’Allemand Nico Mesterham. Les autres professionnels impliqués sont le caméraman Lach Chantha (Cambodge), Marc Eberle (Allemagne), Pascal-Mario Geisler (Allemagne), le monteur français Jean Mathis et le preneur de son et producteur musical allemand Jan Mueller. La bande-son présente une chanson originale de “The Messenger Band” le seul groupe de filles au Cambodge défendant une cause. Le groupe constitué d’ouvrières de l’habillement a vu le jour grâce à l’aide d’une ONG locale populaire le “Womyn’s Agenda for Change” (WAC). Les 7 chanteuses donnent souvent des concerts à la Meta House, à Phnom Penh, ainsi que pour des communautés en zones rurales.
L’industrie textile du Cambodge est un pilier majeur de l’économie du pays d’après la guerre. En 2007, les usines de vêtements employaient plus de 350 000 ouvriers et exportaient pour environ 3,7 milliards de dollars. La plupart des usines produisent pour des marques très connues aux USA et en Europe, comme Gap, Adidas, Levis, et H&M. En 2009, la crise globale économique a entrainé le licenciement de plus de 70 000 ouvriers. La plupart sont des jeunes femmes de milieu rural, peu éduquées qui contribuent souvent de façon cruciale à la survie de leur famille et à l’éducation de leurs frères et sœurs. En migrant de leurs milieux ruraux vers les grandes villes, elles se retrouvent loin de leurs origines.
Quatre courts métrages des usines (2010, 4 fois 8 minutes, VO khmère sous-titré anglais - sous-titrage électronique) analysent l’économie du point de vue d’ouvriers, d’une chef d’entreprise, de représentants syndicaux, d’entrepreneurs et de petites affairistes.
Dancing in the building (2009)
Réalisateur : Kavich Neang
Ce court-métrage documentaire s'attache à un groupe d'artistes cambodgiens, qui habitent tous ensemble un célèbre bâtiment du centre-ville de Phnom Penh, conçu durant les années 1960 par l'architecte Van Moni Vann. Récemment, les autorités cambodgiennes ont fait savoir, qu'elles veulent faire évacuer le lieu pour raser l'immeuble. C'est un sujet d'autant plus délicat, que les résidents ne pourront espérer aucune contrepartie financière.
"J'ai réalisé ce court-métrage documentaire pour parler de la culture cambodgienne et de ceux qui tentent de la transmette aux jeunes générations."
SMOT (2010)
Réalisateur : Kavich Neang
Le Smot, précurseur de la poésie cambodgienne est notamment récité au cours de funérailles ou lors de cérémonies bouddhistes. Suite à la longue période de guerre, cet art est tombé dans l'oubli et est aujourd'hui menacé de disparaître. Les jeunes générations, peu ou pas du tout familiarisées avec ce chant, lui vouent désamour et crainte. Le nombre de cambodgiens pratiquants sont donc très peu nombreux.
La situation pourrait pourtant évoluer grâce aux efforts du Centre des Arts Vivants du Cambodge, qui promeut la renaissance et la transmission des Arts traditionnels. Il a notamment permis à des pratiquants du Smot de la Province de Kampong Seu de pouvoir enseigner leur art aux plus jeunes.
Tous les protagonistes ont conscience que sans leurs efforts, le Smot risque de disparaître à jamais.
Kavich Neang
Kavich Neang est né à Phnom Penh. Après son bac en 2005, il s’est familiarisé avec les arts traditionnels khmers par l’intermédiaire du Centre des arts vivants du Cambodge et a étudié la danse traditionnelle khmère pendant sept ans. De 2007 à 2009, il a été assistant ingénieur son à la Cambodian Living Art’s Recording Studio. Il est actuellement en seconde année de réalisation de films numériques et télévisuels à l’Université de Limkokwing. Il a co-réalisé quatre courts-métrages et en tant que membre de Kon Khmer Kon Khmer (Film cambodgien, génération cambodgienne), il a co réalisé le long-métrage The twin Diamonds sous la direction de Davy Chou.
A Scale Boy (2010)
Réalisateur : Kavich Neang
Chan Sory, 14 ans, étudie la musique classique cambodgienne au Centre des Arts Vivants du Cambodge. Abandonné par son père à sa naissance, il se retrouve tout seul, à la disparition de sa mère, incapable de rembourser un prêt. Pour continuer à payer le loyer et ses frais de scolarité, il propose chaque soir, à des passants de les peser à l'aide d'un vieux pèse-personne en échange de quelques sous.
Au cours du régime des Khmers rouges, près de 90 % des artistes cambodgiens ont été massacrés. Beaucoup de formes artistiques anciennes sont aujourd'hui menacées de tomber dans l'oubli.
Heureusement, de nos jours, une petite communauté de gens prend la peine de redécouvrir ces arts.
Le Centre de ressources audiovisuelles Bophana
Le Centre Bophana recueille toutes les archives audiovisuelles sur le Cambodge : films, photos, musiques, sons. Il les restaure si nécessaire et les met à disposition du public, avec des animations ou des ateliers éducatifs pour que cette mémoire soit vivante. Des archives et des productions récentes sont présentées dans des projections itinérantesen province avec le soutien du Centre de ressources audiovisuelles dans la réalisation des films pour favoriser l’émergence d’un regard critique et promouvoir une production cambodgienne de qualité.
A Blurred Way of Life (2010)
Réalisateur : Liu Hao
Mot Nak, 14 ans, a perdu son père à l'âge de trois ans. Sa mère a depuis été infectée par le virus HIV par l'homme qu'elle avait épousé en secondes noces. Son état de santé allant en se détériorant, elle dépend aujourd'hui entièrement de Mot Nak. Mot Nak est l'aînée de quatre enfants. En raison de la précarité de la situation familiale, elle est incapable de suivre des études.
Comme beaucoup d'enfants de son village, elle est obligée de gagner sa vie à Phnom Penh en vendant des journaux.
Ce documentaire s'attache à la montrer dans son travail au quotidien et à montrer les conditions de vie de la famille restée à la campagne.
A Pedal Man (2010)
Réalisateur : Kavich Neang
Le film retrace le quotidien de Ta Chab, chauffeur de "cyclo" de 68 ans, dans ses efforts pour gagner une poignée de dollars par jour. Les cyclos font leur première apparition dans les rues de Phnom Penh en 1936 pour pallier le défaut d’une infrastructure de transports en commun. En 2008, on comptait près de 1400 "cyclos" dans la capitale cambodgienne, mais en raison de la croissance continue des nouveaux moyens de transport, leur nombre est retombé à moins de 1000 à ce jour. Le "cyclo" est également la trace d'un certainpassé qui a survécu au régime des Khmers rouges.
My Yesterday Night (2010)
Réalisateur : Soa Sopheark
A la fin du régime des Khmers Rouges, la province de Prey Veng est considérée comme l'une des plus pauvres du Cambodge. Srey Thy, 17 ans, décide de partir trouver un job à Phnom Penh pour subvenir aux besoins de sa famille. Comme beaucoup d'autres jeunes femmes khmères issues de la campagne attirées par les feux de la grande ville, elle se trouve confrontée à la dure réalité des choses. Elle travaille dans un bar, avant de devenir chanteuse dans un karaoké.
I can be who I am (2010)
Réalisateur : Chhoun Sarin
C’est l’histoire de deux jeunes femmes prises dès leur naissance dans leur village pour des garçons. Jour après jour, en grandissant elles comprennent que ce n’était pas ce qu’elles étaient censées être. De façon inattendue, leur comportement leur fait découvrir qu’elles ne sont pas ce qu’on croit qu’elles étaient. Malgré un certain soutien de leur familles et amis, elles doivent quand même mener le plus grand combat pour être acceptées en société. Pourtant elles ont la volonté d’exprimer qui elles sont et espèrent qu’un jour elles se sentiront acceptées et invitées à faire partie de ce monde.
Chine
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
LAO NA - Addicted to Love (2010)
Réalisateur : Liu Hao
Old Pop, ouvrier retraité d’une usine de Beijing, aime aller au marché avec son vieux collègue Lao Chang. Un jour, il reconnaît un visage qu’il n’a jamais pu oublier : Li Ying, son premier amour. Malgré la réticence de leurs enfants, tous deux commencent à se rencontrer en cachette. Découvrant que Li Yingsouffre de la maladie d’Alzheimer, Old Pop fait des petits jeux avec elle pour exercer son esprit.
"Rechercher ces moments bénits de la vie et sensibiliser à l’inquiétude de la responsabilité morale, éthique et commune de notre société sont parmi les raisons qui m’ont fait écrire et réaliser Addicted to Love. Les personnes âgées sont toujours considérées comme un groupe minoritaire dans ce monde impitoyable et matérialiste. A la différence de la génération plus jeune qui continue à avoir de nombreux choix de vie, les personnes âgées ne sont pas là pour vivre mais elles existent.
J’espère que Addicted to Love donnera un rayon d’espoir éphémère aux personnes âgées et cassera ce phénomène soit disant ‘normal’ de notre société, afin que l’inimaginable puisse exister et que les personnes âgées puissent vivre avec dignité la dernière partie de leur vie." Liu Hao
Liu Hao
Liu Hao est né en en 1969 à Shanghai. Il est diplômé de l’Académie du film de Beijing et a travaillé comme journaliste reporter à Shanghai et à Hong Kong.
De bout, son premier film, a reçu une mention spéciale au Festival International du Film de Berlin et a eu un succès critique en Europe. Son deuxième film, Two Great Sheep en compétition au FICA a obtenu le Prix NETPAC en 2005.
WANG LIANG DE LI XIANG - Wang Liang’s Ideal (2010)
Réalisateur : Gao Xiongje
Wang Liang, un boucher, épouse une jeune femme, Li Qiao, en payant la dette de sa famille. Mais Qiao refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui en prétextant préparer son examen d’entrée à l’université.
Après son échec à l’ examen, Liang espère commencer une vie familiale normale avec elle, mais elle s’enfuit à la ville. Liang part à sa recherche, décidé à la ramener avec lui.
L’idéal de Wang Liang est l’histoire d’une redoutable obsession. Alors que Liang est déterminé à ramener sa femme, Qiao est encore plus déterminée à le quitter, lui et la vie qu’il voulait pour eux deux.
Leur lutte, dont l’issue imprévisible se termine tragiquement, devient une critique sociale de la vie moderne chinoise évaluée à présent selon des critères économiques et académiques. Ainsi, bien que l’histoire suive Liang à la recherche de sa femme, le film est davantage la description de la vie de Qiao en ville et des conflits de la vie urbaine moderne. Qiao a été la victime de l’idéal de Liang. Elle est aussi une victime de la cruelle réalité.
Gao Xiongje
L’écrivain et réalisateur Gao Xiongjie est aussi un éducateur et chercheur qui a travaillé comme maître de conférences et directeur de thèses à l’Académie centrale dans la section études d’art dramatique. Il a écrit Il était Une fois sur la rivière Nanxi et parmi ses films se trouve Loop88, un voyage à Séoul.
• Jeune public
Malin comme un singe
Deng mingtian - Attendons demain ! (1962)
Réalisateur : Hu Xionghua
Quand il pleut, les animaux de la forêt disposent tous d’un abri où se réfugier, tous sauf le singe qui se fait copieusement mouiller. Un jour, il déclare qu’il va se construire une maison et lance des invitations pour le jour de l’inauguration. Tiendra-t-il parole ?
Houzi diao yu - Les Singes vont à la pêche (1985)
Réalisateur : Pu Jiaxiang
Quatre singes veulent attraper des poissons. Harpon, ligne, filet, ils essaient toutes les techniques. À force de mésaventures, finiront-ils par prendre quelque chose ?
Taoqide jinsi fiou - Le petit singe turbulent (1982)
Réalisateur : Hu Jinqing
Enfant capricieux, Petit Singe n’est pas toujours aimable avec ses camarades, au point que ceux-ci ont de moins en moins envie de jouer avec lui. Face au danger qui menace il devra changer d’attitude...
• Documentaire
CHANGU DE KEWANG - Desire of Changhu (2010)
Réalisateur : Huaqing Jin
Telle une barrière naturelle au désert du Nord-Ouest de la Chine, l’oasis Minqin de la province de Gansu peut disparaître dans les prochaines années. Les déserts de Bardain Jaran, de Tengger et de Kumtag risquent de finir par se rejoindre à cet endroit précis. Le film raconte les conditions de vie d’une famille du village de Changhu dans Mingin. C’est un témoignage de la confrontation et du combat entre l’homme et la nature dans le désert qui avance.
Huaqing Jin
Huaqing Jin est né en 1980. Il travaille à la Zhejiang Satellite TV. Il a été récompensé dans de
nombreux festivals internationaux notamment pour son film Living with Shame (2008) et Heavy Metal (2009).
• Thématique : Familles d'Asie
ZUO YOU - Une famille chinoise (2008)
Réalisateur : Wang Xiaoshuai
Mei Zhu et Xiao Lu, un couple divorcé, apprennent que leur petite fille, Héhé, est atteinte d’une leucémie. Seule une greffe peut la sauver, et un autre enfant né des deux serait suffisamment compatible pour permettre un don de moelle osseuse.
Depuis leur séparation, Mei Zhu et Xiao Lu ont refait leur vie chacun de leur côté. Aussi ce problème affecte-t-il leurs relations respectives avec Lao Xie, un homme doux et très en retrait, et Dong Fang, une hôtesse de l’air qui aimerait elle aussi un enfant de Xiao Lu.
Au premier problème, universel, auquel est confronté ce couple : sauver son enfant, s'ajoute celui posé par les familles et celui très particulier en Chine de la politique très contraignante de l’enfant unique."Je voulais faire un film sur la vie des quadragénaires, sur la vie que nous vivons et les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Je pourrais m'identifier avec les deux pères du film... Ils font juste face à ce problème, à la situation et à la réalité de la vie." Wang Xiaoshuai
Wang Xiaoshuai
Wang Xiaoshuai est né en 1966 à Shanghai. Il est diplômé de l’Académie du cinéma de Beijing. Il écrit et réalise son premier long métrage en 1993, The days. Ses premiers films ne sont pas autorisés en Chine. Il est sélectionné dans les grands festivals internationaux, Berlin et Cannes à plusieurs reprises.
Filmographie
1993 : The days
1994 : Suicides
1995 : Frozen
1998 : So close to Paradise
2000 : The House
2001 : Beijing Bicycle
2002 : After War
2003 : Drifters
2004 : Shanghai Dreams
2008 : Une Famille chinoise
2010 : Chongqing Blues
TUYA DE HUN SHI - Le Mariage de Tuya (2006)
Réalisateur : Wang Quan'an
Au cœur de la Mongolie chinoise, les conditions de vie sont de plus en plus difficiles, notamment à cause de l’expansion industrielle. Le gouvernement force les bergers à abandonner leur vie nomade et à s’installer comme paysans à proximité des villes. Tuya refuse d’abandonner sa terre natale et vit difficilement avec son mari handicapé, leurs deux enfants et un troupeau de cent moutons. Cette belle et forte Mongole est épuisée par un travail harassant. Barter, son mari tente de la convaincre de divorcer, mais elle refuse. Elle finit par tomber malade et envisage alors de divorcer et de trouver un mari qui prendra en charge Barter, les deux enfants et le troupeau. Le défilé des prétendants commence...
Pour Tuya, l’essentiel est de préserver son foyer et elle est prête à tous les sacrifices pour y parvenir : divorcer et se remarier pour défendre sa première famille. Dans ce film, tout à la fois drame et comédie, Wang Quan’An veut "montrer la vie des vraies gens". Il a décidé de faire ce film pour "laisser une trace de leur mode de vie avant que tout cela ne disparaisse pour toujours". Commander
Wang Quan'an
Wang Quan’an est né en 1956 à Yan’an dans le Shaanxi. Il est diplômé de l’Académie du Film de Pékin. Il travaille comme réalisateur au Xi’an Film Studio, écrit de nombreux scénarios et réalise en 2000 son premier long métrage de fiction. En 2007, il obtient l’Ours d’Or au Festival de Berlin avec Le Mariage de Tuya.
Filmographie
2000 : Eclipse de Lune
2004 : The story of Ermei
2007 : Le Mariage de Tuya
2009 : La Tisseuse
2010 : Apart together
PIAO LIANG MA MA - Plus fort que le silence (2000)
Réalisateur : Zhou Sun
Du réveil à tard le soir, qu’elle marche ou circule en métro, Sun Liying, sans relâche, demande à son fils Zheng Da de répéter après elle les mots qu’elle prononce. Sun Liying s’est mariée et a donné naissance à un enfant unique comme la plupart des femmes chinoises. Mais parce que l’enfant était sourd, son mari l’a quittée et a demandé le divorce. Sun Liying est persuadée qu’avec du temps, de la patience et de l’énergie, elle parviendra à apprendre à Zheng Da à parler distinctement afin qu’il soit admis à l’école et intégré aux jeux des autres enfants. Abandonnant son travail, trop contraignant pour se consacrer entièrement à son fils, Sun Liying, l’emmène partout avec elle, qu’elle distribue des journaux ou fasse des ménages, tendue vers un but unique : faire de lui un petit garçon comme les autres.
Comment peut-on, lorsqu’on est seule face à de tels problèmes, subvenir à ses propres besoins, à ceux de son fils et supporter le regard des autres ? L’actrice Gong Li incarne la mère courage d’une famille monoparentale qui combat pour que son enfant handicapé ait sa place au soleil.
Zhou Sun
Zhou Sun est né en 1954 dans la province de Shan Dong. D’abord cameraman aux studios des films documentaires sur l’agriculture, il est cameraman et réalisateur pour la télévision. Il étudie ensuite à l’Institut du cinéma de Beijing et réalise son premier long métrage en 1987. Engagé par le Studio Zhu Yang, il fonde ensuite en 1991 une société de production indépendante. Il est également acteur et a joué notamment aux côtés de Gong Li dans L’Empereur et l’assassin de Chen Kaige.
Filmographie
1989 : Die xue huang hun
1992 : Battements de coeur
2000 : Plus fort que le silence
2002 : Zhou Yu's Train
XIZHAO - Shower (1999)
Réalisateur : Zhang Yang
Le "Quinghsui" est l’un des derniers établissements de bains publics traditionnels de Beijing. Il est dirigé par le vieux maître Liu et son fils Er Ming, simple d’esprit. Le bain est une coutume ancestrale de la Chine, faite de codes et de rites. S’y retrouvent régulièrement toutes les couches de la société chinoise. On y prodigue toutes sortes de soins, mais on y pratique aussi d’autres choses : on y joue aux cartes, aux batailles de grillons, on y boit du thé et surtout on papote. C’est un monde hors du temps, loin des difficultés et des tracas quotidiens. C’est un monde plus léger où le drame cède au rire. C’est comme ça chez maître Liu. Les habitués composent une brochette de personnages cocasses.
Mais maître Liu est fatigué et l’établissement vieillit. Da Ming son deuxième fils, parti faire des affaires dans le sud, rentre à Beijing. Face à l’émotion que lui inspire le courage de son père fatigué et face à la responsabilité qu’il a envers son frère, que va décider Da Ming à la mort de son père ? Sa vie familiale va être bouleversée par l’obligation de s’occuper de ce frère aîné pas tout à fait comme les autres. Commander
Zhang Yang
Zhang Yang est né en 1967. Il a passé son enfance à Beijing et étudié à l’Université Sun Yat Sen de Guangzhou. Il a travaillé à la Central Academy of Drama puis a été directeur au Beijing Film Studio. Il vient de terminer son sixième film Driverless.
Filmographie
1999 : Spicy Love Soup
2000 : Shower
2001 : Quitting
2005 : Sunflower
2007 : Getting Home 2010 : Driverless
Corée du Sud
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
TOOK-BYUL-SHI-SA- RAM-DUL - Where are you going ? (2009)
Réalisateur Park Chur-woong
Sam-nam est un garçon de neuf ans qui vit avec sa grand-mère sénile, son père homme à tout faire, sa bienveillante sœur muette Cho-rong et ses frères ainés Il-nam et E-nam. Ils vivent dans un bidonville près d’une tour luxueuse ressemblant à un palais. Le professeur de musique de Sam-nam reconnait en lui des talents musicaux qu’elle encourage. Alors que le voisinage est pris par la fièvre de la réhabilitation du quartier, son père confie les papiers de sa maison à Sang-chul, un voisin membre du comité des résidents, afin de trouver le financement de l’opération de la grand-mère. Mais Sang-chul s’enfuit avec les actes de propriété des habitants et la famille de Sam-nam se retrouve sur le point d’être jetée à la rue.
"C’est une histoire sur les habitants d’un bidonville au milieu des quartiers les plus riches de Corée. Plus de quatre mille familles y résident et leur vie est misérable. En tant que réalisateur, j’ai tenté de décrire des gens qui n’abandonneront pas leurs rêves et leur amour envers leur famille, même si la réalité ne va pas dans le sens qu’ils veulent, car cela représente tout pour les gens des bidonvilles." Park Chur-woong.
Park Chur-woong
Park Chur-woong est diplômé de l’Université Han-yang. Il a étudié à la School of the Art Institute of Chicago. Pendant ses études, il a réalisé des courts-métrages The End of Brown Line en 2000 et Chicago out of sync en 2001. Where are you going ? est son premier long métrage de fiction.
• Jeune public
JIBURO (2002)
Réalisatrice : Lee Jung-hyang
Sang-woo, jeune garçon de sept ans, vit seul avec sa mère à Séoul. A la recherche d’un nouveau travail, la jeune femme confie son fils pour quelques semaines à sa grand-mère qui vit dans un petit village isolé.
Il découvre une vieille femme courbée en deux, édentée et muette qui l’accueille avec tout son cœur.
Sang-woo, qui passe tout son temps à jouer avec ses jeux vidéos ou ses cartes de super héros, se montre très hostile et joue des mauvais tours à cette grand-mère qui fait tous les sacrifices possibles pour donner du bonheur à son petit fils.
Il refuse même de jouer avec les enfants du village jusqu’à sa rencontre avec une petite fille à qui il aimerait plaire. Il va peu à peu changer d’attitude sans toutefois le montrer.
“ Un hommage à toutes les grands-mères ”. Commander
Lee Jung-hyang
Lee Jung-hyang est née en 1964. Elle se passionne pour le cinéma dès son adolescence. Elle suit des études de littérature française et obtient un diplôme de la Korean Film Academy en 1988. Elle réalise son premier film documentaire en 1988 et un premier film de fiction en 1998.
Filmographie
1989 : A place for Eve (doc)
1998 : Art museeum by the Zoo
2002 : Jiburo
IBURO OSEAM - Oseam, le temple des 5 ans (2003)
Réalisateur : Sung Baek-yeop
Livrés à eux-mêmes depuis la disparition de leur mère, Gamie une fillette aveugle et son frère Gil-sun, sont recueillis par un moine bouddhiste. Si la fillette trouve au temple une place en accord avec sa discrétion, Gil-sun ne tarde pas à perturber, par la force de son enthousiasme enfantin, la tranquillité des lieux. Le petit garçon ne comprend pas pourquoi sa mère rend visite à sa sœur dans ses rêves, mais ne vient jamais le voir, lui qui a pourtant les yeux grands ouverts. Pour la retrouver, il décide alors de suivre le moine dans un long voyage initiatique.
Oseam est une légende coréenne très célèbre. L’écrivain Jeong Chae-bong s’en est inspiré pour écrire une nouvelle du même nom qui a ensuite été adaptée au cinéma dans un long métrage en prise de vues réelles. Remarquable équilibre entre beauté et tristesse, humour et émotion, dans ce dessin animé qui ne fait que confirmer la vitalité du cinéma d’animation coréen. Commander
Sung Baek-yeop
Sung Baek-yeop est né en 1960 à Séoul. Il a étudié à l’Université Korean Aca- demy of Film Arts d’Han- yang. En 1989, il tourne son premier film de fiction Kuro Arirang.
• Thématique : Familles d'Asie
Corée-France
YEO-HAENG-JAYEO-HAENG-JA - Une Vie toute neuve (2009)
Réalisatrice : Ounie Lecomte
Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans.
Son père l’abandonne dans un orphelinat tenu par des sœurs catholiques. Commence alors l’épreuve de la découverte de cet abandon et la cruelle attente d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés laissent entrevoir une part de rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu’elle aime.
"J’ai cherché à traduire au présent les émotions d’une petite fille face à ces évènements extraordinaires, l’abandon et l’adoption. L’année à l’orphelinat est le lieu et le temps d’un entre-deux ; entre deux vies, celle d’avant que Jinhee doit apprendre à quitter et celle d’après qu’elle va tout autant apprendre à désirer."
Dans ce film, à l’origine autobiographique, Ounie Lecomte, avec une sensibilité extrême, s’attache à montrer toute la difficulté qu’il y a à changer de famille. Commander
Ounie Lecomte
Ounie Lecomte est née à Seoul en 1966. A neuf ans, elle est adoptée en France. Après des études de stylisme, elle travaille sur différents films comme comédienne ou costumière. En 1991, elle renoue avec son pays d’origine. En 2006, elle intègre l’Atelier scénario de la Fémis où elle écrit le scénario d’Une vie toute neuve.
• Regard sur le cinéma coréen : 1945-2010
MAUM-UI KOHYANG - Le Pays du coeur (1949)
Réalisateur : Yun Yonggyu
Yong est orphelin. Sans aucune famille, il a été abandonné dans un temple bouddhiste perdu dans la montagne. Un vieux moine se charge de son éducation et tente de lui inculquer quelques éléments de la doctrine bouddhiste. Yong n'y trouve aucun intérêt et n'hésite pas à tuer des oiseaux ou à enfreindre les interdits de la religion, ce qui provoque la colère du vieux moine.
Il s'éprend d'une jeune veuve qui vient souvent au temple faire des offrandes. C'est la mère qui lui a tant manqué qu'il cherche et s'il ne la voit pas souvent, il en souffre et peut même en tomber malade.
Après une nouvelle réprimande de son vieux maître, il décide de s'en- fuir et d'aller au village où vit la veuve.
Un des rares films coréens d'avant 1950 dont la copie ait été préservée
Yun Yonggyu
Yun Yonggyu est né en 1912. Il réalise son premier film Le pays du coeur puis va vivre en Corée du Nord.
PIAKOL - La Vallée de Pia (1955)
Réalisateur : Lee Kang-cheon
Pendant la guerre de Corée, dans les Monts Gi-liun, un bataillon de guérilleros du nord, commandé par le capitaine Agari, descend dans la vallée pour se ravitailler. Toute personne qui refuse de les aider est considérée comme antirévolutionnaire et est abattue froidement.
Autour du capitaine Agari gravitent des hommes d'origines très diverses : Kim Cholsu, un intellectuel communiste dont on se méfie, Haeran, l'homme de confiance d'Agari, Mansu, être frustre et violent et Iltong, jeune homme fougueux et déterminé.
Soju, jeune combattante d'un autre groupe de partisans, vient prévenir Agari d'un danger. Blessée et faible, elle est violée puis assassinée par Mansu qui n'hésite pas à tuer un de ses camarades, témoin de la scène. Les relations entre les membres de la troupe se dégradent et ils se dispersent pour mieux échapper à leurs poursuivants.
La Vallée de Pia est l'un des très rares films à dépeindre la vie quotidienne des soldats du nord. Il a été produit deux ans après la fin de la guerre. C'est un film violent, à la fois anticommuniste et propagandiste.
Lee Kang-cheon
Lee Kang-cheon est né en 1920 dans la province de Sochon. Il est diplômé de l’école de peinture de Tokyo. Il tourne son premier film Arirang en 1954. Il réalise 28 films jusqu’en 1971.
Filmographie sélective
1957 : L’Amour
1958 : Une vie
1959 : La Jeune épouse
1960 : Le Jardin de jeunesse
1961 : Le Voyageur
1963 : L’Insensibilité
1964 : La Bête et le voleur
1966 : Le Mort et le Vivant
1968 : Le Fils du capitaine
1971 : Toi qui es devenu un autre
Yonsan-gun (1961)
Réalisateur : Shin Sang-ok
Yeonsan, dixième roi de la dynastie des Lee, découvre peu de temps après son accession au trône en 1494, que sa mère victime d'un complot a été répudiée puis assassinée. Il n'aura de cesse de la venger. Il n'hésite pas à organiser une grande épuration de lettrés, puis il fait exécuter les responsables de la mort de sa mère. Ne supportant pas que des livres écrits en coréen (on écrit alors en chinois) colportent des insultes sur sa mère, il fait interdire l'enseignement du coréen.
L'image de sa mère assassinée occupe intégralement son esprit jusqu'à la quasi folie et explique des comportements irrationnels.
Laissant un pays affaibli économiquement et politiquement, il meurt deux mois après sa destitution en 1506.
Le film sera récompensé par le Prix de la Grande Cloche, créé tout spécialement pour mettre à l'honneur le grand cinéaste des années soixante : Shin Sang-ok.
Il tournera une suite en 1962, Yeonsan le tyran puis Im Kwon-taek réalisera Chronique du roi Yeonsan en 1987.
Shin Sang-ok
Shin Sang-ok est né en 1926 à Chongjin De 1941 à 1944, il étudie à l’Ecole des Arts de Tokyo De retour en Corée, il participe à la production du premier film coréen tourné après l’indépendance Viva Freedom. En 1952, il tourne son premir film The Evil Night et crée sa maison de production Shin Sang-ok Productions. Il réalise 73 films et en produit plus de 300. Il décède en 2006.
Filmographie sélective
1958 : Une fleur en enfer
1961 : Le locataire et ma mère
1962 : Yeonsan le tyran
1967 : Phnatom Queen
1968 : L’Eunuque
1969 : Le destin des femmes de la dynastie Yi
1970 : L’Angélus
1985 : Pulgasari 1994 : Vanished
ANGAE - Le Brouillard (1967)
Réalisateur : Kim Soo-yong
Ki-jun a épousé une jeune fille riche. Son beau père lui offre un poste de choix dans son entreprise. Ce n'est pas l'idéal mais il sait que sans cela il ne pourrait jouir de la position sociale qu'il occupe.
Avant de commencer son travail, il décide de retourner dans son village natal, Mujin, village du sud du pays où il a eu une enfance difficile. C'est là qu'il s'est caché pour échapper à la guerre, c'est là qu'est enterrée sa mère. Il revoit une amie d'enfance Ha In-suk. Elle qui rêvait enfant d'être chanteuse d'opéra végète comme professeur de musique dans un petit lycée de province.
En toile de fond de leur relation, qui ne semble pas être l'expression d'un véritable amour, la campagne se perd dans le brouillard. Pour Ki-jun, c'est une façon d'oublier ce mariage d'argent qu'il a fait pour s'élever dans la société. Pour In-suk, c'est l'espoir de vivre une vie qu'elle rêve plus exaltante.
Le héros est interprété par le grand acteur coréen Shin Sung-il venu à Vesoul en 1997.
Kim Soo-yong
Kim Soo-yong est né en 1929 à Ansong. Il est diplômé de l’Ecole normale de Seoul. Pendant et après la guerre, il tourne des documentaires et des courts métrages pour le bureau cinéma du ministère de la Défense, puis enseigne à l’Université de Jeongju. Depuis son premier film Le Mari obéissant en 1958, il a réalisé 109 films.
Filmographie sélective
1960 : L’Homme revenu
1961 : La Fidélité
1962 : Adieu l’adolescence
1963 : La Fiancée
1964 : La Guerre de l’opium
1967 : Le Bateau plein
1968 : Les Rizières
1970 : Jeunesse insensible
1974 : La Terre
1978 : L’Eclat de rire
1980 : L’Ecume de l’eau
1986 : Les Plaisanteries de Chung-wang
KAMJA - Les Pommes de terre (1967)
Réalisateur : Kim Sung-ok
Pongnyo, issue d'une famille pauvre pense qu'en épousant l’honorable Chang d'origine noble, elle pourra aider sa famille. Mais son mari, veuf paresseux, ne lui donne pas d'argent et elle doit travailler dans la forêt pour subvenir à ses besoins. Un jour elle est violée par un surveillant de chantier. Pour acheter son silence, il lui donne un peu d'argent et elle réalise que finalement en vendant son corps elle pourra gagner sa vie. Elle s'enhardit peu à peu et fait même des propositions à ses voisins, ce qui provoque la haine de leurs femmes.
Un jour, son mari s'enfuit, laissant derrière lui de lourdes dettes
auprès du chinois Wang. Pour les rembourser, elle devient la maitresse de Wang et se prend à rêver d'une vie meilleure. Mais celui-ci la quitte pour épouser une autre femme.
Les pommes de terre, tiré d'un classique de la littérature coréenne adapté plusieurs fois au cinéma, unique œuvre du cinéaste Kim Sung- ok, est sélectionné en compétition au festival de Locarno en 1970.
Kim Sung-ok
Kim Sung-ok est né en 1941 dans la province de Suncheon. Il fait des études de littérature française à l’Université de Séoul. Ecrivain et scénariste célèbre (Le Brouillard), il abandonne le cinéma après son premier film en tant que réalisateur.
JANGMA - La Saison des pluies (1979)
Réalisateur : Yu Hyun-mok
Après le début de la guerre de Corée, le 25 juin 1950, la grand-mère maternelle du petit Tongman vient habiter chez lui à la campagne.
Elle parle très souvent de son fils mort en combattant les communistes, qu'elle souhaite voir tous morts.
La grand-mère paternelle de Tongman n'aime pas les paroles véhémentes de l'autre grand-mère car un de ses fils a choisi le camp communiste. Les deux grand-mères ne s'apprécient guère et l'inclinaison de Tongman pour la mère de sa maman accentue le malaise. Un jour, Tongman, en révélant la visite de son oncle guérillero à la maison, provoque l'arrestation de son père qui est torturé et de ce fait suscite la haine de sa grand-mère paternelle. Les guérilleros sont finalement tués mais la grand-mère refuse de croire à la mort de son fils car un devin lui a prédit le jour et l'heure de son retour. Ce jour arrive et c'est un gros serpent qui fait son apparition.
La saison des pluies est l'adaptation d'une nouvelle de Yoon Heung-gil. En toile de fond de ce conflit familial, la guerre de Corée et ses conséquences, qui sont celles de toute guerre civile.
Yuo Hyun-mok
Yuo Hyun-mok est né en 1924 à Sariwon. Diplômé de littérature coréenne, il est l’assistant de Yun Pong-jon pendant 8 ans. Il dirige le Département cinéma à l’Université Tongguk. Son film Martyr en 1965 a été le premier film exporté vers les Etats-Unis. En 1971, il crée sa propre maison de production Yu Productions. En 1980, il publie une Histoire du cinéma coréen jusqu’en 1945 et un recueil de ses écrits sur le cinéma.
Filmographie sélective
1956 : The Crossroad
1957 : The Lost Youth
1961 : Obaltan
1967 : Guest Who Came by the Last Train
1968 : Arirang
1969 : School Excursion
1975 : Flame
1980 : Son of Man
1995 : Mommy, Star, and Sea Anemone
OYOMDEYEN JASIKEFDEUL - Les Corrompus (1982)
Réalisateur : Im Kwon-taek
Pyonggu termine ses études universitaires à Séoul tout en travaillant pour subvenir à ses besoins. Il est embauché comme simple employé dans une entreprise. Très vite, il se fait remarquer par le directeur qui éprouve de la sympathie pour lui et finit par lui proposer sa fille unique Myonghui, atteinte de poliomyélite, en mariage. Bien qu'il soit déjà fiancé, pensant que l'occasion est unique pour lui de s'élever socialement et de faire fortune, il accepte d'épouser la jeune fille malgré son handicap. Quand Myongghui découvre qu'elle est enceinte, elle prend la décision d'avorter, ne se sentant pas capable physiquement de mener à bien sa grossesse. A l'hôpital, des examens approfondis lui sont faits et une opération lui est proposée. Quand elle quitte l'hôpital, guérie, son attitude et celle de sa famille changent complètement vis-à-vis de son mari.
Im Kwon-taek
Im Kwon-taek est né en 1936 au sud de la Corée. Très jeune, il doit gagner sa vie. Il intègre l’industrie du cinéma et dirige son premier long métrage en 1962, Adieu Rivière Duman. Dans les années 1980, il est découvert dans de nombreux festivals internationaux. Il a tourné à ce jour 100 films et joue un rôle essentiel dans l’histoire du cinéma coréen.
Filmographie sélective :
1976 : Mauvaises herbes
1981 : Mandala
1984 : La Fille du feu
1985 : Gilsottum
1986 : Le Ticket La Mère porteuse
1987 : Chronique du roi Yonsan
1993 : La Chanteuse de Pansori
1996 : Festival
2000 : Le Chant de la fidèle Chunhyan
2001 : Ivre de femmes et de peinture
2004 : La pègre
2007 : Souvenir
PONG - Le Mûrier (1985)
Réalisateur : Lee Doo-yong
A l’époque de l’occupation japonaise, dans les années 20, An-hyop vit dans un petit village reculé de montagne dont l’activité principale est la culture du ver à soie. Son mari, Sambo est un joueur invétéré et se soucie peu de sa famille. Durant ses absences, An-hyop se donne ou se vend aux hommes du village pour se procurer un peu d’argent. Elle est bien sûr détestée par les femmes du village, qui voient en elle une dangereuse rivale et veulent la faire partir. Un seul homme n’a jamais reçu ses faveurs, c’est Sambtol, le domestique de la vieille voisine. Il est très pauvre et aussi stupide que fort. Ne supportant pas d’être constamment rejeté, il décide de se venger.
Lee Doo-yong a choisi de narrer cette histoire sur un mode comique.
Il a tourné deux suites à ce film.
Lee Doo-yong
Lee Doo-yong est né en 1942 à Séoul. Après des études d’économie, il choisit le cinéma et réalise en 1969 son premier long métrage. Il a tourné de très nombreux films souvent présentés dans les festivals internationaux.
Filmographie
1969 : Le Voile de noce perdu
1972 : Où faut-il aller ?
1974 : L’Histoire d’un amour secret de Yongho
1976 : Le Visiteur de l’Amérique
1979 : Le Supérieur
1982 : Le Marais du désir
1983 : Le Rouet
1985 : Le Mûrier
1990 : Le Chemin qui mène à Chongsong
1991 : La Neige noire
1993 : Pong 3
1994 : Yeonaeneun pro, gyeolhoneun amateur
1995 : Widaehan Hunter
2003 : Arirang
SIBAJI - La Mère porteuse (1986)
Réalisateur : Im Kwon-taek
A l’époque de la dynastie des Lee, Shin Sang-yu et Dame Yu ne peuvent assurer une descendance à leur famille très puissante. La mère de Shin et son oncle décident de trouver une mère de substitution. Ils se rendent dans un village réputé pour fournir des mères porteuses aux familles qui ne peuvent procréer normalement. C’est Ong-nyo, très belle jeune fille, qui est choisie. Dès leur première nuit, Sang-yu, pourtant très amoureux de sa femme, est ébloui par la beauté de Ong-nyo. Très vite, il tombe amoureux d’elle. Après quelques mois, elle est enceinte à la plus grande joie de tous, excepté de Dame Yu, de plus en plus jalouse. La mère de Ong-nyo, qui fut elle aussi mère porteuse, tente de la mettre en garde et de l’éloigner de Sang-yu, mais en vain.
Im Kwon-taek
Im Kwon-taek est né en 1936 au sud de la Corée. Très jeune, il doit gagner sa vie. Il intègre l’industrie du cinéma et dirige son premier long métrage en 1962, Adieu Rivière Duman. Dans les années 1980, il est découvert dans de nombreux festivals internationaux. Il a tourné à ce jour 100 films et joue un rôle essentiel dans l’histoire du cinéma coréen.
Filmographie sélective :
1976 : Mauvaises herbes
1981 : Mandala
1984 : La Fille du feu
1985 : Gilsottum
1986 : Le Ticket La Mère porteuse
1987 : Chronique du roi Yonsan
1993 : La Chanteuse de Pansori
1996 : Festival
2000 : Le Chant de la fidèle Chunhyan
2001 : Ivre de femmes et de peinture
2004 : La pègre
2007 : Souvenir
HWANG JIN-YI - Hwang Chini (1986)
Réalisateur : Bae Chang-ho
Au XVIe siècle, sous la dynastie Yi, la belle et intelligente Hwang Chini, née dans une grande famille suscite, l'admiration de nombreux prétendants. Tôpko, le cordonnier, pour attirer son attention, vole ses chaussures. Découvert, il est puni et se suicide.
L'enterrement a lieu le jour des noces de Chini. Elle recouvre de ses vêtements le cercueil. Marquée par ce tragique évènement, elle abandonne honneurs et richesse et devient "kisaeng". Sous le nom de Myong-wol (Lune brillante), elle est adulée par de nombreux soupirants. Elle est amoureuse de l'un d'entre eux, Kyong-dok, mais celui-ci l'abandonne pour partir à Séoul et, malgré ses promesses ne revient pas. Chini décide alors de partir à la découverte du monde.
Elle fait la connaissance d'un noble ruiné, condamné pour une affaire politique. Ils errent ensemble et vivent une vie misérable.
Chini tombe malade, Yi saeng, qui ne supporte plus la faim, songe même à la vendre à une troupe de saltimbanques. Une fois encore, Chini est abandonnée par un homme.
Bae Chang- ho est l'un des réalisateurs majeurs des années 80.
Bae Chang-ho
Bae Chang-ho est né en 1953 à Taegu. Diplômé d’une école de commerce, il travaille au Kenya. Il commence sa carrière cinématographique comme assistant de Lee Jang-ho. Il réalise son premier film en 1982.
Filmographie
1982 : Les Gens d’un bidonville
1983 : The Tropical Flower
1984 : Deep Blue Night
1984 : The Whale Hunter
1984 : Warm It was That Winter
1986 : Hwang Jin-hee
1987 : Hello God
1988 : Our Sweet Days of Youth
1990 : Dream
1991 : The Stairway to Heaven
1994 : The Young Man
1995 : Love Story
1999 : My Heart
2001 : The last Witness
2004 : Road
CHILSU WA MANSU - Chilsu et Mansu (1988)
Réalisateur : Park Kwang-su
Chilsu, jeune peintre, vit à Seoul. En attendant une invitation de sa sœur qu'il doit rejoindre aux Etats-Unis, il travaille pour un peintre en bâtiment qui fait aussi des panneaux publicitaires, Mansu. Mansu, rêve lui aussi de quitter la Corée pour aller travailler à l'étranger mais il sait que pour lui le rêve ne se réalisera pas : son père purge, pour des raisons politiques, une longue peine de prison.
Chilsu est inquiet, sa petite amie China le quitte et aucune lettre n'arrive des Etats-Unis. Un jour, alors qu'ils sont au sommet d'un immeuble à Séoul pour y installer un panneau publicitaire, Chilsu et Mansu se mettent à crier et à décharger toute leur rancœur. Les passants, inquiets et ne sachant pas les raisons de ces vociférations, pensent qu'ils veulent se suicider et appellent la police. Les deux jeunes gens tentent de s'expliquer mais les policiers ne les croient pas.
Chilsu et Mansu est, entre autres, le reflet des aspirations et des espoirs de la jeunesse à la fin des années 80 au moment où le pays commence à se démocratiser. C'est le premier film du réalisateur Park Kwang-su, chef de file de la Nouvelle Vague coréenne.
Park Kwang-su
Park Kwang-su est né en 1955 à Sokcho dans la province de Kangwon Il étudie aux Beaux Arts à Séoul, réalise plusieurs films en Super 8 puis vient en France pour y étudier le cinéma. De retour en Corée, il travaille comme assistant de Lee Chang-ho et réalise en 1988 son premier film Chilsu et Mansu.
Filmographie
1988 : Chilsu et Mansu
1990 : Eux aussi, comme nous La République noire
1991 : En direct de Berlin
1993 : L’île étoilée
1995 : Jeon Tae-il
1999 : Les Insurgés
2007 : Meet M. Daddy
KURO ARIRANG - L'Arirang de Kuro (1989)
Réalisateur : Park Chong-won
A la sortie d'une usine à Kuro dans la banlieue industrielle de Séoul, une jeune fille distribue des tracts. Dénoncée par des supérieurs, elle est renvoyée par la direction. Les ouvriers vivent en communauté dans l'usine : ils y travaillent, ils y dorment dans des dortoirs, ils y fêtent les évènements importants de leur vie. Un jour, on leur demande de travailler beaucoup plus et surtout beaucoup plus vite. Les tentatives des ouvriers de protester et d'oser même créer un syndicat avortent, tuées dans l'œuf par les contremaîtres véritables sbires des patrons. Les ouvrières ne tiennent que grâce aux médicaments, on ne compte plus les accidents et les suicides. C'est un étudiant qui s'est fait embaucher comme ouvrier qui lance la grève. L'armée est aux portes de l'usine...
Les exploités de Kuro est un film politique et social qui dénonce l'exploitation de l'ouvrier par le travail et les patrons. La solution pour se libérer de cette oppression c'est la grève. Il fait partie des films militants du collectif Changsam Kotmae.
Le grand acteur Choi Min-sik y joue son premier rôle.
Park Chong-won
Park Chong-won est né en 1958 à Seoul. Il entre au département de théâtre et de film de l’université Hanyang en 1978 et en sort diplômé en 1984. Il poursuit ses études à la Korean Academy of Film Arts. De 1986 à 1988, il est l’assistant de Lee Doo-yong. En 1989, il tourne son premier long métrage Les Exploités de Kuro. Il est aujourd’hui enseignant à la Korean National University of Arts.
Filmographie
1989 : Les Exploités de Kuro
1992 : Notre Héros défiguré
1992 : Eternal Empire
1995 : Reasons Beer is Better Than Love
1996 : Rainbow Trout2000 : Paradise Villa
NAUI SARANG NAUI SHINBU - Mon Amour, mon épouse (1990)
Réalisateur : Lee Myung-se
Yongin et Miyong sont étudiants dans la même université. Ils s'aiment ,et tout naturellement, ils se marient. Leur nuit de noce n'est pas idéale mais malgré cela, au fil du temps, ils semblent former un couple heureux.
Un jour, Yongin fait une scène à sa femme parce qu'il l'a vue en compagnie d'un ancien collègue. Miyong à qui la vie de femme au foyer ne convient guère, reçoit une carte de son premier amour. Elle n'a qu'une idée, le retrouver. Des disputes éclatent dans le couple. Miyong reproche à son mari de l'avoir prise comme modèle dans un roman qu'il a écrit et pour lequel il vient d'être récompensé. Miyong est hospitalisée suite à une crise d'appendicite. Yongin, seul à la maison, réalise à quel point elle lui manque. Le temps passe. Deux enfants viennent agrandir la famille. Yongin et Miyong ont-ils trouvé le bonheur ou chacun rêve-t-il à l'amour qu'il aurait pu rencontrer ?
Cette comédie de Lee Myung-se a eu un immense succès commercial et critique.
Lee Myung-se
Lee Myung-se est né en 1957à Baekmajan en Corée du sud. Diplômé du Seoul Institute of Arts, il est d’abord scénariste et assistant réalisateur de Bae Chang-ho. Son premier film en 1988, Gagman est une comédie avec laquelle il remporte un succès populaire. Il a reçu plusieurs récompenses tant en Corée qu’à l’étranger. Il est le président du jury du 17e FICA.
Filmographie
1988 : Gagman
1990 : Mon Epouse, mon amour
1993 : Premier amour
1995 : Bitter and Sweet
1996 : L’Amour fou
1999 : La Trace du serpent
2005 : Duelist
2007 : M
PALWOLUI CHRISTMAS - Noël en août (1998)
Réalisateur : Hur Jin-ho
Jung-Won, la trentaine, possède un petit studio de photographe dans un quartier populaire de Séoul. Il vit avec son père et sa sœur. Sa vie, paisible au point d’en être banale, est rythmée par celle de ses clients : de jeunes garçons qui souhaitent un agrandissement de leur photo de classe pour voir les élues de leur cœur de plus près, des familles qui viennent en groupe faire des photos souvenirs, quelques retouches... rien de bien extraordinaire. Mais Jung-Won est malade. Atteint d'une maladie incurable, il sait qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre. Il prépare son départ vers l'inconnu en allant rendre visite à toutes ses connaissances. Un jour, une jeune fille prénommée Da-rim vient au magasin. Les deux jeunes gens s'apprécient chaque jour davantage et des liens plus étroits se tissent. Jung-Won trouve du réconfort dans la compagnie de Da-rim mais il sait aussi que ces moments précieux sont fugitifs et qu'il ne doit pas commencer une relation sérieuse avec elle. Commander
Hur Jin-ho
Hur Jin-ho est né en 1963. Il est diplômé de la Korean Academy of Film Arts. Son premier court métrage For Go-chula été sélectionné au Festival de Vancouver. Il a co-écrit le scénario de A single Spark et de Kilimandjaro. Son premier long métrage Christmas in August a été présenté à la Semaine de la critique à Cannes.
Filmographie
1993 : For Go-chul (cm)
1998 : Christmas in August
2001 : One Fine Spring Day
2004 : Twentidentity (cm)
2005 : April Snow
2007 : Haeng-bok
2009 : A Good Rain Knows
BAKHA SATANG - Peppermint Candy (2000)
Réalisateur : Lee Chang-du
Par un bel après midi de printemps, quelques amis piquent-niquent pour célébrer leurs retrouvailles. Yongho, camarade dont ils étaient sans nouvelles depuis quelques années, fait son apparition. Il se comporte étrangement, fuit le groupe et court vers des rails situés sur un pont tout proche. Un train s'approche. Yongho ne bouge pas...
Dans une fascinante remontée dans le temps, la vie de Yongho défile.
Son histoire, c'est aussi celle de la Corée.
"Peppermint Candy examine des individus qui ont souffert d’une perte et qui ont oublié ce qui est important dans le flux du temps. Il est question de révéler la perte enfouie, de réveiller le temps perdu...
Le temps est vraiment l’essence du film... Je ne retourne pas dans le temps à cause d’une nostalgie, ni pour donner une plus grande importance au passé qu’au présent. Mais je vois plutôt la chance qu’ont les jeunes aujourd’hui de s’identifier à ceux qui furent jeunes autrefois et, peut-être, de recevoir un peu de sagesse de leurs prédécesseurs". Lee Chang-dong. Commander
Lee Chang-dong
Lee Chang-dong est né en 1954, à Daegu. Diplômé de langue et littérature coréennes en 1980, il publie en 1983 son premier roman The Booty. Il débute dans le cinéma en 1993 en travaillant comme scénariste et assistant sur le film L’Ile étoilée de Park Kwang-su, l’un des fondateurs de la nouvelle vague coréenne. Il écrit ensuite le scénario d’un autre film de Park Kwang-su, A single Park. Il passe ensuite à la réalisation. Ses deux premiers films sont sélectionnés et primés dans de nombreux festivals. Il a été ministre de la culture pendant plusieurs mois.
Filmographie
1996 : Green Fish
2000 : Peppermint Candy
2002 : Oasis
2007 : Secret Sunshine
2010 : Poetry
GONGDONG GYEONGBI GUYEOK - J.S.A.: Joint Security Area (2000)
Réalisateur : Park Chan-wook
Un soldat nord Coréen est trouvé le corps criblé de sept balles sur le "pont du non retour" au poste frontière de Panmujon, zone commune de sécurité entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. La Corée du Nord accuse la Corée du Sud d'avoir fomenté une attaque terroriste et la Corée du Sud affirme qu'il s'agit d'une conspiration du Nord. Les deux parties acceptent la médiation d'une commission, sous le patronage suisse et suédois de l'organisation des Pays neutres. C'est le capitaine Sophie E. Jean, Suisse d'origine coréenne, qui est chargée de l'enquête. Elle va immédiatement rencontrer d'énormes difficultés, les deux parties rechignant à coopérer. Commander
Park Chang-wook
Park Chan-wook est né à Seoul en 1963. Il fait des études de philosophie à l’Université de Sogang. Il commence à travailler dans le cinéma en 1988, réalise son premier film en 1992, mais c’est le succès critique et commercial de JSA qui le propulse sur le devant de la scène internationale.
Filmographie
1992 : The Moon is... the Sun Dream
1997 : Saminjo
2000 : JSA
2002 : Sympathy for M. Vengeance
2003 : If you were me (cm)
2003 : Old Boy
2004 : Three Extremes (cm)
2005 : Sympathy for Lady Vengeance
2007 : I’m a Cyborg, but that’s ok
2009 : Thirst, ceci est mon sang
JUKEODO JOHA - Trop jeunes pour mourir (2002)
Réalisateur : Park Jin-pyo
Chi-gyu et Sun-ye, âgés respectivement de 72 et 73 ans, tombent irrésistiblement amoureux. Ils font tout ensemble : manger, dormir, discuter, faire l'amour... Pour eux, 70 ans est l'âge idéal pour commencer une nouvelle vie. Ils se sentent désormais trop jeunes pour mourir.
Ce film est basé sur une histoire vraie. Le réalisateur, après avoir fait un documentaire sur la vie peu ordinaire de ces deux êtres si attachants, a décidé d'en faire le sujet de son premier long métrage de fiction.
"J'ai tenté de montrer dans ce film un amour absolu qui s'épanouit de manière imprévisible, à un moment où la vie est censée s'achever. M. Park et Mme Lee sont très âgés, mais leur amour est plein de jeunesse. Leur corps a vieilli, mais leur esprit est resté jeune. La sexualité est pour eux un élément essentiel de la vie et la plus puissante affirmation de leur existence... Vivre vieux m'est devenu une perspective agréable, car rien n'est plus formidable que la vie." Park Jin-pyo
Park Jin-pyo
Park Jin-pyo est né à Séoul en 1966. Il est diplômé en cinéma de l'Université de Chungang en 1989. Il réalise deux courts-métrages Escape from Seoul en 1987 et Learning the World en 1988. Il travaille ensuite pour la télévision comme producteur-réalisateur de documentaires, puis comme directeur de l'unité documentaire.
Filmographie
2002 : Trop jeunes pour mourir
2003 : If you were me (cm)
2005 : You Are My Destiny
2007 : Voice of a Murderer
2009 : Closer to Heaven
SALINUI CHUEOK - Memories of Murder (2003)
Réalisateur : Bong Joon-ho
En 1986, dans la province de Gyunggi, le corps d'une jeune femme violée puis assassinée est retrouvé dans la campagne. Deux mois plus tard, d'autres crimes similaires ont lieu. Dans un pays qui n'a jamais connu de telles atrocités, la rumeur d'actes commis par un serial killer grandit de jour en jour.
Une unité spéciale de la police est ainsi créée dans la région afin de trouver rapidement le coupable. Elle est placée sous les ordres d'un policier local, Park, et d'un détective, Seo, spécialement envoyé de Séoul à sa demande. Devant l'absence de preuves concrètes, les deux hommes sombrent peu à peu dans le doute...
Inspiré d'un fait divers, le film, qui oscille entre thriller et comédie, peinture politique et sociale de la Corée, humour et violence, étonne et enthousiasme un public pourtant peu habitué à ce mélange des genres.
Bong Joon-ho
Bong Joon-ho est né en 1969. A la fin de ses études de sociologie à l’Université Yonsai, il étudie le cinéma à la KAFA (Korean Acade my of Film Arts). Il fait d’abord des courts-métrages puis réalise son premier long métrage de fiction en 2000.
Filmographie
2000 : Barking Dogs never bite
2003 : Memories of murder
2004 : Influenza (cm)
2006 : The Host
2008 : Tokyo
2009 : Mother
BIN-JIP - Locataires (2004)
Réalisateur : Kim Ki-duk
Tae-suk arpente les rues à moto. Il laisse des prospectus sur les poignées de porte des maisons. Quand il revient quelques jours après, il sait ainsi qu'elles sont désertées. Il y pénètre alors et occupe ces lieux inhabités, sans jamais rien y voler. Un jour, il s'installe dans une maison aisée où loge Sun-houa, une femme maltraitée par son mari.
Dès qu'il découvre sa présence, il quitte les lieux. Il revient, s'attache à elle et la convainc de le suivre. Dès lors, d'appartements en villas, le couple partage en silence la solitude qui les unit. Alors que tout le monde cherche à les séparer, un étrange lien aussi puissant qu'invisible les unit.
"J'ai voulu raconter l'histoire d'un homme qui, en pénétrant dans une maison vide, la remplissait de chaleur humaine et celle d'une femme "vidée" qui retrouvait avec lui un moment de plénitude. Je voulais montrer qu'il était possible de communiquer par le silence." Kim Ki-duk. Commander
Kim Ki-duk
Kim Ki-duk est né en 1960 à Bonghwa. A 9 ans, il s’installe avec sa famille à Séoul. Il étudie dans un collège agricole puis travaille en usine. Il est intéressé par la peinture dès son plus jeune âge. En 1990, il vient en France et découvre le cinéma. De retour en Corée, il suit des cours de scénario, débute au cinéma sans aucune expérience. Kim Ki-duk est l’un des réalisateurs coréens les plus connus et appréciés à l’étranger.
Filmographie sélective
1996 : The Crocodile
2000 : L’Ile
2001 : Bad guy
Adresse inconnue
2002 : The Coast Guard
2003 : Printemps, été, automne, hiver... et printemps
2004 : Samaria
2005 : Les Locataires L’Arc
2007 : Time
Souffle
2009 : Dream
ORAE-DOEN JEONGWON - Le Vieux jardin (2006)
Réalisateur : Im Sang-soo
18 mai 1980. Fuyant une manifestation réprimée par l'armée, Hyun-woo, jeune militant socialiste, trouve refuge dans la montagne auprès de Yoon-hee. Après avoir vécu une histoire d'amour passionnée, Hyun-woo fait le choix de retourner à ses activités politiques.
Incarcéré dès son retour en ville, il sortira de prison 17 ans plus tard.
Durant sa longue détention, tout a changé, même ses anciens camarades protestant contre le gouvernement sont devenus mondains. Sa mère lui apprend alors la mort de Yoon-hee. En souvenir des moments chéris passés avec elle, Hyun-woo retourne sur les lieux où ils ont vécu quelques mois ensemble. En parcourant les lettres et le journal intime de Yonn-hee, il découvre qu’elle fut la seule à lui rester loyale jusqu’à la fin.
"J’ai examiné le comportement de ceux qui luttent contre les abus de pouvoir. Cette observation est critique. « Critique » dans le sens où les aspects positifs aussi bien que négatifs se dégagent de cette analyse. Cet aspect politique forme la toile de fond du récit, mais l’histoire d’amour en est le véritable épicentre." Im Sang-soo. Commander
Im Sang-soo
Im Sang-soo est né en 1962. Il étudie d’abord la sociologie avant d’entrer à la KOFA en 1989. D’abord assistant d’Im Kwon-taek sur Kim’s war au début des années 60, il réalise son premier film en 1998. Depuis ses films sont sélectionnés dans les grands festivals internationaux.
Filmographie 1998 : Girls’ Night Out
2000 : Tears
2003 : Une Femme coréenne
2005 : The President’s Last Bang
2006 : Le Vieux jardin
2010 : The Housemaid
HAEBYEONUI YEOIN - Woman on the beach (2006)
Réalisateur : Hong Sang-soo
Joong-rae, réalisateur coréen, prépare son prochain film. Ne parvenant pas à finir son scénario, il décide de partir à Shinduri, une station balnéaire de la côte ouest, pour trouver l'inspiration. Il demande à son ami chef décorateur Chang-wook de l'accompagner.
Mais Chang-wook emmène avec lui sa petite amie, Moon-sook, une compositrice. Celle-ci, déjà admiratrice des films de Joong-rae, ne tarde pas à céder aux avances du réalisateur... le lendemain, ils se séparent.
Quelques jours plus tard, Joong-rae, de retour à Shinduril, rencontre une jeune femme, Sun-hee. Ils passent la nuit ensemble. Moon-sook, venue rejoindre Joong-rae le trouve en galante compagnie.
7e film de Hong Sang-soo, Woman on the Beach, un des meilleurs films de ce réalisateur qui sait si bien analyser les comportements humains, est un film léger et plein de sensibilité.
Hong Sang-soo
Hong Sang-soo est né en 1960 à Seoul. Après des études de mise en scène à l’Université Chungang de Séoul, il part étudier aux Etats-Unis. Très influencé par Bresson et Rohmer, il réalise son premier long métrage de fiction en 1996. Depuis ses films sont sélectionnés et primés dans les grands festivals internationaux.
Filmographie
1996 : Le jour où le cochon est tombé dans le puits
1998 : Le pouvoir de la Province de Kangwon
2000 : La Vierge mise à nu par ses prétendants
2002 : Turning gate
2004 : La Femme est l’avenir de l’homme
2005 : Conte de cinéma
2006 : Woman on the Beach
2008 : Night and Day
2009 : Les Femmes de mes amis
2010 : Hahaha
GEOMEN TANGYI SONEYEO OI - La petite fille de la terre noire (2007)
Réalisateur : Jeon Soo-il
Dans un village minier de la province de Kangwon, la petite Young-im, neuf ans, vit avec son père et son frère. Elle aime chanter des comptines, danser devant la télévision et jouer avec son grand frère, un peu attardé. Mais lorsque son père se retrouve sans emploi pour raisons de santé, son univers s'en trouve bouleversé. Elle doit alors s'occuper seule de son frère et du foyer familial. A sa manière.
Dans cette famille monoparentale, la vie est rude et tendre à la fois.
Avec des images très soignées, où le noir et blanc domine éclairé par des taches de couleur, Jeon Soo-il parvient sans sombrer dans le mélodrame à nous toucher. Il a trouvé avec la petite Yu Yun-min, dont la présence est à la fois très réfléchie, courageuse et pleine d'entrain, une interprète hors du commun.
Jeon Soo-il
Jeon Soo-il est né à Sokcho en 1959. Après des études de cinéma et de théâtre à Pusan, il suit des cours à Paris à l’Université et à l’E.S.R.A. Il réalise un court-métrage en 1987 Color of sound, primé au Festival de Pusan. Aujourd’hui il enseigne et dirige la société de production Dongnyuk Film. Il est considéré comme l’un des réalisateurs coréens les plus prometteurs. Il a été membre du jury international au FICA en 2006.
Filmographie
1997 : L’Echo du vent en moi
1999 : L’Oiseau qui suspend son vol
2003 : Mise à nu
2005 : Entre chien et loup
2007 : La Petite fille de la terre noire
2008 : Destination Himalaya
2009 : I came from Busan
DOOMAN RIVER - La rivière Tumen (2009)
Réalisateur : Zhang-lu
Un village chinois d'ethnie et de langue coréenne près de la rivière Tumen, frontière naturelle entre la Chine et la Corée du Nord.
Comme dans la plupart des zones rurales chinoises, seuls les personnes âgées et les enfants sont restés, les adultes travaillant dans les grandes villes. Chang-ho, un garçon de douze ans, se lie d'amitié avec un réfugié nord-coréen, Jeong-jin.
Le flot incessant d'émigrés a bientôt raison de la patience des villageois. L'amitié de Chang-ho est alors mise à rude épreuve.
L’intimité innocente entre les enfants ignorant les relations politiques et idéologiques contraste avec la lourdeur de la réalité subie par les adultes.
Troisième film de Zhang Lu,Cyclo d’or à Vesoul en 2006 pour Grain in ear, La rivière Tumen est un film sur la frontière, la misère et la violence qui, elles, ne connaissent pas de frontières.
Zhang Lu
Zhang Lu est né à Jilin en 1962. Diplômé en littérature chinoise, il signe en 1986 son premier roman Cicada Chirping Afternoon. Il écrit plusieurs romans et nouvelles avant de se consacrer au cinéma. En 2001, il réalise un court métrage Eleven, sélectionné dans de nombreux festivals, puis en 2003 son premier long métrage de fiction.
Filmographie :
2003 : Tang Poetry
2005 : Grain In Ear
2007 : Desert Dream
2008 : Iri
2009 : La Rivière Tumen
Danemark
• Thématique : Familles d'Asie (Regard de l'Occidental sur l'Asie)
Suède-Allemagne
DIE STIMME DES ADLERS - L'Envol (2009)
Réalisateur : Renè Bo Hansen
Bazarbai a d’autres rêves que les jeunes nomades de son âge. Il ne veut pas marcher sur les traces de son père, ni devenir un grand chasseur à l’aigle royal. D’ailleurs il n’aime pas les aigles. Il ne pense qu’à quitter les vastes plaines de Mongolie et découvrir avec son grand frère l’effervescence d’Oulan-Bator, la capitale.
Quand le père décide d’envoyer son fils aîné à la ville, Bazarbai se sent trahi. Pour le consoler, son père l’emmène au grand Festival de l’Aigle mais le jeune garçon reste obstiné et décide secrètement de rejoindre son frère.
Protégé par un compagnon de route inattendu, Bazarbai va entreprendre un long voyage à travers les montagnes enneigées. Il va apprendre que l’héritage du passé, le respect de la nature, l’amitié et la loyauté rendent plus fort.
Renè Bo Hansen
Renè Bo Hansen est né en 1952 à Copenhague. Il réalise en 1981 son premier documentaire pour la télévision suédoise Forgotten War. Directeur du service audiovisuel de l’Institut Danida, il réalise plusieurs documentaires pour la télévision suédoise, norvégienne ou danoise. Il donne aussi des cours à l’Ecole du Film Documentaire du Danemark. En 2002, il réalise son premier court-métrage de fiction Riga’s Journey. L’envol est son premier long métrage.
France
• Thématique : Familles d'Asie (Regard de l'Occidental sur l'Asie)
Holy Lola (2004)
Réalisateur : Bertrand Tavernier
Pierre et Géraldine arrivent à Phnom Penh sous une pluie diluvienne. Ils ne viennent pas au Cambodge en tant que touristes mais pour y adopter un enfant. Dans ce pays martyrisé par l'Histoire, ils vont faire un voyage initiatique.
Pour eux commence une aventure éprouvante et formidable : ronde des orphelinats, confrontation avec les autorités françaises et cambodgiennes, menaces de trafics. Sans oublier la méfiance et la jalousie mais aussi l’entraide de la petite communauté des adoptants réunie par le hasard.
A travers cette quête, le couple fait face à ses peurs, ses égoïsmes. Il se déchire, se rapproche et en sort à jamais transformé. Holy Lola, docu-fiction remarquablement interprété par Isabelle Carré et Jacques Gamblin, ou la naissance d'une famille qui se construit par l'adoption de l'enfant tant désiré. Commander
Bertrand Tavernier
Bertrand Tavernier est né en 1941 à Lyon. Il fait ses débuts au cinéma aux côtés de Jean-Pierre Melville, réalise des courts métrages. Attaché de presse puis critique de cinéma, c’est aussi un historien du cinéma. Il a réalisé plus de trente longs métrages et est considéré comme l’un des réalisateurs français majeurs. Il est aussi le président de l’Institut Lumière de Lyon.
Filmographie sélective
1964 : Les Baisers
1974 : L’Horloger de Saint Paul
1976 : Le Juge et l’assassin
1981 : Coup de torchon
1984 : Un Dimanche à la campagne
1989 : La Vie et rien d’autre
1992 : L627
1995 : L’Appât
1996 : Capitaine Conan
2002 : Laissez-passer
2010 : La Princesse Montpensier
Géorgie
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
Susa (2010)
Réalisatrice : Rusudan Pirveli
Susa a douze ans et, comme tous les autres garçons, il aime faire des jeux et ramasser des bouts de verre multicolores. Mais sa vie quotidienne consiste à travailler à la distillerie de vodka clandestine pour laquelle il doit livrer les bouteilles de vodka à des consommateurs dans de petits cafés et baraques, une prostituée ici, un alcoolique là.
Il reverse une partie de ses revenus aux criminels des rues et tente de rester loin du regard de la police.
Un jour, sa mère lui dit que son père arrive prochainement, après une longue absence. Espérant que son père jusque là inconnu les emmènera avec lui, Susa commence tout de suite une nouvelle vie et fait des efforts pour dire adieu à sa vie ancienne.
L’espoir et les attentes peuvent vous rendre plus fort, mais quand la réalité vient détruire les illusions d’un jeune garçon de douze ans, celui-ci grandit vite.
Rusudan Pirvel
Rusudan Pirveli est née en 1975. Elle fait ses études à l’Institut du film et du théâtre de Géorgie. Elle a tourné plusieurs courts-métrages One More en 2000, Neighbours en 2001, Where to ? en 2002, La Fenêtre en 2005 avant de réaliser son premier long métrage de fiction Susa.
Inde
• • Visages des Cinémas d’Asie contemporains
KANASEMBO KUDEREYANERI - Riding the Dreams (2010)
Réalisateur : Girish Kasaravalli
Eelrya, le fossoyer du village, peut prédire le futur. Lorsqu’il voit en rêve Siddha, son maître et messager de la mort, il croit que Gowda, le septuagénaire malade de la Grande Maison, est mort et il se met ainsi à creuser une tombe pour le défunt. Il est frappé de doute lorsque Mathadaiah, le serviteur de La Grande Maison, affirme qu’aucun décès n’a eu lieu dans la demeure. Le film raconte l’histoire de la mort du Vieux Gowda du point de vue du serviteur Mathadaiah. Gowda est bien sûr mort, mais le serviteur a ses raisons de cacher son décès. Les villageois ignorants sont plus enclins à croire le serviteur que le pauvre fossoyeur.
Le lendemain, Rudri, l’épouse d’Irya, voit en rêve Siddha visitant le village. Même ce rêve ne se réalise pas.
Irya avec ses croyances et son mode de vie parviendra-t-il à survivre sans rêves ?
Girish Kasaravelli
Girish Kasaravelli est né en 1950 dans un village du district de Shimoga en Inde. Dès son enfance, il est plongé dans le domaine des arts. Après des études de pharmacie, il rejoint l’Institut du Film et de la Télévision de Pune. Il s’imprègne de films du monde entier. Il tourne son premier film de fiction en 1977. Il réalise une douzaine de longs métrages en langue kannada. Il est un cinéaste majeur en Inde.
Filmographie sélective
1979 : The conquest
1981 : Mooru Daarigalu
1986 : Tabarana Kathe
1991 : The dwelling
1997 : Thai Saheba
2001 : Dweepa
2002 : Haseena
2006 : In the shadow of Dog
2008 : Gulabi Talkies
• Thématique : Familles d'Asie
MONSOON WEDDING - Le Mariage des moussons (2001)
Réalisatrice : Mira Nair
Dans une demeure fastueuse de New Delhi, les Verma, une famille indienne, se préparent à célébrer le grand mariage de leur fille Aditi selon la tradition du Penjab. Des centaines de parents sont invités, venus des quatre coins du monde, de l'Australie à la Silicon Valley.
Les préparatifs vont bon train, mais les non-dits et les secrets de longue date ressurgissent d'un passé que tous croyaient enfoui.
Tandis que la fête se prépare sous le regard inquiet du maître de céans, le ciel s'obscurcit à l'approche de la mousson. En coulisse, les couples se font et se défont et les langues se délient. Lorsque la pluie déchaîne enfin toute son ardeur, elle provoquera passions, révélations et délivrance. Et dans lagrande tradition du Penjab, tout se termine par des chants, des danses et des rires. Dans ce film frais, coloré, joyeux, Mira Nair donne une vision positive d’une Inde moderne, ouverte, et toujours attachée à ses traditions. Commander
Mira Nair
Mira Nair est née en 1957 à Bhubaneswar en Inde. Elle fait des études de sociologie à l’Université de Delhi puis de Harvard. Elle reçoit la Camera d’Or au Festival de Cannes en 1988 pour Saalam Bombay. Elle est enseignante à l’Université Columbia à New York.
Filmographie
1979 : Jama Street Masjid Journal
1982 : So Far from India
1988 : Salaam Bombay
1991 : Mississippi Masala
1995 : The Perez Family
1996 : Kama Sutra
2001 : Le Mariage des moussons
2004 : La Foire aux vanités
2006 : Un Nom pour un autre
2009 : Amélia
Iran
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
DAVIDAN DAR MIAN ABR-HA - Running Among the Clouds (2010)
Réalisateur : Amin Farajpoor
Milad est un jeune lycéen qui a grandi sans le modèle du père. Il épuise sa pauvre mère fatiguée. Même ses enseignants ne parviennent pas à ses yeux à être un modèle qu'il pourrait suivre. Et encore plus, ils imposent leur autorité à l'étudiant rebelle par des sanctions physiques. Milad commence à fumer des cigarettes, puis à prendre de la drogue et enfin à en vendre pour payer sa propre consommation. Il s'isole au lycée, ne fréquente plus ses camarades, et a maille à partir avec un gang de dealers. Seul un de ses amis tente parfois de ne pas le laisser sombrer dans un isolement total. De même un de ses enseignants qui croit en lui, cherche à l'aider et l'invite à participer à une course. L'écouterat-il ?
Amin Farajpoor, dans ce premier film en forme d'hommage à François Truffaut, nous décrit le mal être d'un jeune Iranien à la dérive, façon Antoine Doinel dans Les 400 coups. Le parti pris de filmer en noir et blanc, le rythme du film et le choix jazzy de la bande son semblent être autant de clins d'œil à d'autres grands de la Nouvelle Vague française comme Louis Malle ou Jean-Luc Godard.
Amin Farajpoor
Amin Farajpoor est né en 1975 à Tabriz. Il a un diplôme de mise en scène de l’Université d’Art de Téhéran. Il a été l’assistant de Massoud Kimiai sur deux films et a réalisé 4 courts-métrages entre 2000 et 2005. Running among the Clouds est son premier long métrage de fiction.
• Thématique : Familles d'Asie
CHAHAR SHANBEHCHAK SOURI - La Fête du feu (2006)
Réalisateur : Ashgar Farhadi
Ce mardi, c’est «Chanhar Shanbeh souri», une fête du feu plurimillénaire. Dans quelques jours arrive le nouvel an iranien.
Comme le veut la tradition, tous les Iraniens s'attèlent énergiquement aux préparatifs de fin d'année, et notamment au nettoyage de fond en comble de leur maison. Rouhi, future jeune mariée épanouie et insouciante, est employée pour la journée comme aide ménagère chez un jeune couple. Elle découvre un foyer en pleine crise Rien ne va plus dans cette petite famille composée de Morteza, le mari, de Mojdeh, son épouse et de leur petit garçon, Amir Ali. Très vite, Rouhi découvre la nature du problème. Mojdeh soupçonne son mari de la tromper avec une voisine divorcée, qui habite sur le même palier qu'eux. "La fête du feu est un film sur le conflit des êtres humains. C’est une journée de leur existence pleine de tensions. Nous ne souhaitons la victoire ni la défaite d’aucun de nos protagonistes. C’est une journée de la vie d’une famille iranienne, alors qu’une antique fête nationale bat son plein et se transforme peu à peu en défoulement extrême." A. Farhadi. Commander
Ashgar Farhadi
Asghar Farhadi est né en 1972 à Ispahan en Iran. Il s’intéresse à l’écriture, au théâtre, au cinéma, suit les cours à l’Institut du jeune cinéma iranien. Il réalise des courts-métrages et continue ses études à la Faculté du Cinéma et du Théâtre de Téhéran. Il écrit plusieurs scénarios et réalise en 2002 son premier film Danse dans la poussière.
Filmographie
2002 : Danse dans la poussière
2004 : La Belle vie
2006 : La fête du feu
2009 : A Propos d’Elly
PEDAR - Le Père (1996)
Réalisateur : Majid Majidi
Merolah, adolescent, est parti travailler à la ville pour subvenir aux besoins de sa mère et de ses sœurs, après la mort accidentelle de son père dont il se croit responsable. Avant de retourner au village, il fait quelques emplettes - des bijoux, des tissus, des robes de fillette - pour les offrir à sa famille. Mais son patron ne lui donne que la moitié de son salaire et de vagues promesses pour le reste de sa paie. Le voyage est long jusqu’au village, en car d’abord, puis en camion. La joie de Merolah qui court à travers les blés pour retrouver plus vite les siens est assombrie brutalement par la nouvelle que lui apprend son meilleur ami : sa mère s’est remariée avec le chef de la police locale. L’adolescent trouve la porte de la vieille maison familiale fermée sur une cour et une demeure vides. Profondément blessé d’être dépossédé de son rôle de soutien de famille, il refuse de vivre sous le toit que son beau-père et remet à neuf "sa" maison, avec l’aide de son copain, dans le secret espoir d’y voir revenir sa mère et les trois petites filles...
Majid Majidi
Majid Majidi est né à Téhéran en 1959. Il est d’abord comédien de théâtre puis de cinéma dans les premiers films de M. Makhmalbaf. En 1991, il tourne son premier film Baduk sélectionné à la quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes. Le Père est son deuxième long métrage. Il réalise à la fois des longs métrages de fiction, des courts-métrages et des documentaires.
Filmographie sélective
1992 : Baduk
1996 : Le père
1997 : Les enfants du ciel
1999 : La couleur du paradis
2001 : Baran
2005 : The willow Tree
2008 : Le Chant des moineaux
• Documentaire
BANOO-YE GOL-E SORKH - Lady of the Roses Mojtaba (2010)
Réalisateur : Mojtaba Mirtahmasb
Trois années après le décès de sa tendre épouse Shahindokht, morte dans un accident de voiture, Homayoun Sanati raconte comment lui, homme cultivé et raffiné, traducteur, l'un des pionniers de l'édition moderne en Iran, a décidé de s'aventurer dans un domaine totalement différent, celui de la culture des roses. Lui et sa femme ont commencé à faire pousser des roses et ont monté un petit atelier de fabrication d'essence de rose dans la région de Kerman, là où on cultivait les coquelicots. Il leur a fallu beaucoup d'obstination pour vaincre tous les obstacles auxquels ils ont été confrontés. Dans un premier temps, il a fallu convaincre les paysans, persuadés que l'opium était beaucoup plus rentable que les roses. Et puis Homayoun a été arrêté et mis en prison pendant 5 ans, accusé d'avoir fondé les éditions Franklin et d'avoir publié des livres pro-américains.Shahindokht s'est retrouvée seule pour mener à bien leur projet.
Mojtaba Mirtahmasb
Mojtaba Mirtahmasb est né en 1971 à Kerman. Il fait des études d’art à l’Université de Téhéran et tourne son premier film Banner en 1996. Très polyvalent, scénariste, photographe, monteur son, réalisateur, il a fait une vingtaine de courts-métrages et documentaires.
Israël
• Thématique : Familles d'Asie
SHIVA - Les 7 jours (2007)
Réalisateurs : Ronit & Shlomi Elkabetz
Israël, 1991. Toute la famille Ohaion pleure la disparition de l'un des siens. Fidèles à la tradition, les proches sont censés se réunir dans la maison du défunt et s'y recueillir pendant sept jours. Alors que chacun semble se plier à la coutume, la cohabitation devient de plus en plus pesante. Contraints de se supporter jour et nuit, frères et sœurs ne tardent pas à laisser l'amertume et les disputes prendre le pas sur le recueillement. L'atmosphère devient bientôt irrespirable et les vérités enfouies depuis longtemps remontent enfin à la surface...
"Nous avons voulu raconter l'histoire du point de vue de toute la famille, et non pas retracer le parcours d'un ou deux héros. Grâce à la famille, on acquiert les outils qui permettent d'affronter le monde et, jusqu'à la fin de nos jours, elle nous poursuit pour le meilleur et pour le pire... Je comprends la valeur traditionnelle attachée au deuil. Il y a quelque chose dans ce cérémonial qui rend hommage à l'homme. Cette tradition est aussi une forme d'hommage à nos racines. Nos racines nous donnent des forces. Ce désir d'évoquer cette tradition vient d'une nostalgie pour la famille, valeur qui tend à disparaître. » Ronit Elkabetz. Commander
Ronit & Shlomi Elkabetz
Ronit et Shlomi Elkabetz sont nés en Israël de parents d’origine marocaine. Ronit débute sa carrière d’actrice dans les années 1990. A 21 ans, Shlomi suit des cours d’art dramatique à New York. Il écrit plusieurs scénarios, coécrit et Prendre femme. C’est à nouveau ensemble qu’ils écrivent et réalisent Les 7 jours.
THE SYRIAN BRIDE - La Fiancée syrienne (2007)
Réalisateur : Eran Riklis
Le mariage de Mona est le jour le plus triste de sa vie.
C’est aujourd’hui que Mona, jeune fille d’origine druze, doit épouser une vedette de la télévision syrienne. Elle devrait être heureuse, mais elle sait qu’une fois entrée en Syrie, où l’attend son futur mari, elle ne pourra plus jamais revenir chez elle, dans son village du Golan, occupé par Israël depuis 1967 et qu’elle ne pourra plus revoir sa famille ...
Dispersés aux quatre coins du globe, ses proches se retrouvent dans ce petit village du bout du monde pour fêter l’événement et faire leurs adieux à la future mariée. Entourée des siens, et surtout de sa sœur aînée Amal, Mona se sent plus forte. Mais c’est sans compter sur l’absurdité de la bureaucratie qui oblige bientôt toute la famille à attendre indéfiniment au poste frontière, coincée quelque part entre Israël et la Syrie...
"Chaque cinéaste nourrit l’espoir que son film apportera un peu plus de compréhension, un peu plus de compassion, un peu plus de tolérance ou, en ce qui concerne le Proche Orient juste un peu plus de patience." Eran Riklis. Commander
Eran Riklis
Eran Riklis est né en 1954. Il travaille dans le cinéma depuis 1975. Diplômé de la National Film School de Beaconsfield en Angleterre, il signe son premier long métrage en 1984. Il tourne des longs métrages de fiction mais tourne également des téléfilms, des séries télé, des spots publicitaires, des courts- métrages et des documentaires. Il achève son dernier film Playoff.
Filmographie sélective
1984 : On a Clear Day you can see Damascus
1991 : Cup final
1999 : Vulcan Junction
2004 : La Fiancée syrienne
2008 : Les Citronniers
2010 : Le Voyage du directeur des ressources humaines
Japon
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
HARU TONO TABI - Haru’s Journey (2010)
Réalisateur : Kobayashi Masahiro
Tadao vit dans un village de pêcheurs, isolé, et a passé sa vie à pêcher le hareng du Pacifique. Il a pris sa retraite suite à une blessure à la jambe et vit seul avec sa petite-fille Haru depuis que sa fille unique s’est donné la mort. Haru travaillait comme nutritionniste dans une école élémentaire tout en prenant soin de son grand-père, mais elle a perdu son emploi lorsque l’école a fermé.
Un jour, Haru dit à Tadao qu’elle veut aller en ville pour y chercher un travail et qu’un de ses frères ou sœurs devra s’occuper de lui.
Tadao est en colère mais il n’a pas le choix. Ils se mettent alors en chemin pour rendre visite à des frères et sœurs qu’il n’a pas vus depuis longtemps. Leur voyage développe le thème de la réconciliation familiale : tous deux comprennent la difficulté de la vie et découvrent la valeur des relations humaines .
C’est un voyage au cours duquel Tadao repense à sa vie et Haru trouve un nouveau futur.
Kobayashi Masahiro
Kobayashi Masahiro est né en 1954. D’abord chanteur folk, il est ensuite scénariste. Il dirige son premier long métrage, Closing Time, en 1996. Il crée alors sa maison de production Monkey Town Productions et réalise quatre films sélectionnés à Cannes. En 1999 à Un Certain Regard : La Route des petits voyous, en 2000 à la Quinzaine des Réalisateurs : Koroshi, en 2001 à Un Certain Regard : L’homme qui marchait dans la neige sélectionné en compétition au FICA en 2002, Bashing en compétition officielle à Cannes en 2005. Pressentiment d’amour reçoit le Léopard d’or à Locarno en 2007. En 2009, il tourne Warkaranai Where are you ? et White Night. Il a été président du jury international du FICA en 2008.
• Documentaires
Japon-Singapour
Homeless in Japan (2010)
Réalisateur : K.M. Lo
Le Japon, le pays asiatique le plus riche, est entré dans une décennie de récession. Les compagnies sont forcées de se restructurer et de renvoyer des employés qui pensaient avoir un travail pour la vie. Ils deviennent des sans-abris et vivent sous des tentes bleues dans les jardins publics de Tokyo et Osaka. Peu à peu ils forment une communauté qui n’est jamais acceptée par la société mais ils sont différents des sans-abris des pays occidentaux.
Le réalisateur non-conformiste K.M.Lo a fait des recherches sur ce phénomène pendant des années. Il décide de faire un documentaire sur les sans-abris. La recette est simple : il vit avec eux, comme un sans-abri lui-même, pour ressentir leur vraie vie et filmer les gens dont il partage l’existence. Il est surpris que la condition des sans- abris au Japon soit en général bonne, avec assez de nourriture et des conditions de vie qui ne sont pas aussi mauvaises qu’il ne le pensait.
K.M. Lo
K.M. Lo est né en 1962 à Singapour. Il débute comme photographe de studio. Il travaille pendant 16 ans comme photographe de mode en Asie et fait de la formation dans de nombreux pays. En 2000, il s’installe au Cambodge et tourne en digital. Il crée le Camp Film Society, ONG qui a pour but d’aider les jeunes du Tiers Monde en leur donnant assistance et conseil en matière d’audio- visuel et de réalisation. son film, If God Will Send His Angels, était en compétition au FICA en 2005.
• Japanimation : hommage à Satoshi Kon
SAMÂ WÔZU - Summer Wars (2009)
Réalisateur : Mamoru Osada Bienvenue dans le monde de OZ : la plateforme communautaire d'internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des millions d'avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité. Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d'été au service de la maintenance d'OZ. A sa grande surprise, la jolie Natuski, la fille de ses rêves, lui propose de l'accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natsuki ne l'a invité que pour jouer le rôle du "futur fiancé" et faire bonne figure vis-à-vis de sa vénérable grand mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire.
Avec l'aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants... "Si aujourd'hui les gens du monde entier sont capables d'entrer en communication les uns avec les autres, pourquoi est-ce qu'ils ne seraient pas capables de s'unir contre une menace ? Je pense que c'est la première fois que, dans un film d'action, le héros est une famille". Commander
Mamoru Hosada
Mamoru Hosoda est né en 1967 à Toyama. Il entre à la Toei en 1991. Après avoir participé à la réalisation de séries télévisées, il réalise des longs métrages animés. Il quitte la Toei en 2005, est pressenti par Studio Ghibli pour Le Chateau ambulant. Il est un des réalisateurs d’animation les plus prisés.
Filmographie
1995 : Sailor Moon
1998 : Galaxy express 999
1999 : Digimon Adventure
2000 : Digimon
2003 : Superflat Monogram (cm)
2005 : One piece : Omatsuri Danshaku to Himitsu no Shima
2006 : La Traversée du Temps
2009 : Summer Wars
PAPRIKA (2006)
Réalisateur : Kon Satoshi
Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l'inconscient.
Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs.
Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l'inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l'apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s'aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s'est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Paprika découvre que l'assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu... Commander
Kon Satoshi
Kon Satoshi est né en 1963. Il commence sa carrière de dessinateur en 1985. Sa première BD Kaikisen est publiée en 1990. Il est alors remarqué par Otomo. Il écrit des scénari, prend en charge des lay-out et devient l’un des piliers de l’équipe Otomo. Il revient au manga, en publie deux. Il réalise en 1998 Perfect Blue. Il est immédiatement reconnu internationalement. Son deuxième film Tokyo Godfathers en 2003 est une réussite. En 2004, il réalise pour la télévision une série animée : Paranoia Agent. Il est décédé en août 2010 alors qu’il travaillait sur son dernier film The Dream Machine.
• Thématique : Familles d'Asie
HONÔ TO ONNA - Flamme et femme (1967)
Réalisateur : Yoshida Kiju
Shingo et Ritsuko ont un enfant, Takashi, âgé de 19 mois. Ils passent pour un couple heureux. Mais bientôt Ritsuko cherche à savoir qui est le vrai père de Takashi, né par insémination artificielle...
"Une famille sans enfant est comme un bateau sans voile qui n'avance pas. Et un bateau qui n'avance pas, n'est pas un bateau". K. Yoshida Réflexion sur la maternité et surtout sur la paternité, ce superbe film de Kiju Yoshida tourné dans des noirs et blancs somptueux pose la question du sens de la famille. Commander
Yoshida Kiju
Yoshida Kiju est né en 1933 à Fukui. Après des études de littérature française à l’Université de Tokyo, il est assistant réalisateur à la Shochiku. En 1960, il réalise son premier film Bon à rien et en 1961, il épouse l’actrice Mariko Okada et quitte la Shochiku. En 1962, il crée Gendai Eiga-sha, société de production indépendante. Il réalise une série d’émissions sur l’art. Il séjourne au Mexique de 1979 à 1982. Entre 1990 et 1995, il met en scène Madame Butterfly pour l’opéra de Lyon.
Filmographie sélective
1960 : Bon à rien
1962 : La source thermale d’Akitsu
1964 : Evasion du Japon
1965 : Histoire écrite par l’eau
1968 : Adieu lumière d’été
1969 : Eros + massacre
1970 : Purgatoire
1973 : Coup d’état
1986 : Promesse
1988 : Onimaru
2002 : Femmes en miroir
HIGANBANA - Fleurs d'équinoxe (1958)
Réalisateur : Ozu Yasujiro
Wataru Hirayama est cadre supérieur dans une entreprise. Homme vieillissant profondément attaché à une organisation traditionnelle de la famille et de la société, il se montre très réticent lorsqu'il apprend que sa fille Setsuko ne veut plus de son mariage arrangé et souhaite épouser un certain Masahiko Taniguchi, pour des raisons purement sentimentales et personnelles. Pourtant, Setsuko, soutenue par sa mère Kiyoko, tient tête à son père. Elle part même s'installer avec Masahiko. Wataru Hirayama, qui se veut "moderne" dans sa vie professionnelle, est influencé par ses amis. Il finit par céder après un banquet organisé par ses anciens camarades d'université et de régiment. Il assiste aux noces de sa fille, et va même jusqu'à rendre visite aux jeunes époux, oubliant son attachement profond aux traditions.
Yasujiro Ozu traite dans plusieurs de ses films du thème du mariage des enfants et leur départ du foyer. Ici, il s'intéresse plus particulièrement au père partagé entre le respect des traditions et la tentation de la nouveauté.
Ce film est le premier en couleur tourné par Ozu. Commander
Ozu Yasujiro
Ozu Yasujiro est né en 1903 à Tokyo. Très jeune, il se passionne pour le cinéma américain. Il met en scène ses premiers films muets en 1927. Il passe au cinéma parlant en 1934. Il est l’un des réalisateurs les plus célèbres du Japon. Il réalise 34 films muets et 20 parlants. Seuls 37 sont conservés aujourd’hui. Il décède en 1963.
Filmographie sélective
1927 : Le sabre de pénitence
1934 : Histoire d’herbes flottantes
1942 : Il était un père
1948 : Une poule dans le vent
1949 : Printemps tardif
1951 : Eté précoce
1952 : Le goût du riz au thé vert
1956 : Printemps précoce
1958 : Fleurs d’équinoxe
1959 : Bonjour
Herbes flottantes
1960 : Fin d’automne
1961 : Dernier caprice
1962 : Le goût du saké
IWASHIGUMO - Nuages d'été (1958)
Réalisateur : Naruse Mikio
Okawa, journaliste de Tokyo, enquête sur la vie des paysans à la suite d’une réforme agraire initiée par l'occupant américain qui institue l'égalité entre tous les enfants lors d'un héritage. Il fait la connaissance de Yae, veuve de guerre. Elle subit la tyrannie de sa belle-mère qu'elle héberge. Comme toute belle fille, elle n'aura de véritable reconnaissance que lorsque son fils se mariera.
Elle raconte à Okawa l'histoire de sa famille et entre autre celle de son frère Wasuké contraint de se marier trois fois. Il a beaucoup de soucis avec les enfants nés de ses trois unions. Premier film en couleur de Mikio Naruse, Nuages d'été est l'adaptation du roman Iwashigumo de la romancière Fumiko Hayashi. Il y dépeint à travers la vie d'une famille le milieu paysan à la fois attaché à la terre et attiré par la ville. Commander
Naruse Mikio
Naruse Mikio est né en 1905 à Tokyo dans une famille modeste. Il entre à l’âge de 15 ans comme accessoiriste à la Shochiku. 10 ans plus tard, il tourne son premier film Un couple de Chanbar. Il intègre les studios de la Toho et tourne Ma femme, soit comme une rose, premier film japonais distribué aux Etats-Unis. Il réalise près de 90 films et est l’un des réalisateurs japonais majeurs des années 50.
Filmographie sélective
1939 : Toute la famille travaille
1951 : Le Repas
1952 : L’Eclair
1954 : Le Grondement de la montagne Frère aîné, soeur cadette Chrysanthèmes tardifs
1955 : Nuages flottants
1964 : Tourments
1966 : Délit de fuite
1967 : Nuages épars
Kirghizistan
• Thématique : Familles d'Asie
MUZHCHINY BEZ ZHENSHCHIN - Hommes sans femmes (1981)
Réalisateur : Algimantas Vidugiris
Suite à un séisme dans les montagnes kirghizes, une ligne à haute tension a été détruite. Plusieurs régions à forte densité de population se retrouvent sans électricité. La vie industrielle s’arrête, les malades dans les hôpitaux sont en danger. Une équipe de dépanneurs tente de se rendre de toute urgence sur place affrontant de grands dangers à cause d’éboulements de terrain fréquents. Les conditions difficiles de ces sauveteurs, le danger qui pèse sur eux, les aident à mieux se comprendre. Ils évoquent leurs familles, leurs femmes, leurs enfants, ce qui est essentiel pour eux dans la vie.
Enfin arrivés à l’endroit de la panne, l’équipe de dépanneurs courageux mène à bien le travail qui leur a été confié.
Algimantas Vidugiris
Algimantas Vidugiris est né en 1936. Diplômé de la VGIK de Moscou, il est cameraman, documentariste, réalisateur de films de fiction, écrivain, publiciste et scientifique. Il est l’un des fondateurs du cinéma kirghiz. Il est mort en 2010.
Liban
• Documentaire
Warsheh (2010)
Réalisatrice : Lucile Garçon
Chaque année, au début du printemps, des bus descendent de la vallée de l’Euphrate en direction de la frontière libanaise. Trois années de sécheresse consécutives ont rendu hostile le cœur du Croissant fertile, et jeté sur les routes de nombreux Syriens n’ayant plus de quoi se nourrir. Des familles entières franchissent les monts de l’Anti-Liban. Les hommes se font embaucher dans le bâtiment, à Saïda ou à Beyrouth, les femmes et les enfants travaillent aux champs sous les ordres de contremaîtres et chefs qui prélèvent une commission sur leurs salaires. Certains de ces saisonniers ne rentrent plus chez eux l’hiver. Ils passent des années dans des tentes de fortune, construites de sacs à patates. Si de la fenêtre de la voiture, les touristes y voient le charme d’un nomadisme ancestral, le regard porté par la réalisatrice à l’intérieur du camp révèle une sorte d’archaïsme, moins romantique, mais caractéristique des champs modernes.
Lucile Garçon
Lucile Garçon est née en Normandie en 1987. Après des études d’agronomie et d’anthropologie à Paris, elle part au Liban en septembre 2009 avec une caméra. Parallèlement à différents travaux de recherche menés en collaboration avec l’université américaine de Beyrouth, elle écrit quelques articles de presse. Elle a réalisé deux courts- métrages, Le Temps des cerises et Un Hectare avant de tourner Warsheh au Liban.
Ouzbékistan
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
P.S. (2010)
Réalisateur : Elkin Tuychiev
Un réparateur de télévisions vit et travaille à la campagne. Sa vie est remplie de tâches quotidiennes : famille, travail, menues réparations à la maison. Il ne cesse de se disputer avec son frère cadet, car ce dernier enseigne en ville et ne veut pas se ranger. Un jour, le héros est frappé par la foudre. Il commence alors à voir le monde sous un jour nouveau, comme un immense mystère. Pour ne pas perdre l’esprit, il doit résoudre ce mystère.
“Ce que je voulais montrer dans le film, ce n’est pas tant l’Ouzbékistan réel que les mauvaises choses qui finissent par remonter à la surface si l’on ne fait pas attention à la manière dont on vit sa vie. Dans le film, il est question du mythe du Minotaure. Le frère cadet en parle, mais ce ne sont que des mots sans conséquences pour lui, alors que le frère aîné comprend ces mots avec le poids de son expérience et ils ont un sens bien réel pour lui. La spiritualité se perd dans la société contemporaine. Elle n’est plus qu’un supplément optionnel. Je pense que nous sommes tous en danger, si nous continuons à vivre ainsi.
Quelque chose d’affreux pourrait arriver. Et après de graves incidents, il y a toujours un post-scriptum. “
Elkin Tuychiev
Elkin Tuychiev est né en 1977. Il est diplômé de l'institut des Arts de Tashkent, puis des Cours supérieurs de réalisation de Moscou. En 1999, il met en scène au théâtre la nouvelle de A. Kadyri Blanche, blanche, la cigogne noire. En 2004, il co-réalise avec A. Chakhobiddinov La tulipe dans la neige qui est montré au Festival International de Cannes. Il a obtenu lamention spéciale du jury au FICA en 2007 pour son film La Source.
Filmographie
1999 : Aklan (Février)
2003 : Kardagy kyzgaldak (Tulipe dans la neige)
2004 : Zhetkinchek (Adolescent)
2006 : Chasma (La Source)
2008 : Sukunat (Silence)
Pakistan
• Documentaires
Pakistan-France
Le chemin de Yasmine (2010)
Réalisateur : Bruno Morandi
Sher Fakir est un vieux soufi musulman pakistanais. Il y a 10 ans, après qu’il ait prié sur la tombe des grands Saints pour que sa fille qui n’avait que des garçons donne naissance à une fille, Yasmine est née. Cette année, Yasmine est assez grande pour remercier les Saints, en particulier Shah Noorani, et commencer à comprendre ce monde mystique. C’est à travers les paysages arides de la chaîne de Kirthar et des montagnes du Balouchistan que nous suivons ce couple insolite lors d’un pèlerinage initiatique qui nous permet de pénétrer un monde soufi trop méconnu.
Bruno Morandi
Bruno Morandi est né en 1959 à Deauville. Il suit des études d’architecture et voyage au Népal et au Pakistan. En 1990, il devient photographe professionnel et réalise des reportages pour de nombreux magazines comme Le Figaro Magazine, Le Monde 2, Ulysse, Géo, Grands Reportages. Il publie de très beaux livres de photos. Le Chemin de Yasmine est son premier film documentaire.
Philippines
• Visages des Cinémas d’Asie contemporains
LIMBUNAN The Bridal Quarter (2010)
Réalisateur : Gutierrez II Mangansakan
Nous sommes en 1989. Le film saisit les gestes rituels des femmes d’une famille qui préparent le mariage d’Ayesah, âgée de 16 ans, avec un homme à qui elle a été fiancée et qu’elle connait à peine. Selon la tradition maguindanao, elle sera tenue à l’écart du public dans des appartements privés, les limbunan, où elle sera préparée, apprêtée et parée pour son mariage. Tandis que les préparatifs de son union sont en cours, Ayesah retrouve le professeur de son enfance, Maguid, qui revient au village comme milicien après une absence de 5 années, et qui réveille en Ayesah les souvenirs anciens d’une amourette d’enfance. Pendant l’isolement d’Ayesah, sa jeune sœur, la précoce Saripa, âgée de 8 ans, devient son regard sur le monde au-delà de sa chambre. Sa mère Amina garde son calme bien que son mari couche avec sa seconde épouse la moitié du temps, puisant un réconfort dans la croyance que son devoir religieux et familial est d’être une épouse obéissante. Farida, la tante d’Ayesah, doit s’assurer que sa nièce est prête pour le mariage. Mais le passé sombre de Farida défie la résolution d’Ayesah qui se retrouve face au choix entre l’amour et sa loyauté envers sa tradition et sa famille.
Gutierrez II Mangansakan
Gutierrez II Mangansakan est réalisateur, écrivain et conservateur du patrimoine de la Région Autonome du Mindanao, au sud des Philippines. Pionnier du cinéma moro, il a réalisé des courts-métrages documentaires et abordé le cinéma expérimental pour traiter des différents problèmes du conflit armé de son pays. Limbunan est son premier long-métrage de fiction.
• Thématique : Familles d'Asie
SERBIS - Service (2008)
Réalisateur : Brillante Mendoza
Au cœur d’Angeles, aux Philippines, la famille Pineda a élu domicile dans le vieux cinéma Family qu’elle exploite et qui projette des films érotiques des années 70. La matriarche Nanay Flor, sa fille Nayda, son beau-fils Lando et sa fille adoptive Jewel se partagent la caisse et la vente de confiserie. L’un de ses neveux, Alan, peint les affiches, et l’autre, Ronald, est projectionniste. Séparée de son mari, Nanay Flor a intenté contre lui un procès pour bigamie. Le jugement va enfin être rendu. C’est dans ce contexte que commence l’histoire. Alors que tous les personnages vaquent à leurs occupations quotidiennes, on découvre peu à peu leurs penchants, et les difficultés auxquelles ils se heurtent, qu’elles soient d’ordre relationnel, économique ou sexuel.
En prise avec leurs démons intérieurs, tous les membres de cette famille ferment les yeux sur le business qui fleurit au sein même du cinéma : celui de la prostitution.
"Ce n’est pas une coïncidence si la salle de cinéma s’appelle "family": la caméra filme l’évolution de cette famille, qui se désagrège, reflétant une société en pleine décadence". Brillante Mendoza. Commander
Brillante Mendoza
Brillante Mendoza est né en 1960 à San Fernando aux Philippines. Il étudie la publicité puis entame une carrière de décorateur pour le cinéma, la télévision, le théâtre et la publicité. Il est l’une des grandes figures du film publicitaire dans son pays. En 2005, il réalise son premier film Le Masseur. Tous ses films ont été sélectionnés et primés dans de très nombreux festivals internationaux.
Filmographie sélective
2005 : Le masseur
2006 : Manoro (d) Summer Heat
2007 : Slingshot
John John
2008 : Serbis
2009 : Kinatay
Lola
Singapour
• Thématique : Familles d'Asie
4:30 (2006)
Réalisateur : Royston Tan
Zhang Xiao Wu est un jeune garçon d'une dizaine d'années qui vit seul à Singapour. Il est livré à lui-même, abandonné par sa mère partie à Pékin et qui le contacte de temps en temps par téléphone. On ne sait rien de son père. Il mène ainsi une vie monotone et solitaire. Il ne parvient même pas à établir de contacts à l’école ni même à la clinique où il se rend pour des contrôles réguliers. Son seul réconfort se limite à un repas de nouilles instantanées. Un jour, cette routine est perturbée par l’arrivée de Jung, un Coréen de trente ans qui emménage en co-location dans l'appartement. Il travaille la nuit et se couche chaque matin à quatre heures trente. Le jeune garçon, malgré la barrière de la langue, va tenter de lier connaissance avec lui.
"L'existence de Xiao est celle de beaucoup de petits asiatiques. Là- bas, on vous force à grandir, à mûrir très jeune. Très vite, on donne aux enfants de l'argent et une clé et ils se débrouillent tout seul". Roystan Tan Comment grandir seul sans le soutien d’une famille. Commander
Royston Tan
Royston Tan est né en 1976 à Singapour. C’est l’un des jeunes réalisateurs asiatiques les plus prometteurs. Ses courts- métrages primés ont été réunis dans une rétrospective 0104. Son premier long métrage 15 a été primé dans de très nombreux festivals.
Filmographie sélective
2003 : 15
2006 : 4:30
2007 : 881
2008 : 12 lotus
Sri Lanka
• Thématique : Familles d'Asie
GAMPERALIYA (1965)
Réalisateur : Lester James Peries
Nanda, la fille cadette du chef de village, amoureuse de Piyal, l'instituteur, est donnée en mariage à Jinadasa, un homme que lui préfère ses parents car il est de leur rang social. Malgré ce mariage "arrangé", des liens affectifs se tissent entre le mari et la jeune épouse. Cependant, le déclin économique de la petite bourgeoisie rurale est tel que Jinadasa doit quitter le foyer pour tenter de faire fortune ailleurs. Piyal, rejeté parce que de rang inférieur, a réussi entre-temps en affaires. Après la mort de Jinadasa, il épouse Nanda. Mais le souvenir du premier mari vient les hanter tous les deux.
Une grande fresque familiale enracinée dans le Sri Lanka d’hier, qui se révèle universelle.
Un des films préférés de Satyajit Ray, restauré en 2008 par le laboratoire de UCLA Film &Television Archive (USA)
Lester James Peries
Lester James Peries est né en 1919 à Colombo (Sri Lanka). Après une éducation religieuse, il abandonne en 1938 ses études pour se lancer dans l’écriture et le journalisme. Il écrit des pièces de théâtre, est critique. De 1946 à 1952, il séjourne à Londres. A son retour à Ceylan, il travaille dans le cinéma et tourne en 1955 son premier long métrage La ligne du destin présenté au Festival de Cannes en 1957. Il a réalisé à ce jour 19 longs métrages.
Filmographie sélective
1956 : La ligne du destin
1965 : Changement au village
1966 : La Robe jaune safran
1970 : Le Trésor
1980 : Le Village dans la jungle
1982 : Au Temps de Kali
1983 : La fin d’une époque
2003 : Le Domaine
2006 : Elegy for a mother
Thaïlande
• Documentaire
Thaïlande-France
Praï Chang (2010)
Réalisateurs : Marie Gaumy & Michaël Lhaureux
Dans un hôpital pour éléphants en Thaïlande, hommes et bêtes se côtoient durant de longs mois, les destins s’imbriquant. L’hôpital est un lieu d’attente où le temps est suspendu, partagé entre les soins aux bêtes et les confidences des soigneurs. Bien plus qu’un simple compte rendu quotidien, il s’agit de la chronique de la lente disparition des activités du sanctuaire, d’un Éden moribond. Les corps malades des éléphants, les visages et les corps bruts de leurs gardiens, les histoires ancestrales : tout semble en suspens, pour le peu de temps qui reste.
Marie Gaumy
Marie Gaumy est née en 1975 à Rouen. Elle suit des études de lettres modernes à Paris et de réalisation en Belgique. Elle réalise des films documentaires depuis 2001.
Michaël Lheureux
Michaël Lheureux est né en 1970. Il fait ses études de cinéma à l’Institut Louis Lumière. Il réalise Papy- Mamie puis participe à une collection de portraits de chorégraphes. Ils ont collaboré sur trois films Convives en 2002, Kathleem et Martha en 2007 et Praï Chang.
Turquie
• Thématique : Familles d'Asie
BAL - Miel (2010)
Réalisateur : Semih Kaplanoglu
Yusuf a six ans. Il vit avec ses parents dans un village isolé d’Anatolie et va depuis peu à l'école primaire, où il apprend à lire et à écrire.
Pour le petit garçon, la forêt environnante est un lieu de mystères et d'aventures où il aime accompagner Yakup, son père apiculteur. Il le regarde avec admiration installer ses ruches et récolter le miel à la cime des arbres.
C’est aussi un enfant timide qui a des problèmes d'élocution. A l'école, il n'est pas capable de réciter sa leçon même s'il l'a apprise.
Et puis, les abeilles se faisant de plus en plus rares, c'est toute l'existence de la famille qui est en jeu. Yakup doit s'enfoncer davantage dans la forêt. Yusuf cesse alors de parler. Sa mère Zehra, qui travaille dans une plantation de thé, souffre beaucoup du mutisme de son fils. Yakup tarde à revenir et le monde se retrouve soudain plein de son absence. Une analyse remarquable des rapports père-fils, mère- enfant. Commander
Semih Kaplanoglu
Semih Kaplanoglu est né à Izmir en 1963. Diplômé de l’université d’Izmir en 1984, il est d’abord critique d’art et de cinéma. En 2000, il réalise son premier long métrage de fiction, Chacun chez soi, en compétition au FICA de Vesoul. Les films de la Trilogie de Yusuf sont sélectionnés à Cannes, Venise et Berlin.
Filmographie
2000 : Chacun chez soi
2004 : La Chute de l’ange
2007 : Oeuf
2008 : Lait
2010 : Miel
ANDORA'NIN KUTUSU - La Boite de Pandore (2008)
Réalisateur : Yesim Ustaoglu
Istanbul. Trois frères et sœurs d’une quarantaine d’années reçoivent un coup de fil leur annonçant la disparition de leur mère qui vit dans un village, au nord-est de la Turquie.
Nesrin, l'aînée est mariée et tente de renouer le contact avec son fils Murat. Guzin, plus jeune est journaliste ; elle fréquente des hommes qui déplaisent à son aînée. Mehmet est un marginal asocial.
Ils partent à la recherche de leur mère aux alentours du petit village où ils ont grandi, mettant momentanément de côté leurs différents.
Ils finissent par la retrouver inconsciente dans la forêt. Quand elle revient à elle, ils réalisent qu'elle n'est plus capable de vivre seule et décident de la ramener avec eux à Istanbul. Rapidement, cette nouvelle cohabitation fait ressurgir des tensions et des non-dits longtemps enfouis. Ils sont forcés de réfléchir sur leurs propres échecs en même temps qu’ils découvrent l’univers de la maladie de leur mère (Alzheimer) et ce qu’il révèle. Murat va tisser des liens avec cette grand-mère incapable même de se souvenir de son nom.
Yesim Ustaoglu
Yesim Ustaoglu est née en 1960 à Kars (Turquie). Après des études d’architecture à l’Université d’Istanbul, elle est reporter indépendante. Elle réalise quatre courts-métrages avant de tourner, en 1994, son premier long métrage de fiction La Trace. Ses films suivants sont sélectionnés et primés dans de nombreux festivals internationaux.
Filmographie
1984 : To catch a moment (cm)
1987 : Big Fantasy (cm)
1990 : Duet (cm)
1992 : Hotel (cm)
1994 : La Trace
1999 : Aller vers le soleil
2003 : En attendant les nuages
2004 : Life on their Shoulders
2008 : La Boite de Pandore
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